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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:56

http://www.adamantane.net/illustrations/escher_chouette/Je découvre ce mot dans l'exorde d'une conférence - intitulée L'Occulte Catholique - prononcée aux alentours de 1913 par le Docteur Alta, prêtre, alias Calixte Mélinge, curé de Morigny. Dix de ces conférences ont été réunies en un volume, publié sous le titre Le Christianisme Césarien, par la Bibliothèque Universelle Beaudelot, 36 rue du Bac à Paris.

L'auteur le pêche dans une citation d'Emile Littré, qu'il étiquette comme grand philosophe positiviste : Il faut le confesser, et il faut que cette cconfession influe sur notre mode de pensée, notre ignorance est infinie quant à l'espace et quant au temps. J'accepte, pour ma part, les grandes leçons qui émanent de l'incognoscible.


Il y a plus de cinquante ans, la lecture de Le caporal épinglé m'avait fait découvrir lr mot immarcescible...et son souvenir dans ma mémoire ne peut se flétrir. Question existentielle pour l'incognoscible : être ou ne pas être immarcescible ?

 

Il est amusant de constater que le Littré mis en ligne par Reverso avoue ne pas avoir de citation à afficher pour illustrer le mot incognoscible ! Littré ne connait pas Littré

 

Maurice Maeterlinck l'utilise dans Le Grand Secret -  ça, je l'ai lu dans le texte : Chapitre L'Inde, section IX  - et Joris-Karl Huysmans dans le tome 1 de En Route -j'ai lu le tome 1, moi aussi, mais ne me souviens pas de ce mot ...-  à propos de la troisème personne de la Trinité. Deux symbolistes...

 

Crédits  Merci à :

- Maurits Cornelis Escher, pour cette interprétation de l'oiseau Minerve, dont les yeux ont vu l'incognoscible

- Médéric Beaudelot, éditeur, fervent d'Allan Kardec et de Léon Denis, qui recevait - selon Max Camis à qui j'emprunte ces détails - en un rez-de-chaussée exigu et noir de la rue du Bac dénommé librairie, jouxtant une salle qui devint le centre des réunions de la  loge martiniste le Sphinx .

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Published by Adamantane - dans Nouvelles des arts
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 15:33

Lochaquerie-2.jpgLa requinerie est au requin ce que l'escroquerie est à l'escroc. Encore qu'entre les crocs du requin et l'escroc aiglefin,  il y ait parentée étroite et similitudes affligeantes.

 

Le poète Emmanuel Lochac m'ayant été proposé par le poète Jacques Arnold comme objet de lecture et sujet d'étude, il y a de cela vingt ans sinon plus; j'ai mis sur quelques sites un avis de recherche, désireux d'être averti de la disponiblilté d'ouvrages à propos de Lochac, voire de Lochac, qui auraient échappé à ma vigilante et encyclopédique attention.

C'est ainsi que j'appris récemment, par alerte interposée, la parution d'un ouvrage inconnu de ma bibliothèque.

 

Le libraire en ligne Amazon.com publiait en effet  l'annonce suivante :

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EMMANUEL LOCHAC [Paperback]
FREDERIC P. VANDOME, AGNES F. MCBREWSTER, JOHN MILLER (Author) [1]
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Available from these sellers.
8 new from $42.52 1 used from $38.53
Product Details

    * Paperback: 70 pages
    * Publisher: ALPHASCRIPT PUBLISHING (2010)
    * Language: French
    * ISBN-10: 6132818081
    * ISBN-13: 978-6132818089
    * Shipping Weight: 4 ounces

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Que croyez-vous que contient cet ouvrage, et quels inédits ont collecté les auteurs déclarés de cette publication vendue $ 42 , soit 30 € ?

Eh bien cela mérite d'être su.

 

D'une part, sur les 66 pages de cet opuscule, il y a très exactement 2,5 pages, soit 4% de l'ensemble, effectivement consacrées à Emmanuel Lochac. En revanche, 31 pages, soit sensiblement la moitié du contenu, sont relatives à...la ville de Nice. Pourquoi : eh bien parce qu'Emmanuel Lochac est mort à Nice.De manière un peu fortuite d'ailleurs.

Mais ceci n'est rien.

La suite est encore plus stupéfiante.

En effet, les 2,5 pages au sujet d'Emmanuel Lochac sont mot pour mot celles que j'ai rédigées pour la partie anthologique de mon portail, et que j'ai publiées sur Wikipédia.

