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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
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  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 10:30
tricheurs
Il y a quelque deux années, j'achetai pour deux euros, dans une brocante de quartier, un livre intitulé Natures mortes. L'épigraphe, une citation de (Ferdinand-Victor)-Eugène  Delacroix, le fils de Charles-François, avait attiré mon attention :
Ce qu'il y a de plus réel pour moi, ce sont les illusions que je crée avec ma peinture. Le reste est un sable mouvant.


Jai lu le livre. L'incipit était prometteur, d'actualité,et probablement autobiographique, comme assez souvent : Un jour, un prince qui était fou prit le pouvoir.

La IV° de couverture mentionnait l'existence d'un unique roman antérieur [1], Les marais pourpres. Une recherche via gougueule me révéla un premier mensonge : Les marais pourpres était  proposé à la vente sur eBay, certes, mais PriceMinister proposait, du même auteur - en tous cas, d'un auteur de même nom - un roman intitulé Oh Tibériade.
Je commandais donc, pour un prix très très raisonnable, ces deux ouvrages.

Je les reçus dans des délais tout aussi  raisonnables. Je commençai par Oh Tibériade, pour une raison toute simple : le premier arrivé.
Puis je laissai passer un peu de temps, avant, un soir d'été, d'ouvrir le second livre reçu. Une vague impression de déjà vu. Déjà lu. Serais-je devenu paramnésique ? Je ressortis le premier livre. Titre différent, indéniable ; éditeur différent, en apparence du moins. Mais textes identiques ; quelle fichue énigme !

Oh Tibériade                   éditions ATP    1978       ISBN 2-85951-019-2
Les marais pourpres    éditions Olivier Orban            1978      ISBN 2-85565-076-3

Car pour le reste, même format, même pagination, mêmes mots aux mêmes endroits sur des pages de même numéro. Des contenus interchangeables. D'ailleurs composés tous deux par EUROCOMposition, imprimés tous deux par Corbière & Jugain, à Alençon. Seules les I° et IV° de couverture diffèrent.

Olivier Orban, éditeur, est  facilement identifiable.
ATP, éditeur, l'est moins. Une collection Actualités Temps Présent en serait un des rayons. Il s'agit en fait de la maison d'édition créée par Annick Théo-Petit, la seconde épouse de  Charles Devimeux, polytechnicien ayant travaillé chez Thomson puis, après son dtricheurs.jpgépart en retraite, sur les carrés magiques et multimagiques (articles dans la jaune et la rouge) .

Quelques questions :

-1- Comment est-il possible de faire publier le même texte, sous deux titres différent, chez deux éditeurs en apparence différents, sous des ISBN différents, et ce la même année ?
-2- Pourquoi un auteur - car il est difficile de penser que cette manip ait été réalisée à son insu - prend-il  ou laisse-t-il prendre une telle décision au sujet de la diffusion de son oeuvre ?
-3- Ce cas d'autoplagiat est-il une exception dans le panorama littéraire, ou bien d'autres auteurs, connus ou moins connus, voire pas connus du tout, ce qui est le cas de notre héros, ont-ils eu recours à cette curieuse manipulation du lectorat ?
-4- Pourquoi deux fois la même illustration dans cet article ?


[1] Je cite : Natures Mortes est le deuxième roman de...a déjà publié en 1978 Les Marais Pourpres...


Crédits : merci à Georges de La Tour pour son tableau Le tricheur à l’as de carreau, Huile sur toile 106 × 146 cm, Musée du Louvre (image du haut), et à Georges de La Tour pour son tableau Quatre personnages en quête de gain, Huile sur toile 106 × 146 cm, Collection particulière (image du bas...à moins que cela ne soit le contraire...)


