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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
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  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
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  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 22:46

Pour nourrir le papier récent (très...) consacré à la latinopédie, j'ai fait quelques recherches dans ma bibliothèque et retrouvé un fascicule à 1 F, publié par l'Amitié par le Livre [*], signé Camille Belliard, et intitulé Le latin, langue mor te, faut-t-il l'enterrer ?

Il réagissait à la parution d'un ouvrage, A bas le latin, signé lui par...un professeur agrégé de latin, Régis Messac.

Je vais donc lire avec soin ces douze pages, et revenir vers vous avec de nouvelles informations, supputations, déductions à verser au dossier du débat.

 

[*] Fondée en 1930, l'Amitié par le Livre, oeuvre d'instituteurs, président-fondateur Camille Belliard (1899-1987), veut se tenir en contact avec tous...

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 19:09

 

http://recherche.univ-montp3.fr/cercam/IMG/rubon36.gifDans Le Monde du 28 août, sous le titre A quoi sert le Latin, Michael Bulley s'interroge... Dans Le Monde du 3 septembre, Cecilia Suzzoni et Michel Walter lui répondent.

A noter qu'aucun des deux ne s'est exprimé en latin. Le mouvement pédagogique initié par Théodore Aubanel et médiatisé par la revue Vita Latina avait tenté, en 1957, de renverser les classifications langue vivante / langue morte - à la quelle nous pourrions ajouter la nuance langue mourante - en proposant d'apprendre et utiliser  le latin dans la perspective non de traduire Ciceron ou Cesar, mais de communiquer entre nous. Cet objectif initial a été réorienté. Il ne s'agit plus de communiquer, mais de découvrir de nouvelles pédagogies du latin et d'informer sur l'état des études latines .

De fait, de même que les tentatives de simplifier les relations entre les peuples par l'usage de langues universelles artificielles, ou plutôt chimériques, au sens biologique du terme, se sont heurtées à une formidable résistance au changement, de même l'idée, pourtant simple, de ressusciter une langue morte pour atteindre ce même but n'a pas eu plus de succès.

La biodiversité de l'humanité a très probablement besoin de la multiplicité des langues, des cultures, des systèmes politiques, des spiritualités,  pour maintenir le potentiel d'évolution adaptative des humains.

 

Les langues mortes, telle le latin, sont d'un apprentissage dépaysant, qui prépare à la pratique de la tolérance altruiste vis à vis de systèmes de pensée différent de celui dans lequel la plupart d'entre nous tombent quand ils sont tout petits. Voire au désir fraternel de connaître ce qui est différent. 

D'autres langues anciennes le sont plus encore, qui obligent à acquérir la capacité de lire un alphabet graphiquement différent, ainsi le grec, souvent associé au latin dans nos cursus scolaires.

 

De même que l'apprentissage des écritures symboliques et de la manipulation des représentations abstraites des opérateurs mathématiques serait - ou est ? - une formation utile à qui veut acquérir une capacité littéraire, celui des langues mortes serait -ou est ? - un entrainement pertinent à qui veut se doter d'un savoir-faire opérationnel dans une spécialité téchnologique.

 

Les arguments en faveur de cette manière de voir sont bien connus :

-élargissement des structures mentales, par l'expérimentation de manières de décrire et projeter le monde réel qui diffèrent de celle de notre primo-infection ;

-obligation pour réussir à résoudre les problèmes proposés de mettre en oeuvre une démarche analytico-synthétique qui est une des composantes de la méthode scientifique.

Je n'en ajouterai qu'un : la version grecque est un exercice plutôt amusant...

 

Retournement de perspective : A quoi sert l'algèbre linéaire ?  Il y aurait un article à faire là-dessus. Cette discipline mathématique est enseignée dans les classes prépa et nourrit certaines épreuves des concours d'entrée dans nos grandes écoles, Quels sont les ingénieurs en fonction qui ont régulièrement recours au théorème de Cayley-Sylvester [*] pour résoudre des problèmes professionnels ? Quelques-uns, et souvent sans le savoir, car ils en exploitent peut-être une conséquence, mais en réalité combien ?