A noter que pour ne pas faire de jaloux, les autres pages du prétendu livre des prétendus auteurs Vandome, McBrewster, et Miller, y compris le morceau de résistance sur la ville de Nice, sont elles aussi recopiées de Wikipédia. Il y a aussi une reprise des notices consacrées à Han Ryner, Jean Royère, ainsi qu'au monostique (ou mieux monostiche ) -dans laquelle j'ai pas mal trempé...-

 

L'illustration de couverture, elle aussi, attire subtilement l'attention sur une promese non tenue. Ce gros livre, ainsi présenté, n'évoque-t-il pas les recherches laborieuses, les documents rares, les fonds de bibliothèque de province ? Mensonge supplémentaire.

 

Ah, l'origine du chapardage est mentionnée. Rien à redire en matière de citation des sources. Cela occupe plusieurs pages du pseudo-livre.

 

Qu'est-ce qui peut pousser trois personnes à recopier, sans aucune valeur ajoutée, sans vergogne, sans la moindre fierté, des textes qui sont d'accès public sur internet sous une licence de type type GNU freedocumentation ?

Eh bien l'appat du gain, peut-être ? Car vendre 30 € une plaquette d'une cinquantaine de pages est en apparence réaliser une bonne opération commerciale.Surtout si elle n'est produite qu'à mesure que des commandes arrivent : pas de stock, rien que des frais variables.

Ou encore le plaisir un peu vain d'être repéré comme auteur par des moteurs de recherche ? A ce jour, cette publication récente mérite, rien que sur gougeule, une cinquantaine de mentions...

 

Ce détournement a été repéré, comme je viens seulement de m'en apercevoir, par la Fondation Wikimedia dès juin 2009. Le pillage à des fins lucratives des articles de Wikipédia semble être l'activité principale de nos trois pieds nickelés. Ils auraient crassussé et mis en vente des milliers d'articles...

 

Je sais bien que l'actualité géopolitique et humaine propose ce jeudi 17 mars 2011 d'autres motifs d'indignation plus consistants que cette requinerie. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas dénoncer ces combines de rats, ces pignouferies littéraires, ces abus de confiance cyniques - je parle de cynisme car l'argument de vente de ces fascicules, imprimé blanc sur vert en page I de couverture, est High quality | Content by Wikipedia articles .

 

 

 

[1] Dans d'autres ouvrages de la même collection, les auteurs désignés sont.... Agnes F. Vandome et John McBrewster...Seraient-ils à ce point tous trois interchangeables

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 12:06

http://www.adamantane.net/auteurs_edites/jean_marc_couve_battu/Jean-Marc Couvé est un ami.  Nous ne sommes pas toujours d'accord sur tout, car tous deux nous écrivons, et chacun de nous deux a son style, ses sujets, ses soucis : la discussion - la disputatio - éventuelle reste professionnelle, et n'entame pas la confiance...

Un de nos points communs : jouer avec les mots. Jean-Marc a par rapport à moi une expérience supplémentaire : avoir été le jouet des maux. Il exorcise, attitude paradoxale de la part d'un grand pourfendeur de rituels catholico- pompeux, dont l'ironie voltairienne sait explorer avec une élégante légèreté langagière les méandres de l'inconscient  le plus lourd de silences bien assénés.

Un autre de nos points communs : un amour assez marqué pour la liberté, la libre liberté libertaire libératrice, même si chacun de nous a sa manière à lui de lui déclarer sa flamme.

 

Il a publié en ce mois de juin, dans la collection folie douce de La lucarne ovale, un livre au titre sans équivoque :  Battu, qui, comme il le dit presque lui-même,  traite bien de l'enfance mal traitée. Et s'il faut vous faire un dessin, il y a ceux de Danielle Le Bricquir.


Battu, ISBN 26914648-02-2, est en vente dans toutes les bonnes librairies et chez l'auteur : si vous souhaitez en commander un exemplaire, il vous suffit d'adresser un chèque de 10 € 50 (port inclus...celui du livre, pas du chèque) à l'ordre de Jean-Marc Couvé et à son adresse, 12 chemin de la colline, 76 200, Dieppe...

 

Le dieppois Jean-Marc Couvé honorera de sa présence, le mercredi 27 octobre, entre 18 h et 20 h, les parisiens, en venant  signer son ouvrage à la Librairie Livre à vous, 111 rue du théâtre. C'est dans le 15° arrondissement, et les métros les plus proches sont Commerce et Emile Zola.