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Published by Adamantane - dans Étonnement
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:00
savignac garap
C'est fin 1953 que commence l'affaire GARAP. Des affiches signées Savignac sont apposées en de nombreux lieux avec seulement ce mot à la sonorité à la fois étrange et familère. On s’interroge. S’agit-il du lancement d’un nouveau détergent, d’un produit alimentaire - le mystérieux LSK, CSKi qui avait orné les autobus une ou deux années [1] auparavant avait laissé des traces - , d'un vin de table - il y déjà GRAP -... On se perd en conjectures … Les rumeurs circulent … Ceux qui croient savoir avancent les hypothèses les plus variées. Des paris sont pris.

J'étais alors Interne au Lycée mixte de Meaux, devenu depuis Lycée Henri Moissan. Espèce de Garap et Garap-toi tu vas voir à la récré firent quelque temps parie de notre vocabulaire, dans les rangs, en permanence ou au réfectoire.

Au bout de quelques semaines, le secret est levé. GARAP n’est qu’un nom inventé par les publicitaires pour démontrer l’impact et l’efficacité d’une campagne bien menée. Toute la France (ou presque) connaît alors GARAP et est prête à tester et éventuellement adopter un produit portant cette marque.

Quelques à-côtés méritent d'être signalés :

► Le nom a été récupéré (?) par une entreprise qui fabrique des centrifugeuses, la Générale d'Antipollution Recherches Applications Procédés (hasard, ou nécessité?)
Garap existerait en indonésien : modelage et en javanais : improvisation
L'affaire Garap est un livre de Jean-Claude Houssinot, édité par la pensée universelle, ce qui n'est pas...
Jean-Claude Houssinot (IG 58), professeur à l'ESTP et président de la Société historique et archéologique de Saint-Arnoult, a reçu fin janvier le ruban bleu de l'Ordre national du Mérite des mains de Serges Eyrolles, directeur de l'ESTP.
► Cette péripétie des pratiques publicitaires est analysée dans Le système des objets, de Jean Baudrillard et James Benedict en 1968

Bien plus tard, un peu dans le même esprit, en septembre 1982, l’agence Avenir  fera sa propre publicité avec Myriam, celle qui, après avoir enlevé le haut, enlèvera le bas et tiendra sa promesse, au prix d'un virtuose retournement de situation..

[1]  Je sais, ce slogan essaimessien est signé Sacha Guitry, et daterait pour les uns de 1912, pour les autres de 1940... Lorsque j'étais en 4° latin-grec à Albert de Mun, sur un banc proche de celui d'Hervé Sériyex, les bus 113 qui reliaient Chelles au Château de Vincennes portaient ce message, qui avait remplacé ou allait remplacer un énigmatique Si vous les aimez bien roulées, adoptez OCB...
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Published by Adamantane - dans Nouvelles des arts
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 16:09
Quatre ans déjà...Que je fête avec mes visiteurs, un peu de retard et beaucoup de plaisir.
En quelques 1460 jours, Adamantablogue s'est enrichi de 464 articles, et de 510 commentaires.
Chaque jour, en moyenne, 125 visiteurs uniques ont consulté 530 pages ; ce n'est pas moi qui le dit, mais le système de décompte d'Over-Blog.
Chaque papier publié, en rédaction, recherche documentaire et iconographique, mise en page, me prend en moyenne une heure. Sans compter le temps passé à l'organisation du blogue et à la prise en charge des améliorations apportées à la plate-forme par des concepteurs un peu perfectionnistes.
Un peu plus de trois mois temps plein sur quatre ans.

Quels sont les papiers les plus lus ? Le décompte est difficile à faire, mais je possède quelques indications avec la liste de répartition de la fréquentation : tous les mois depuis sa parution, c'est le hoax de baltimore, paru en juillet 2006, qui arrive en tête de liste, avec 60  à 120 consultations par mois. Rampes débillardées et Bravitude font aussi un joli score.
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 18:13

http://www.adamantane.net/illustrations/carte_et_territoire/J'ai déjà fait référence ici , et encore ici, et même , à ces deux concepts, et au fait que le & qui les relie peut recevoir diverses interprétations.

