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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 13:00

De grandes entreprises européennes, telles qu'Airbus, veulent faire face aux exigences des acheteurs des grands pays dits émergents en incluant dans les marchés des clauses de transfert de technologie.
A mon avis, si la transmission du savoir-faire est accompagnée de réciprocités négociées, et de la mise en place d'une régulation planétaire, elle va dans le sens du progrès collectif et partagé.
Nous y gagnerons alors tous, même si quelques parasites bipassent le circuit pour pomper quelques avantages dérivés.  La mondialisation qui-fait-peur pourrait-elle se transformer en  mondialisation qui-fait-espoir ?
__________

<Ouverture parenthèse>


Le savoir-faire acquis par les cultures technologiques occidentales doit de fait beaucoup au Japon, à la Chine, à l'Inde,  et au moyen-orient méditerranéen, à travers les informations transmises par une "invasion arabe des années mille" et un "post moyen-âge" injustement épinglés comme de prétendues époques de régression technique et culturelle.
Sans ces transferts opérés lors du précédent millénaire, l'Europe serait très possiblement  restée une péninsule peuplée d'une main d'œuvre bon marché intellectuellement dépendante des cultures moyenne et extrême  orientales.
La dissolution de la civilisation gréco-romaine dans le déclin maffieux de l'Empire péri-méditerranéen  avait en effet laissé le champ libre aux influences venues de l'Est, du Grand Est...

<Fermeture parenthèse>
__________

Mais si cette transmission de savoir-faire ne vise qu'à optimiser les bénéfices à court terme de quelques uns, en bradant le patrimoine intellectuel et industriel, elle relève de l'abus de bien social.
Ce type de transmission de savoir-faire doit donc à mon avis, si tel est le cas,  être alors contrecarré par toutes les voies légales et, si besoin, par des actions légitimes de résistance civile.
 
Je crains que nous ayons en fait trop souvent à lutter contre la seconde voie ici citée. Avec d'ailleurs peu de moyens efficaces. Le citoyen de base se rue à chariot ouvert sur les produits à bas coûts tout en dénonçant les délocalisations, et pleure quand le rendement théorique de son modeste portefeuille baisse de 5 % en quelques jours, sans s'intéresser aux risques inhérents au soutien à l'évolution à long terme des entreprises dont il se trouve actionnaire de fait.
Les cadres aussi...Et les dirigeants d'entreprise plus encore, qui les y incitent dans leurs choix budgétaires, choix qui en fait ne leur appartiennent que très minoritairement.

Ca veut dire quoi, restaurer la rentabilité d'Airbus ? Sans la dette cumulée avec patience par la S N C F depuis une trentaine d'année, dette transférée par souci de clarté, mais seulement transférée, à R F F, il n'y aurait probalement pas aujourd'hui  de tégévé en Europe occidentale...
Il en est des dettes comme du cholésterol : coexistent le bon et le mauvais :
-Les bonnes dettes se nomment investissement à long terme : éducation, recherche fondamentale et appliquée, formation, renforcement du tissus social... .
-Les mauvaises dettes se nomment dépenses courantes engendrées par le train de vie de l'institution ( dépenses dont le corps social profite, très inégalement d'ailleurs, ce qui renforce injustices et précarités) , et même parfois remboursement des emprunts intercalaires destinés à rembourser les interêts des emprunts en cours...

Ne penser que rentabilité à cinq ans pour des systèmes de transport - les échanges de biens, plus encore que la mobilité des personnes, sont un des piliers du co-développement, et même une condition incontournable posée pour la survie de l'humanité - utilisant des matériels et des infrastructures dont le cycle de conception-fabrication est d'au moins dix à quinze ans et la durée de vie de plus de trente à quarante ans, est-ce bien raisonnable ?

Déguiser cette recherche d'amélioration de la profitabilité sous la nécessité de se donner les moyens d'assumer un changement technologique et de passer de l'emploi des alliages légers à celui des matériaux composites intégrant les fibres de carbone, comme notre actuel ministre de l'économie, des finances et de l'industrie (Que vient faire ici l'industrie, d'ailleurs ? Quelles est la logique qui préside à ce rapprochement ? l'économie nationale n'a-t-elle comme composante que l'industrie ?) a tenté de le faire lors d'une récente émission télévisée revient à prendre le téléspectateur ( dans téléspectateur il y a spectateur...) pour un ignorant passif.
D'autant plus que certains matériaux, tels le super-verre - GLAssREinforced, in english -, d'ailleurs figurant dans la nomenclature de l'Airbus A 380,  marient métal et céramique ou métal et fibre de verre...et qu'il s'agit bien de maîtriser une technologie elle-même...composite, et impliquant la pratique du travail des alliages légers...et des fromages de hollande ( allusion aux sites de production actuelle ).

Il est légitime de penser que développer une technologie dans le domaine applicatif, et non plus spéculatif, tout en conservant les savoir-faire requis pour continuer en parallèle avec la précédente, implique a priori la conservation des moyens, et surtout des gens qui savent, et non de planifier le départ volontaire de quelques milliers de techniciens, accompagné de la suppression d'autant de recrutements de remplacement pour compenser les fins de carrière...

Si le fond du problème est, comme je l'ai aussi entendu, qu'il y a un président ou un directeur général "en trop" pour une bonne gouvernance, alors il suffit d'une seule suppression de poste pour apporter remède au dysfonctionnement.
J'imagine les titres de la presse : drame social chez EADS ; un licenciement...(1).

Nous sommes témoins de mises en perspective économique et de décisions politiques sémantiquement incohérentes, socialement aliénantes, défis à l'intelligence.

(1) Note
Je sais, en novembre 1970, L' hebdo Hara-Kiri, journal pas bête mais un peu méchant, avait titré Bal tragique à Colombey ; un mort... et par concidence de calendriers son interdiction avait suivi. Je ne fais que reproduire un schéma mental  de dérision décapante.

Crédits :
Merci, un peu au photographe qui a appuyé sur le déclencheur, mais surtout aux milliers d'ingénieurs, techniciens, ouvriers , bref, aux travailleurs tant intellectuels que manuels qui ont œuvré à la réalisation de l'aéronef   ici  représenté...

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Published by Adamantane - dans Systémique
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commentaires

patrick hubert 07/03/2007 20:04

Avons nous attelé la charrue avant les boeufs? Fait avant de le savoir?
Il serait bon de remémorer le principe fondateur de la communauté: l'entraide.