 

Merci à Cathy Garcia , la préfacière de Contours, détours, et coule heur rouge, autre ouvrage de Jean-Marc Couvé, pour en avoir parlé, elle aussi, ainsi qu'à Patricia Laranco pour avoir annoncé cet événement sur son blogue.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:33

 

 

Le 11 octobre, j'ai reçu de la CGPME le tract-message ici reproduit à l'identique.

 

Le 12 octobre 2010, la France fonctionnera à nouveau au ralenti. Les salariés du secteur privé, les plus concernés par l'inéluctable réforme des retraites, seront une fois de plus pénalisés. Les cheminots et les agents de la RATP notamment, "lutteront" contre un texte qui ne concerne pas les sacro-saints régimes spéciaux leur garantissant, on se demande bien pourquoi, un traitement de faveur.

D'ores et déjà, on peut annoncer "l'extraordinaire mobilisation" qui, comme de bien entendu, dépassera les 3 millions de personnes, selon les syndicats et approchera le million selon la police.

Au nom des autres millions de personnes bien réelles celles-là, qui chercheront le 12 octobre à travailler pour gagner leur vie et celle de leur famille, au nom de cette majorité silencieuse consciente de la nécessité de tenir compte de la réalité démogra phique, la CGPME dépose un préavis de ras-le-bol.

Et celui-là, pas besoin de se fatiguer pour savoir qu'il concernera, issues des secteurs public et privé, beaucoup plus de 3 millions de personnes.
Le gouvernement ferait bien de ne pas l'oublier plutôt que de multiplier les concessions qui risquent de transformer une réforme ... en réformette.

 

 

J'ai beaucoup d'estime pour les PME, et travaille par ailleurs à restaurer leur image auprès, en particulier, des jeunes ingénieurs qui sortent de nos Grandes Ecoles. Estime un peu altérée par moment par les  injustes conséquences de la mauvaise gouvernance humaine de quelques unes d'entre elles sur l'image globale du secteur.

 

J'ai beaucoup d'estime pour les syndicats, qu'ils soient ouvriers (encore que cette dénomination un peu désuète pourrait être susbtitué syndicats employés...Il est vrai que tous les employés sont salariés pour oeuvrer, donc être ouvriers au sens plein du mot...) ou professionnels ou même patronaux. Estime qui serait sans réserves si l'action syndicale éliminait plus vigoureusement de ses rangs les quelques profiteurs et  planqués qui ternissent sa réputation.

 

J'ai beaucoup d'estime pour l'art du tract, m'atant moi-même à de nombreuses reprises compromis dans cette activité ronéotative et langagière du temps de ma jeunesse...Et que sont certains billets de blogue sinon des tracts dématérialisés ? Estime qui serait sans nuances si quelques esprits tordus ne dévoyaient pas cet art en en produisant des textes dont la malveillance semble la principale raison d'être.

 

Ayant  trouvé que cet appel, glissé dans ma boite à courriels, méritait réponse, je me suis fendu d'un courrier en retour.

 

Arithmétiquement parlant, le principe de la retraite par répartition ne peut plus être viable à terme, sauf à réduire de manière importante le salaire avant impôt des actifs, après prélèvement des diverses charges alimentant entre autres les institutions de prévoyance.
Certains prélèvements sur les fonds des caisses de retraite complémentaires et des caisses dites des cadres ont déjà contribué, et contribuent encore aux ressources de la CNAV, mais de nouvelles ponctions seraient contreproductives.
Une réforme du dispositif est donc bien entendu nécessaire.
Y compris une évolution des les seuils liés à l'âge.

La solution proposée par le gouvernement actuel a pour inconvénient majeur de confondre répartition alimentée par les revenus et répartition alimentée par les salaires. Sans compter les petites - petites statistiquement, mais grandes pour celles et ceux qui en seront victimes - injustices annexes qui elles auraient pu faire l'objet d'évaluation et de rectifications.
Par ailleurs, elle ne mettra pas fin à l'atroce usage social, qui - je parle d'expérience, en ayant vu pas mal dans ma vie dans ce cas - , dans les PME encore plus que dans les grandes, beaucoup plus que dans les grandes, faute de contre-pouvoirs et de solidarité interne, veut que la seule personne qui ne soit pas vers la cinquantaine perçue comme un boulet à trainer, un has been inapte et rétrograde, soit le patron de l'entreprise (ou ses proches parents et alliés)...Les autres se trouvent poussées vers la sortie, par tous moyens pas trop illégaux, mais efficaces, environ dix ans avant l'âge dit du départ en retraite à taux plein. Et ensuite, les portes leurs sont fermées, sauf déclassement ou usage systématique par des dirigeants bien avocatés des divers effets d'aubaine de la législation sociale.