 

Le désormais archi-connu énoncé attribué à Korzybski, la carte n'est pas le territoire, peut-être plus subtilement, mais pas fidèlement  traduit par Hélène Bulla de Villaret [*] par une carte n'est pas le territoire -en effet un même territoire peut être cartographié de n manières différentes -, n'est qu'un des slogans de la dialectique dite de la carte et le territoire.

 

Des extraits des aphoriesmes d'Alfred Korzybski ornent, en épigraphes, plusieurs chapitres du Monde des ~A, dans la tradustion donnée par Boris Vian en 1953 de ce texte écrit par Alfred Elton Van Vogt en 1945.

L'ouvrage fondateur, lui, remonte à 1921. L'expression Une carte n'est pas le territoire est d'ailleurs le titre choisi par  Didier KohnMireille de Moura, et Jean-Claude Dernis pour la traduction qu'ils ont publiée en  1998 aux Editions l'Eclat de Science and Sanity.

 

Dans le texte anglais, l'expression originale est the map is not the territory - avec un the défini devant map...-, et le thème ici évoqué se nomme Map-territory relation.

 

Gregory Bateson a, lui, tenté de démontrer que cet énoncé souffrait d'un défaut fondamental, qui est d'être...une carte. Car qui connait un territoire autrement que par représentations ou images des sens interposées ?

De nombreux auteurs ont utilisé l'association de la carte et le territoire pour titrer articles ou même ouvrages. Par exemple Jan Baetens en août 2001 à propos d'une bédé. Gougueuliser la carte et le territoire fournit environ 250 kilo-occurences.

 

Peut-on retourner l'énoncé ? Quelles serainet les conséquences de l'affirmation la carte est le territoire ? Il y a eu des essais...

 

 

 

 

Merci à Gahan Wilson pour ce dessin, la carte s'arrête ici également,  publié en 1964 dans Les chefs d'oeuvre du sourire, Anthologie Planète

 

[*] Hélène Bulla de Villaret, Introduction à la sémantique générale de Korzybski, Le Courrier du Livre, Paris1965 / 1973, 189 pages.

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 22:00
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 11:31


Le dernier papier publié sur ce blogue remonte à bientôt quatre mois...Inactivité par paresse pure , délaissement par lassitude accumulée  ou décrochage par vieillissement mental ?

Eh bien ce n'est ni l'approche de l'entrée dans le septuagénariat, ni la constatation du faible impact perçu des réflexions ici présentées, ni même la tentation de vérifier s'il est effectivement doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de soi qui ont engendré ce silence.

J'ai travaillé en écriture ailleurs : articles, préfaces, critiques, textes désintéressés et rédaction de nouvelles pages des sites auxquels je contribue.

Quelques liens vers ces manifestations à audience limitée sont en cours d'indexation.

Crédits :
Merci à Emmanuel Serrière qui m'a proposé ce strip pour illustrer mon papier. J'aimerais rendre hommage aussi au dessinateur. Qui peut m'aider à l'identifier ?

Eh bien merci à Oliver Widder, de Hambourg, qui est le dessinateur de Geek and Poke...Et qui peut être joint via son propre blogue. [additif du 6 août 2009 ].



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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 10:20
cam2.jpg

Une équipe scientifique regroupant le laseldi, ou Laboratoire de sémio-linguistique didactique et informatique et le Centre Jacques Petit (Archive, texte, science des textes) de l’Université de Franche-Comté, la Maison des sciences de l'homme et de l'environnement Claude-Nicolas Ledoux et la Bibliothèque d’étude et de conservation de Besançon a travaillé à constituer un fonds numérisé de la collection du Petit Comtois de 1883 à 1942.