 

 

 

[*] Les étudiants de Cambridge se souviennent-ils des efforts d'Arthur Cayley pour y fairre accepter des étudiantes, et les amateurs de calcul matriciel ont-ils été mis au courant de la passion de James Joseph Sylvester pour la prosodie ?

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 14:49

http://www.adamantane.net/illustrations/zorro/

 

Larvatus Prodeo

René Descartes

----------------------

 

Le 10 juin 2010  Guénaël Pépin publiait sur ZDNet France un article intitulé :


La majorité des Français serait contre l’anonymat des blogueurs, vraiment ?

 

Il y fait référence à une question-sondage récente  dont il critique à juste la formulation : Selon un sondage réalisé pour la Tribune, 59% des Français seraient favorables à l’identification systématique des blogueurs pour prémunir des actes  malfaisants  qui ne seraient pas punis. Vous avez dit question orientée ?

 En écho à la très controversée proposition de loi de Jean-Louis Masson pour lever l'anonymat des blogueurs, l'institut BVA a réalisé un sondage sur cette thématique pour l'éditeur de logiciels Avanquest, diffusé dans La Tribune. La question était posée comme suit : « Le sénateur Jean-Louis Masson a déposé une proposition de loi visant à obliger les blogueurs à divulguer leur identité afin, dit-il, de pouvoir poursuivre ceux qui seraient « malfaisants ». Vous personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à cette proposition de loi du sénateur Masson ? »


Ce papier a à ce jour suscité 34 commentaires. Leur lecture montre l'utilité de spécifier quelques uns des mots utilisés dans le débat : indentification, anonymat, pseudo, identité...

Le premier commentaire émane du ...PDG d'Avantquest, qui fait référence à un billet qu'il avait lui-même mis en ligne le 2 novembre 2009.

 

Sémantiquement parlant, je diagnostique, de manière très caractéristique,  une confusion entre anonymat et pseudonymat.
Volontaire ou non ?

Un courrier anonyme [*] est un courrier non signé. Dans Dix petits nègres, Agatha Mary Clarissa Christie met en scène un corbeau qui signe, dans la version française, A.N.Onyme...Il s'agit d'un pseudo. Le courrier n'est donc pas anonyme...
Dans le domaine de la production artistique, les noms de plume - à distinguer dee nom sde convenance - sont fréquents, et rares sont les affaires du genre Emile Ajar. De même dans le monde de la chanson, de la religion, de la politique, de la guerre....

Un internaute qui utilise un pseudonyme personnel  finit par être assez clairement identifié par ses partenaires. De plus, les listes, blogs, espaces de discussion, wikis, qui dans leur formulaire d'enregistrement demandent la déclaration d'un identifiant et d'un mot de passe, demandent aussi la déclaration du vrai nom -mais cette dernière est-elle vérifiable ? -.
Comme il n'y a pas de blogueurs (ni de blogueuses) anonymes, la proposition faite de lever l'anonymat est tout simplement logiquement inconsistante.

Ou son auteur ignore certains aspects de sa langue maternelle ( pour un X-Mines, ce n'est pas très fort, mais hélas plausible), ou il est manipulateur, ou il est du genre irréfléchi, ce qui n'a rien de rassurant vu ses autres titres (Deux doctorats d'Etat, etc...) . ll sait pourtant a priori de quoi il parle : durant la campagne des  municipales 1983 à Metz,  il eut l'idée de faire rédiger des tracts diffamatoires anonymes contre lui-même dans l'optique de jeter le discrédit sur un de ses concurrents..[***].

Mais comme le mot anonymat fait lien avec la sournoiserie, la mauvaise conscience, la dissimulation, les auteurs du sondage, peut-être piégés par le vocabulaire insidieusement pervers du proposant, recueillent une information banale : <<c'est pas beau, l'anonymat>>.

 

 

Alors  je signe.
Adamantane

 

A noter qu'une entreprise d'information citoyenne et de réveil des consciences, en apparence altruiste, a choisi courageusement l'approche paradoxale de se déclarer anonymale - si j'ose écrire -, non du fait de protection du nom de ses partenaires, mais en affichant l'anonymat dans sa raison sociale, ou plus exactement dans le libellé de son nom de domaine, associé à un point (d')org, tout comme ce blogue.