Cadre dirigeant et entrepreneur retraité, je me sens solidaire du mouvement de protestation qui se manifeste en ce moment.
De même que j'ai lutté à l'époque contre le CPE, et autres idées géniales proposées en loi par des personnes, ministres comme technocrates et parlementaires, qui dans leur grande majorité "n'ont pas de problème de retraite" ni de revenus.
Mon article est encore en ligne.
Je suis bien d'accord sur le fait que certaines entreprises à statut ont pour salariés des travailleurs échappant au régime général. Toutefois il convient de prendre en compte ce qu'a été, est ou sera leur pouvoir d'achat global, années dites actives et années dites inactives cumulées, avant de leur dénier le droit à une manifestation de solidarité. Par ailleurs, je ne m'opposerai pas du tout à la disparition progressive de ces exceptions, qui avaient un sens lors de leur mise en place, mais l'on perdu aujourd'hui.

Si les salariés du privé, dont les entreprises, vu leur taille, ont souvent peu de cohésion syndicale, voire sont dans l'impossibilité légale très étrange de s'en donner les moyens, traitent dans la grande majorité des cas leurs collaborateurs sans grand ménagement ni reconnaissance, voulaient prendre seuls l'initiative de protester par la grève, il savent quelles en seraient les conséquences sur leur vie quotidienne, leurs conditions de travail et leur emploi.
Ils  ne bénéficient pas, en matière de retraite, des possibilités offertes par une lecture intelligente de l'article 83...


Il y a donc une certaine forme d'hypocrisie démagogique dans un communiqué qui, s'appuyant sur les pratiques contraintes des salariés structurellement otages dans la majorité des  PME, dénonce comme un crime économique  une grève qui semble avoir des fondements raisonnables. Et un assez franc soutien des citoyens.  Le gouvernement Sarkozy  se montre assez buté et méprisant pour mériter pareille épreuve. Il est donc possible de voir en cette grêve, comme le suggère avec intelligence  votre titre en forme de slogan , un"avis de ras-le bol".

Comme consultant, j'ai formé des cadres d'entreprise au décodage des tracts syndicaux.A distinguer les malveillants de ceux qui reflètent un authentique appel à la justice. Comment confondre légalité et légitimité, choisir entre les faits ceux qui peuvent être interprétés dans le sens de sa lutte, utiliser la peur comme véhicule d'une manière de voir non argumentée, émettre des allusions déclenchant l'adhésion en stimulant les préjugés...Votre communiqué est un excellent exemple pratique de cette manière de tordre l'information. Et sur le plan de la rhétorique de classe, je vous  félicite pour cette magistrale mise en œuvre des principes de base de la "communication malveillante".

Ceci dit, vous êtes libre de vous exprimer en ces termes. Mais ne pensez pas obtenir une adhésion massive de tous vos lecteurs. Il en est qui connaissent le truc, comme on dit familièrement.

Bien cordialement.
JPD.

 

Je n'attendais pas bien entendu de réponse. D'ailleurs, si j'étais conseiller de la CGPME, j'aurais recommandé de n'en point faire.

La CGPME a le droit de défendre ses intérêts. Mais elle se trompe peut-être d'adversaire. Qui leur causera à long terme le plus grand tort ? Le corps social, qui proteste contre une réforme bâclée, conduite avec dédain par des politiques pas toujours très propres sur eux, ou l'institution Etat, qui a refusé de comparer de manière transparente des solutions variantes, et se prévaut d'une majorité parlementaire élue sur la base de promesses non tenues et d'ailleurs intenables ?

Question subsidiaire : comment est calculée la retraite de nos honorables parlementaires ? Il est vrai que, professionnellement parlant, ils mériteraient d'accéder à la catégorie des métiers pénibles, tenus qu'ils sont, pour la plupart, à supporter l'écartèlement permanent entre les manières du pouvoir et la considération due à leurs électeurs.