Sont plus particulièrement attachés à ce projet Virginie Lethier, doctorante, Philippe Schepens, Maître de conférence et Jean-Marie Viprey, Professeur, créateur de la suite logicielle Astadiag, environnement informatique d'établissement et d'exploration de textes pour l'analyse du discours.

A terme, c’est l’archivage numérique et l’exploitation pluri-disciplinaire d’une base comprenant l’ensemble de la presse de la région Franche-Comté qu'ils, vont réaliser.


Parmi les titres relevant de cette seconde opération figure La Bougie du Sapeur, qui a paru de…1904 à 1911.

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 20:20

L’ÉLECTROCARDIOGRAPHE

ou le sculpteur d’ondes

P                                  Un cœur incandescent

                                     S'arrache à ma poitrine

                                                        Et sur ma peau dessine

                                                        Une étoile de sang

Q                                 Mille ressacs bruissants

                                                        Sous mon front tambourinent

                                     Leurs embruns dégoulinent

                                                        En cahots bondissants

R                                                    Un vertige angoissant

                                     M'étourdit les narines

                                     L'odeur que je devine

                                                        Est plus âcre qu'encens

S                                                     Un astre éblouissant

                                     Perfore ma rétine

                                                        Sa giration fascine

                                     Le jour phosphorescent

T                                                    Un cœur incandescent

                                                        S'enferme en ma poitrine

                                     Et sur ma peau dessine

                                     Une étoile de sang

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 09:41

Attention, suite à une erreur de manip et de mapart, cet article avait  été diffusé avant d'avoir été terminé...
Le voilà enfin,  mis en page...et sourcé.


Le signal du sourcier se propage sur WikiPédia.  Est-ce la raison pour laquelle Le signal du sourcier est déclaré épuisé par les  libraires consultés...?
Le livre d'Yves Rocard présente un intérêt indéniable pour un ingénieur ; il a d'ailleurs provoqué de saines controverses. Peut-être moins que celui de Léon Chaumery et André de Belizal, honorables vanettais, le Traité expérimental de Physique radiesthésique, publié en juin 1939 par les Editions Dangles.
Cet ouvrage m'a été légué, avec quelques autres sur le même sujet, par un de mes oncles, ingénieur non-conformiste qui ne supportait les X que dans des manifestations dites marginales de l'activité scientifique.

Le signal du sourcier, donc, se propage sur WikiPédia.

Résurgence d'une mentalité universitaire, pour laquelle la qualité d'une publication  se mesure au moins autant au nombre de références bibliographiques qu'au nombre d'apports innovants du papier ?

Ressourcement recherché des contributeurs, désireux de s'affranchir du délit d'opinion en attestant de leur adhésion à la religion du fait ?

Ressurgissement du débat entre les tenants de la tradition orale, pour lesquels la chose est vraie si elle a été communiquée dans un cadre de transmission intiatique, compagnonique ou même simplement professorale, et ceux de la tradition écrite, qui ne jurent que par la sainte inscription, le saint papier ou même le saint lien ?

La recommandation  faite de citer les sources est tout à fait légitime, et même légitimante, lorsque l'auteur use de citation, emprunte ça oui  là un élément de théorie, une relation d'observation, un fragment de réflexion, mobilise une œuvre existante au profit d'une nouvelle.
Il s'agit à la fois de rendre hommage à un partenaire, de permettre au lecteur de vérifier qu'il n'y a pas d'abus de l'argument de notoriété, de se comporter en honnête maollon d'une longue chaîne de travail.

Elle a tout de même des limites conceptuelles et des bornes pratiques qu'il conviendrait de prendre en compte.

- D'une part, sauf à se limiter à vouloir valider un l'existence historique d'un point de vue considéré comme un fait en soi, sans relation avec sa cohérence, sa pertinence, voire sa démontrabilité, ce n'est pas parce qu'il y a une source que l'eau est potable. En d'autres termes, l'existence d'une référence elle-même vérifiable n'est pas la preuve de la validité de la chose ainsi référencée.