 

[*] L'anonymat (du grec ανώνυμος anonymos « sans nom » : ἀν = an = sans + όνυμα = onyma = nom ou renommée,) est la qualité de ce qui est sans nom ....ou sans renommée. Cette seconde acception n'est contextuellement pas crédible en matière de courrier. Quelqu'un dira j'ai reçu une lettre d'un illustre inconnu, si le signataire ne lui dit absolument rien - enfin, si son nom n'évoque rien pour lui, car si de plus il ne dit rien dans la lettre ! -, et non j'ai reçu une lettre anonyme.

A noter la possibilité de la lettre anonyme réduite à une feuille blanche, voire à une enveloppe vide, ou contenant un message ésotérique - les cinq pépins d'orange de Conan Doyle, ou la tache noire - ou marque noire, selon les traducteurs, pour the black spot - de Robert Louis Stevenson...-

 

[**] Dix petits nègres ( Ten little nigers, 1939) met en scène dix personnages, dont chacun a antérieurement causé la mort d'autrui.  Ils/Elles sont incités à se rendre sur une île et, bien qu'ils y soient alors seuls , sont mystérieusement exécutés l'un après l'autre, d'une façon qui s'ajuste aux dix couplets d'une comptine. Cette situation ferait les délices d'un profileur amateur de chansons enfantines...
Ce livre serait le septième ouvrage le plus publié au monde, tous genres confondus.

 

[***] Je cite ma source

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 18:55

 

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Un livre intitulé Jacques Bergier. Une légende... un mythe vient de paraître aux éditions de l’Harmattan. Voilà le début du texte du communiqué de presse...
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Cet hommage collectif à Jacques BERGIER réunit les témoignages de vingt auteurs d'horizons différents. Son édition a été dirigée par Claudine Brelet (anthropologue HDR, ancien membre du personnel de l'OMS, Senior Expert consultante auprès de l'UNESCO).
Ce livre paraît à l'occasion :
* du 70ème anniversaire de l’entrée de Jacques Bergier dans la Résistance,
* du 60ème anniversaire de la création de l'Association des Écrivains Scientifiques de France (soutenue par l'UNESCO) avec ses amis François Le Lionnais et Louis de Broglie
* et du 50ème anniversaire de la parution du Matin des Magiciens, manifeste du réalisme fantastique d'où naquit la revue Planète en 1961 qui, traduite en une douzaine de langues, devint un véritable phénomène éditorial.
  
* Contact : Editions de l'Harmattan
* Couverture dessinée par Marc-Antoine Lumia
* Préface de  Hélène Renard, directrice de Canal Académie, la radio sur Internet qui donne la parole aux académiciens des cinq Académies de l’Institut de France
* Au sommaire, les contributions de :
 
 • Nicole Bamberger, journaliste et auteur : Jacques Bergier, l’une des voix fortes du XXème siècle.
 • Claudine Brelet, anthropologue, écrivain, ancien membre du personnel de l’OMS, Senior expert consultante UNESCO, et Didier Paingris, Maître d’Arts martiaux et éducateur sportif : Jacques Bergier et l’Esprit de Résistance.
 • Serge Caillet, historien de l’occultisme et des sociétés initiatiques, auteur : Jacques Bergier et l’alchimie.
• Patrick Clot, président-fondateur de l’Association des Amis de Jacques Bergier : Jacques Bergier, une brève histoire dans le temps.
• François Darnaudet, écrivain de fantastique et de policiers : Jacques Bergier et les mathématiques.
• Jean-Pierre Desthuilliers, ingénieur ISAE-ENSICA et écrivain : Jacques Bergier, “scifique” et scientifique.
• Georges H. Gallet, journaliste scientifique : Jacques Bergier et la science fiction.
• Jérôme Huck, ingénieur ISAE-SUPAERO et scientifique : Jacques Bergier et l’innovation.
• Marc-Antoine Lumia, Infographiste : Jacques Bergier, cet homme très être ange.
• Janine Modlinger, professeur de Lettres, poète, ancienne secrétaire de Jacques Bergier : Jacques Bergier, un maître de vie.
• Jean-Pierre de Monza, directeur des éditions de Monza : Jacques Bergier, un éveilleur de conscience.
• Charles Moreau, historien de la science-fiction : La science-fiction et la vision scientifique de Jacques Bergier.
• Richard D. Nolane, écrivain et scénariste de BD : Du « Matin des magiciens » à la légende.
• Marielle Pernin, co-directrice et co-fondatrice de la version francophone de la revue californienne CoEvolutiouin Quaterly : Jacques Bergier et la coévolution.
• André Ruellan, écrivain de science-fiction, scénariste de Jean-Pierre Mocky et Alain Jessua : Promenade avec un scribe de miracles.
• Claude Seignolle, écrivain de fantastique, ethnographe et folkloriste : Petite Suite bergieresque.
• Claude Thomas, écrivain de fantastique et de science-fiction : Jacques Bergier dans la fiction.
• Jacques Vallée, informaticien, astronome et romancier : Jacques Bergier et les soucoupes volantes.