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 15:50

 

http://www.adamantane.net/illustrations/camember_christophe/Comment faire du neuf avec du vieux ? Christophe avait déjà évoqué, dans les années 1890, cette délicate question. Voir à ce sujet  l'épisode "Camember à la recherche d'une position sociale", page 16, case 2, dans l'édition Armand Colin de 1931 de Les facéties du sapeur Camember.

 

Il y a une quarantaine d'années, le notion de tableau de bord s'insinuait dans la mentalité de certains dirigeants d'entreprises françaises. J'ai d'ailleurs eu d'ailleurs l'occasion, en 1972, de rédiger à ce sujet une monographie, puis dans les années 1980, de monter des sessions de formation sur le même thème, à l'usage en particulier de l'Aérospatiale. Sans compter l'introduction effective du dispositif dans les entreprises où j'ai sévi, dont par exemple Cofiroute où pas mal de mes collaborateurs ont souffert pour mettre en application la redoutable IP 04 - autrement dit la procédure interne définissant  la formule, la posologie et les précautions d'emploi du tableau de bord de mon Département.

 

Les choses ont changé. Le plat et vulgaire tableau de bord a cédé la place à la merveilleuse cartographie décisionnelle, dont il est une des composantes, avec l'énigmatique géomarketing et surtout le très distingué structuralisme informationnel. Et pour achever de sérioriser le concept, le webmapping condense dans son essence anglomorphe toute la niousité artificielle de ce processus de construction des illustrations à valeur ajoutée.

 

Un brillant jeune homme a réaffirmé que Le recours à la métaphore cartographique confirme toutes ses promesses pour la compréhension d'un monde de plus en plus complexe. Rien à ajouter, Napoléon Bonaparte déjà assurait que Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours, et pourtant il savait aussi discourir...

 

Ayant été de tout temps très intéressé par la complémentarité entre image et texte, je ne boude pas mon plaisir. Je m'étonne seulement qu'il faille cet habillage verbal un peu incongru pour que des techniques déjà connues soirent prises en compte comme si elle étaient de fulgurantes innovations célestes transperçant le couvercle épais qui calfeutre nos imaginations enfumées.

 

Et n'oublions pas Jacques Bertin, et sa sémiologie graphiqe. Un précurseur tout de même. Son opus princeps, du moins l'édition qui orne ma proche bibliothèque - ce qui veut dire que ce livre est à très exactement 1,40 m de mon clavier quand j'écris - date de 1967. A noter qu'il y cite dès la page de garde ses seize collaborateurs, et dans l'introduction rend hommage à ses précurseurs, dont Emmanuel de MartonneFernand Braudel, Abraham Moles et autres Maximilien Vox.

 

A l'époque, nous faisions nos schémas et illustrations à la main, avec compas, tire-ligne, balustre à pompe, équerre, rapidograph rotring, et autres outils nous permettant d'accoucher de nos graphiques, de lécher nos crobars, de toucher les papiers,  de sentir sécher les encres, de créer nos nuances de lavis.


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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 14:18

http://www.adamantane.net/illustrations/symboles_et_signes_et_logos/logo_wikipedia_2010/Il y a eu Les cinq cents millions de la Bégum. Un ouvrage un peu manichéen du camarade Jules Verne. Mais il s'agissait de francs-or, et il y en avait plutôt cinq cent vingt-cinq, si ma mémoire est bonne, et non d'articles.

Dans la galaxie Wikipédia, trois projets linguisitiques se distinguent en ce moment des autres par le nombre d'articles mis en ligne. Cet indicateur ne permet pas, bien sûr, de donner une image globale de la qualité  - au sens : le lecteur y trouve réponse  authentifiable à sa question - des versions. Mais tout de même propose-t-il une information sur l'activité des créateurs, développeurs  et entreteneurs d'articles.

 

Quel est le podium - en mettant de côté le fait que les projets n'ont pas tous pris le départ en même temps -  ? En valeurs arrondies, le site de WikiMedia annonce :

♦ Version or, l'anglaise : 3 425 000 articles

♦ Version argent, l'allemande : 1 125 000 articles

♦ Version bronze, la française : 1 005 000 articles

 

Il y aurait à peu près - les chiffres varient de manière assez importante selon les sources - en ce bas monde 375 millions d'humains dont la langue principale serait l'anglais, 135  le français et 105 l'allemand. Ce qui donnerait un taux de contribution - à supposer que tout naturellement le créateur d'un article use en priorité de sa langue maternelle ou principale, ce qui reste à démontrer, en particulier pour les parlers dits locaux et les langues artificielles -ou construites...ce qui veut dire à peu près la même chose : artefact -, - de :

♦ 10,7 pour les germanophones

♦ 9,1 pour les anglophones

♦ 7,4 pour les francophones

 

A noter au passage la performance étonnante de la version polonaise, quatrième au classement en volume, qui évaluée avec le même ratio atteint un score de 13,3...Mais reste tout de même  loin derrière le néerlandais (25), l'esperanto (64), le basque (95)  et le breton (110).

Pour ne rien dire de l'Interlingua, de l'Ido et du Volapück, qui atteignent des valeur non significatives ( plus de 1000).

Les langues dites minoritaires, et les langues dites artificielles sont portées par des contributiurs qui luttent pour la survie de leur parler.

Tel peut être un des enjeux d'une entreprise mondialiste telle que WikiPédia.

Qu'on se le dise...

 

 

Note : la catégorie Wikipédisme de ce blogue accueille ce billet, ainsi que quelques autres. Sur le portail principal, vous pourrez aussi consulter la section WikiPédiage du chapitre Écrivainerie.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 11:31

http://www.adamantane.net/illustrations/a_bas_le_latin/Les éditions Ex Nihilo ayant eu la bonne idée de rééditer son coup-de-gueule A bas le latin !, j'en ai commandé un exemplaire.

Coïncidence significative, synchronicité ? Je relis en ce moment ma collection de Question de, et j'en suis au numéro 30. Et que trouvé-je, page 92, dans un article de Georges Hilaire Gallet intitulé Jacques Bergier et la science-fiction, sujet qui m'est sinon familier du moins très cher ? J'y ai lu, quelques minutes seulement après avoir ouvert le colis contenant le livre commandé :

 

Lorsqu'un jour de 1938 - cette revue date de 1979 - je dénichai le nom d'un certain Jacques Bergier dans la rubrique des lettres de lecteurs d'un magazine américain de scinec-fiction, j'étais à l'époque le seul Français qui participait activement au fandom depuis des années. Et je ne connaissais en France qu'un autre amateur de science-fiction : Régis Messac, avec qui j'entretenais une correspondance suivie.

 

Il est probable que l'affirmation de Georges H Gallet soit tout de même un peu rapide ; il y avait certainement d'autres amateurs de science-fiction en 1938 en france...

Toutefois, la mention de Régis Messac comme amateur actif ne peut qu'inciter à explorer davantage son oeuvre, qui semble plutôt assez  variée dans les genres au vu  ( au lu ? ) de la liste du même auteur que j'ai pu consulter dans les annexes de la réédition.

 

L'article de Georges H Gallet publié dans le numéro 30 de Question de est repris, daté Caen 1978, dans le livre d'hommage Jacques Bergier, une légende, un mythe, paru à L'Harmattan début septembre 2010.Il est signalé comme ayant été envoyé trop tardivement pour avoir pu être publié dans le numéro 79 de la revue L'autre Monde, rendant hommage à Jacques Bergier.

 

Merci aux éditions Ex Nihilo - drôle de nom tout de même, pour des gens qui semblent exploiter des fonds d'édition. anciens..à. moins qu'ils ne veulent dire par là qu'ils tirent le livre republié de la ténèbre de la non-notoriété ? - pour la réédition du livre ici mis en vignette, qui elles-mêmes remercient Jean Cabut, alias Cabu pour son illustration de couverture, parue d'après leurs sources dans Paris Presse le 10 octobre 1963, avec la légende : Incitation de mineurs à l'apprentissage du Latin ? Ca va chercher loin, cher confrère...

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 15:56

 

http://www.adamantane.net/hebergerie/le_batelier/yggdrasill/Bien que le petit homme qui nous dirige d'une voix de stentor, d'une main de fer et d'un coeur de pierre, et qui ressemblerait à Napoléon Bonaparte s'il en avait les qualités, alors qu'il n'en a que les défauts, ait attiré avec les mots qu'il ne faut pas notre attention sur les Roms, nous pouvons tout de même le remercier de nous avoir rappelé l'existence de cette culture qui a sa place dans l'assemblée des cultures européennes.


Avant de vous parler du véritable tatot tzigane, tel que rapporté par Tchalaï Unger,  ou de vous faire connaître un des onze poèmes pour les fils du vent, tels qu'écrits par Jeanne Gamonet, je vous livre un texte repéré dans le numéro 6, daté d'octobre 1938, d'Yggdrasill, le bulletin mensuel de la poésie en France et à l'Étranger...