Voir aussi à ce sujet les papiers du 30 décembre 2009, du 14 juin 2008, et du 1° janvier 2006 , ainsi que ce site non-officiel .
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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 19:42

http://www.adamantane.net/illustrations/jugement_de_salomon/J'ai longtemps hésité avant de mettre en ligne ce papier, écrit en juin 2010 en réaction à des déclarations récentes - à l'époque - visant à étendre la prescription de quotas au domaine de l'aide aux étudiants des cycles de l'enseignement supérieur. Et en particulier à imposer des quotas de boursiers dans les processus d'admission.

Son aspect autobiographique me gêne, quant à ce qui est de la protection de mon quant-à-moi. Mais comment témoigner masqué ?

En octobre 2011, je le ressors de sa chemise virtuelle...

 

 

En 1953, l'année de mon BEPC, j'ai été reçu au concours dit des bourses. Cela m'a permis de fêter mes 17 ans en taupe à Henri IV, et d'intégrer ensuite une grande école tous frais payés. Non seulement j'ai obtenu ma bourse par concours, mais encore je me suis retrouvé ensuite à égalité de chances avec mes autres camarades de classe. Me savoir bénéficiaire d'un passe-droit, ou d'une priorité, du seul fait de ma qualité de boursier du gouvernement aurait probablement aggravé le manque de confiance en soi qui était à l'époque une des caractéristiques handicapantes des étudiants issus des classes populaires.

Les concours sont actuellement peut-être plus impartiaux que les admissions sur dossier, même s'il y a pas mal à dire sur le contenu des épreuves et leur pertinence pour réaliser la sélection recherchée.

La méthode des quotas est déjà en elle même fort critiquable, et de plus il y a dans ce débat, quotas ou pas, confusion entre un objectif et un moyen.

 

- L'objectif est bien de ne pas infliger à un étudiant, du fait de son origine sociale, une espèce de double peine et d'être capable de mesurer simultanément son potentiel à apprendre et sa volonté de réussir sans biaiser cette mesure par des a priori sur son origine familiale.

- Le moyen est l'imagination et la mise en oeuvre de dispositions comme celles qui visent à ouvrir les prépas sur des critères autres que les origines sociales, et à surtout donner aux étudiants des moyens de combler les manques, voire les motifs de contre-performance liés à cette origine . Je l'ai vécu en mon temps : dans ma famille, peu d'ouverture au monde, pas beaucoup de visites, peu de conversation avec des adultes uatres que mes parents, conversations biaisées par l'obéissance et la soumission ...Je n'avais guère d'expérience de la relation orale de bon niveau : aux concours ce sont mes notes d'écrit qui ont comblé mon déficit à l'oral.

 

L'approche par les quotas est, elle,  un faux-moyen. Paresse, triche  et démagogie...Risque aussi de voir, par un effet systémique aisément prédictible, l'incitation donner des effets inverses des effets attendus. Le ratio A/B permet bien de contrôler - partiellement, de manière bêtement quantitative, pas qualitative - l'application de mesures visant augmenter la part d'existence de B dans le mélange A + B. Mais ce n'est pas en ajoutant de force des B au mélange pour prendre la place de certains A que la proportition du mélange sera durablement et équitablement remodelée.