Ce texte, extrait de Bible Tzigane,  est dû à Juljan Tuwim, poète polonais chef du groupe du Scamandre, et traduit par Rosa Bailly.

 

 

Souple jour, mai de tzigane

Qui sent fort le vent et le pain.

Terre labourée, pays brun,

Ciel fiché par l'aube en la glèbe.

 

Non le printemps, mais bien le premier âge,

La fécondité jeune à chaque pas s'incarne.

Juin est entré avec ses lettres au village,

Comme le dur noyau aux pulpes des cerises.

 

Quand le regard repu se congestionne

Sur l'ornière joyeuse et pareille aux cerises,

Une rouge lueur bat au soir dans la cloche,

Sur le refuge étoilé, sur ses ors.

 

Et là, étoile, résonnance, aube ou sourire,

Sonnent en mai l'angélus dans nos rêves,

Et tu fais feu, en pétillant, sur la chaumière,

Jour villageois au souple mai de la Bohême.

 

Yggdrasill, l'arbre éternel sur qui reposent les neuf royaumes, le frêne aux trois racines,  à l'entrée de l'hiver se sent plus fort reverdir. Des voix au-dessous de lui chuchotent à propos du grand hiver des dieux et des hommes, et voilà bien des siècles et plus encore qu'il entend annoncer cycliquement le gel des coeurs, le refroidissement des astres et la prise en glace des océans les plus intimes.Et cependant il persiste et se dresse, arbre éternellement arbre.

La légende murmure, qui bruit dans ses feuilles,  que c'est accroché dans ses branches, au prix de neuf jours et autant de nuits de contemplation immobile, qu'Odin perça le secret des runes.

 

 

Merci à Emmanuel Lochac, car en cherchant une de ses oeuvres publiéesen revue j'ai découvert, agrément collatéral, le texte de Juljan Tuwil, et aussi  à Oluf Olufsen Bagge, à qui est attribuée selon Wikipédia Coomons l'image insérée dans ce papier. Il ne m'a pas semblé utile, en dépit des allusion du chapeau (involontaire rapprochement) de lui donne pour cocarde une effigie du petit caporal.

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 19:29

homard_cuit.jpegLe nouveau livre de Michel Houellebecque est à peine paru qu'il alimente déjà les conversations blogospériques. Non seulement l'auteur aurait crassussé presque inté des notices de WikiPédia, mais encore le titre aurait déjà été utilisé.

Grabuge dans le landerneau.

 

Pour ce qui est des emprunts à WikiPédia, la démonstration fournie par un lecteur attentif n'est pas non-probante [*] . Mais est-ce vraiment grave ? D'abord, les contributeurs ayant participés aux articles décalqués ne peuvent qu'en tirer quelque légitime fierté. Ensuite publier sur WikiPédia revient à mettre son travail en ligne sous une licence de type particulier ainsi définie :

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En cliquant sur « Publier », vous acceptez de placer irrévocablement votre contribution sous licence Creative Commons paternité-partage des conditions initiales à l'identique 3.0 et GFDL. Vous acceptez d’être crédité par les ré-utilisateurs au minimum via un hyperlien ou une URL vers l’article sur lequel vous contribuez. Voyez les conditions d'utilisation pour plus de détails (aide).

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Bon, Michel Houellebecq semblerait avoir oublié de créditer les contributeurs via un hyperlien ou une URL vers l'article. Il est à ce propos assez piquant de constater que le site de Michel Houellebecq - si ce n'est pas son site, du moins ce site fait ce qu'il faut pour t ressembler - est adorné de la mention fort claire : reproduction soumise à autorisation préalable.  

A noter que le procédé qui semble lui être reproché est un des trucs et astuces érigés en technique d'écriture par la Nov'Poésie,, telle que dénoncée par le mouvement Clarté Poésie en son temps... : publier sur papier velin d'Arches, format oblong, quarante pages de l'annuaire téléphonique reviendrait à faire oeuvre de création poétique.

 

De toutes manières, et sans vouloir déprécier les notices qui auraient/ont largement inspiré notre auteur, leur contenu demeure au niveau un peu plat d'une information sans grande particularité stylistique, ni originalité conceptuelle. Il aurait pu tout aussi bien reprendre, sans solliciter un célèbre Wiki,  des articles du code civil ou l'introduction de la table de logarithmes de Camille Bouvard et Alfred Ratinet [ **].