Il n'est, ni moralement, ni économiquement, ni socialement juste ou profitable de handicaper des étudiants parce qu'ils ne sont pas boursiers, et/ou que leurs parents connaissent les mécanismes sociaux, et leur ont donné une éducation qui va plus loin que l'instruction scolaire de base. Nous ne sommes pas dans une logique de course hippique ou de combat de boxe !

Il serait paradoxal, que dis-je, illogique, pervers, même,  que les parents qui ont investi du temps, du pouvoir d'achat, des soins attentifs pour que leurs enfants démarrent dans la vie sur les meilleurs bases possibles les pénalisent de ce seul fait pour ce qui est de l'accession à des formes élaborées d'enseignement supérieur.

Ce n'est pas, je pense, en donnant à des boursiers un avantage artificiel que sera réduite cette fracture là. C'est plutôt en adaptant le système éducatif et d'instruction à leur déficit potentiel de reconnaissance sociale et de savoir être en société. Certains grands lycées ont d'ailleurs déjà mis en place de tels dispositifs.

 

Crédits

Merci à Nicolas Poussin, pour ce Jugement de Salomon ( 1649 - Paris, Musée du Louvre ). Le Roi Salomon fut en effet un précurseur de la méthode des quotas, n'hésitant pas, dans un souci d'égalité, à faire attribuer un quota d'un demi-bébé à chacune des plaignantes...Voir le premier Livre des Rois, chapitre 3,  versets 16 à 28.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 23:59
LNADSC.jpgCe papier méritait un autre titre. L bou d sap. Par exemple.
A gie u eur eût été il est vrai moins facile à décoder.
La bougie du sapeur n° 8 est à moitié consumée. Et la bougie du sapeur n° 9 se doit d'être à moitié composée.

De quoi, de qui  sera faite l'actualité éternelle du 29 février 2012 ? La prochaine fin du monde nous est promise pour le vendredi 21 décembre 2012.  Ce serait en effet la date de la fin d'un cycle du calendrier maya...Le sapeur en serait-il affecté ?

Les facéties du Sapeur Camember ont fait l'objet de plusieurs éditions, c'est un fait connu. Ce qui l'est moins, c'est que Georges Colomb, tout comme Hergé, a de son vivant remodelé à plusieurs reprises les textes de ses albums,  voire leur composition. Par exemple,
►dans la version de Le Petit Français illustré, n° 388 du 1° août 1896, l'épisode décrivant la mobilisation de 1870  s'intitule Camember part en guerre, et la légende-monologue de la première case est  << Mamzelle Victoire, paraîtrait qu'on va partir, faire le coup de feu sur le Rhin...Je confie Victorin à vos soins maternels,et pensez quelquefois au sapeur Camember, mamzelle Victoire ! >>
► dans la version de la dix-huitième édition de la Librairie Armand Colin, Paris 1931, , l'épisode décrivant la mobilisation de 1870  s'intitule De graves événements se préparent, et la légende-dialogue de la première case est  << Mamzelle Victoire, la guerre est déclarée. Nous allons nous regarder dans le blanc des yeux avec les Prussiens ;je ne sais pas si j'en reviendrai...Voulez-vous servir de mère à Victorin  - Oh...oui, mossieu Gamempre ! >>

Le pastiche-canular d'Alfred Samovar - également auteur  de Super-Puissance, Super-Grand - est réputé épuisé et in trouvable...
Si quelqu'un sait quelle piste suivre...Car  ce qui n'existe pas vaut la peine d'être lu...
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 17:20

couleurs.jpg

Avec ou sans titre ?

 

Si le monostiche, cher à Emmanuel Lochac, est bien un poème d'un seul vers, alors il se doit d'avoir un titre. Le quel titre prend, au regard du texte, une importance relative considérable. Alors il faut supprimer le titre, qui efface l'effet de brièveté recherché.

 

 

Par exemple, voilà un monostiche dument muni d'un titre...Difficile de distinguer le titre (et pourtant, les titres sont là pour ça) du texte.




Braquage à la carte et à l'arbalète


Un carreau dans le coeur, puis il pique le trèfle.

Pour d'autres, le monostiche est une strophe d'un seul vers.
Il convient alors de compléter la panoplie des formes fixes par le poème à une seule strophe...Pour d'autres encore, si le distique est une strophe de deux vers, alors il faut parler de monostique.
Qui mettra un peu d'ordre dans ce vocabulaire ?
A noter que le concept de rime devient évanescent lorsque le nombre de vers est inférieur à deux.
Et que dire d'un recueil contenant un seul  poème d'une seule strophe d'un seul vers...d'un seul pied ?
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 16:52
desiderataofhappiness.jpgDesiderata , dans le Nouveau dictionnaire latin-français d'Eugène Benoist et Henri Goëlzer avait en 1934 le choix entre deux identités grammaticales :
-être le féminin ou le neutre pluriel du supin du verbe desidero, donc une forme nominale exprimant soit le passif futur, soit l'intention ; de plus, desidero ne signifie pas de premier abord je désire, mais je constate le manque de..., puis j'ai à regretter que... ;
-être dans la même déclinaison le participe adjectif  de ce verbe, avec une signification proche de attendu, bienvenu.

Desiderata, dans le Dictionnaire français illustré (et encyclopédie universelle...) de Dupiney de Vorepierre, désignait, en 1854, dans le langage des sciences, une lacune (dans une série d'observations ou une théorie ).

Desiderata, selon le Chambers's twentieth century dictionary, signifie something desired or much wanted. A noter une étymologie latine incomplète.

Desiderata, d'après le Petit Larousse Illustré de 1986, veut dire ce qui manque, ce dont on regrette l'absence, ce que l'on revendique.




SKU-21021-D-copie-1.jpg Quelle est alors la signification du choix du titre Desiderata par Max Hermann pour un des textes figurant dans son recueil posthume The Desiderata of Happyness ? Expression d'un sentiment intime de manque, revendication d'une autre vision du monde , formulation d'un regret devant l'absence cruellement ressentie d'un monde idéal ?

Remarquer au passage que Desiderata est à la source d'un commerce florissant.

► Les vendeurs d'affichettes calligraphiées se pressent sur les marches du ouaibe : des douzaines à vendre, avec ou sans guirlandes de fleurs, avec ou sans papillons battant des ailes, avec ou sans effets d'arabesques et de ligatures médiévales,

► Des médailles pieuses (voir l'image...) ont été frappées, récupérant le passage où le nom de Dieu est invoqué : "Therefore be at peace with God, whatever you conceive Him to be. And whatever your labors and aspirations, in the noisy confusion of life, keep peace with your soul.".

► La guerre des adaptations en d'autres langues fait rage. Les traducteurs d'odes et ballades réclament leur antériorité, y compris sur WikiPédia,  avec le même zèle minutieux que les offices de brevets.


Bref, si Max Hermann avait mis les petits mots dans les grands pour évoquer une lacune, elle est en voie de comblement.
Le hoax de Baltimore est plus vivant que la plus vivace vérité littéraire.
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 17:23
0.suaire.turin.jpgLes mots magiques ont leur propre magie. Et le hoax, fût-il de Baltimore, a peu à voir avec le boeuf. Quant au très gallo-romain canularium des ulmiens du XIX°, - le siècle, pas l'arrondissement de Paris - il a engendré une nombreuse descendance.
Tout cela pour annoncer que le dernier palmarès des papiers de ce blog, certifié par OverBlog, continue, comme les mois précédents, à assonnancer blogue et blague.

Il est cependant intéressant de noter que :
-Gougeule, peut-être jaloux qu'une invention bien amérikaine soit exploitée par un frenchy, a fini par dénicher le concurrent local du Hoax de Baltimore, à savoir The Baltimore hoax, of course...
-Ce papier, le hoax de Baltimore, ayant été à l'origine - le 15 juillet 2006 - publié sans illustration, il me va falloir l'orner d'une image qui en introduise le thème. Mais alors que choisir ?