 

Pour ce qui est d'une antériorité dans l'emploi du titre, le livre pourrait avoir été baptisé la porte et la fenêtre ou le homard et la lessiveuse , voire l'aveugle et le paralytique, et se voir l'objet du même soupçon.  D'ailleurs, un des billets de ce blogue est intitulé de manière assez banale - est-ce là d'ailleurs un cas de plagiat par anticipation ? - la carte et le territoire...Honi soit qui mal y pense...

 

 

Merci  au noblissime ordre de la Jarretière pour m'avoir fourni ma conclusion. Pour ce qui est de l'illustration, admettons que ce homard cuit et flou évoque le fait que notre auteur se soit fait pincer pour avoir floué, et pourrait en rougir ...

 

[*] Toutefois l'analyste de textes écrit : Wikipedia,  dont l'écriture encyclopédique est fondée sur le consensus mou des contributeurs,  rentre parfaitement dans ce niveau de langage qui retire toute émotion aux choses.

Là, il y a à redire. Ma pratique de WikiPédia est que les consensus ne sont pas particulièrement mous. Au contraire, les débats sont passionnés. Mais les utilisateurs sont peu enclins à ouvrir la page discussion. Il est possible que l'ergonomie du Wiki ne soit pas assez incitative à le faire.C'est dommage, car cette page contient souvent autant d'information sur le thème traité que la notice elle même.

 

[**] Dans les année 50, les hypotaupins apprenaient à la chanter sur l'air de La Marseillaise...

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Published by Adamantane - dans Systémique
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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 15:55

60px-20-xx-jugement.jpgJ'avais déjà exposé ici en début d'année les grandes lignes d'un projet éditorial altruiste et désintéressé.

La situation sucessorale n'est en effet pas toujours un bon plan. De plus, cet épisode est heureusement moins répétitif que l'achat circonspect d'un pain complet où même la rédaction soignée d'une déclaration de revenus.

 

Le drame fondamental du thème de cet ouvrage que seuls d'obscurs tabous semblent empêcher d'envisager est de fait contenu dans son titre même : la succession pour les nuls.


En effet :

♦ d'une part il y a nuls et nuls. Une segmentation de cette honorable population s'impose. Il y a les nuls par manque de connaissance du sujet, les nuls par dysfonctionnement de la logique du raisonnement, les nuls par mépris du point de vue d'autrui, les nuls par provocation, les nuls par amour de la nullité,...

♦ d'autre part, et là est la toute nouvelle découverte que je ne veux pas celer à mes lecteurs, quand deux nuls s'associent et s'additionnent  donc, au grand dam des axiomatiques connues et de leurs conséquences arithmétiques les plus irréfragables, l'équation

[ 1 ]   0 + 0 =  0

est fausse. Archifausse.

La démarche scientifique la plus orthodoxe oblige à accepter ici les résultats de l'expérience, même s'ils contredisent inexorablement les données théoriques. Ce résultat, d'allure fortéenne, peut être symbolisé ainsi :

[ 2 ]   0 + 0 = - ∞ 

 

A savoir une infinité de manifestations d'incompréhesion, de procès d'intention, d'accumulations de contre-vérités, de combinaisons de sophismes. De quoi décourager l'adepte le plus invinciblement convaincu de la non-violence.

D'ou la nécessité d'un nouveau chapitre dans le sommaire envisagé.

Car la contemplation de l'équation [ 2 ] ne doit en rien nous faire perdre notre sang-froid. Ce serait...nul !

Le titre ramassé le zéro et l'infini étant déjà pris, et pas par n'importe qui -enfin, par son traducteur, car le titre d'origine évoque plutôt la l'engendrement du noir par le futur -  je choisirai peut-être, plus long mais plus explicite, les zéros parents de l'infinie bêtise ?

 

Attention, n'étant pas soumis en français de France à quelque contrainte d'épicénie que ce soit, j'ai utilisé le genre neutre pour écrire nul. L'expérience montre que, en avance sur le GDOF, les colonies ou logent les nuls, même les plus restreintes en nombre, sont largement et égalitairement ouvertes aux nulles.

 

Nota : L'image jointe veut/voulait illustrer la possibilité d'un flou dans le jugement. J'ignore si ce jeu de mot visuel est bien perceptible par le lecteur.

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Published by Adamantane - dans Étonnement
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