Bon, voilà le palmarès promis :

1-Le hoax de Baltimore : 149 clics
2-Rampe débillardée : 37
3-Haikou, haïkus : 31

Puis viennent les articles consacrés à
4-Claude Thomas : 30
5-Robert Slama : 23

Au fait, quel lien avec Hocus Pocus ?


Crédits : merci à l'auteur anonyme d'un faux célèbre, dont la performance artistique ne doit pas, à mon avis, déteindre - si j'ose dire - sur les débats visant à établir ou réfuter l'historicité du présumé modèle. Cette pièce de linge a engendré ses propres hoaxes, en particulier la thèse qui l'attribue à Léonard de Vinci...Une nouvelle ostention a été programmée pour l'année 2010. Le sujet est donc d'actualité.La fête de cette image se situe cette année, selon le calendrier liturgique, le mardi 16 février.
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 18:06
41E-Lsu2QeL._SL160_SL90_.jpgSur le conseil éclairé d'un ami, j'ai voulu lire un ouvrage de Daniel Arasse, Le détail, pour une histoire approchée de la peinture.
Un exemplaire de ce livre, e-acheté, me fut rapidement amazoné. Flammarion éditeur...
Eh bien , j'ai gaspillé 10,46 € TTC.
La faute à qui ? Pas à mon ami, pas à Daniel Arasse, mais à Flammarion.
Les démonstrations, subtiles et intelligentes dans leurs énoncés, de Daniel Arasse sont impossibles à comprendre, du fait d'un choix iconographique désastreux. Comment suivre un cheminement dans les détails de tracé et les choix de contrastes de couleur d'un tableau alors que :
-les reproductions sont en noir et blanc
-elles ont la taille d'une carte de visite
-elles sont placées entre cinq pages avant et dix pages après la partie du texte qui les concerne
-l'impression écrase les détails et donne un résultat visuel très empâté
Imaginez visiter un musée de peinture avec des lunettes noires et en regardant à travers de jumelle tenues à l'envers...
Il vaudrait mieux renoncer à publier ce genre d'ouvrage dans une collection dite à bon marché, que de tromper le lecteur, confiant dans la réputation de l'éditeur, et qui se retrouve in fine avec entre les mains un livre illisible.

J'ai exprimé avec courtoisie mais sans détours ma déception sur le site du vendeur. J'ignore si le responsable de cette décision de mise en page étonnante a conscience de l'illisibilité globale de l'ouvrage.
Daniel Arasse, qui publia huit ans plus tard On n'y voit rien, avait peut-être anticipé ?

Bon, mais quel rapport avec le titre de ce papier ?
εκφραζειν, expliquer jusqu'au bout , a engendré l'ekphrasis, ou art de décrire en détail une oeuvre artistique, ou même un artefact.
Autrement dit, cette relation relève de la sémantique du territoire et de la carte. Daniel Arrase ekphrasise quelques tablleaux, dans l'idée de nous faire comprendre que, si la vue globale d'une oeuvre picturale a du sens, la dialectique des détails en a aussi.
Et elle induit, cette dialectique, des conclusions surprenantes.

Avec mon édition flammarionnisée, il me faut toutefois le croire sur parole.
Je n'ai plus qu'à télécharger le jeu éponyme pour me consoler (de jeu..franchement mauvaise, celle-là !)
Remboursez !

Crédits
: merci à deValence, cité en IV° de couverture comme responsable du graphiqme de ce livre de poche. Une visite sur leur site semble montrer que Flammarion leur fait indûment porter le chapeau. L'illustration ne rend pas l'hommage mérité à l'allure lettre anonyme de leur couverture. L'image que j'ai trouvée est en effet  souspixellisée...Mais elle donne une bonne idée de l'apparence visuelle des reproductions qui servent de base, selon Flammarion,  aux démonstrations de Daniel Arasse.
Suprême mensonge de Flammarion, seule la reproduction sur la couverture, Les pantoufles, de Sammuel Hoogstraten , reproduction qui mesure tout de même 58 x 95 mm, est en couleur.




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