- D'autre part, il est des réalités pour lesquelles les références sont :
-soit de seconde main, telle par exemple l'invocation à un extrait d'un ouvrage introuvable sauf à faire le siège d'une bibliothèque nationale ou vaticane,
-soit même inpossibles à formuler, car l'original est perdu et nous ne possédons que des témoigages de témoignage. J'ean ai vécu unn cas concret à l'occasion d'une recherche sur les deux sens du concept d'égrégore.
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Je développe un peu l'exemple.

Le mot égrégore peut se oir attribuer deux étymologies, donc en fait deux significations d'origine contrôlée différentes.
Une grecque et une latine.

-1-La grecque s'appuie sur  le vocable grec ἐγρηγορώς, egregoros, adjectif signifiant vigilant, dérivé du verbe ἐγείρομαι, egeiromai, s'éveiller. Le mot désignerait une individualité. Une source attestant l'emploi du mot dans un sens religieux est le livre d'Enoch, éditions Robert Laffont, Paris 1975.
Cette source est citée par WikiPédia dans son article consacré au livre d'Enoch. Toutefois le texte de ce livre est repris, selon son préfacier, de la traduction d'un texte anglais,  lui-même composé en assemblant des manuscrits abyssins repérés à la fin du XVIII° avec des fragments conservés en langue grecque et insérés dans des ouvrages d'un chroniqueur byzantin du X° et d'un polygraphe du VII°...Autant dire que cette source n'est peut-être que le déversoir d'un marécaget littéraire. Le choix du mot égrégore peut, à ce degré de complexité dans la filiation, résulter tout autant d'une erreur d'un des copistes, que d'une approximation stylistique ou démonstrative, d'un des traducteurs, et  nous ignorons probablement le mot employé dans le texte d'origine, à supposer qu'il y ait eu texte écrit et non transmission orale.

-2-La latine s'apuuie sur le mor gregarius, relatif au troupeau. Égrégore désignerait alors  alors un esprit collectif,  bienfaisant ou malfaisant, obtenu ex-gregarius, c'est à dire comme émanation du groupe.

L'article Egrégore de WikiPédia mentionne bien la dualité des origines potentielles, en conformité avec le principe de neutralité de points de vue, mais sans citer le livre d'Enoch. Il se borne à parler de légende juive en commentaire à l'étymologie grecque, ce qui peut relever d'un anachronisme involontaire.
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Ceci pour en venir à dire que le culte du sourçage peut dériver en dogmatisme aveugle. Il conviendrait d'accepter que tout énoncé ne peut être sourcé.

De plus, autant il est facile d'apposer un bandeau stigmatisant un sourçage insuffisant – un robot-lecteur peut le faire tout seul, s'il compte le nombre de balises de type référence et en tire un rapport au nombre de mots ou de lignes du texte de l'article. Dès que le taux serait inférieur à un ratio fixé d'avance, par exemple une référence toutes les vingt lignes, alors le robot affiche le bandeau...autant il devient délicat de le retirer.
Que signifie, objectivement, le mot suffisament dans le texte "Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources" ?

Ces bandeaux sont, pour le lecteur, une signalisation ambigue : un article bardé de bandeaux d'alerte  est perçu comme pas très sûr, peu crédible, guère intéressant. Bien sûr, cette signalétique peut renforcer l'idée selon laquelle le contenu est tout de même surveillé, donc que l'encyclopédie dans son ensemble est une entrprise sérieuse. 
Toutefois, une lecture attentive montre que certaines sources sont inutiles, et que dans d'autres cas l'abondance de sources  déclarées ne semble pas – je sais, c'est subjectif –  augmenter la qualité de l'article.

Certes, la recommandation faite aux contributeurs de WikiPédia sur l'art et la manière de citer des sources est pédagogiquement bien venue. Il n'en reste pas moins vrai  qu'elle ne fixe pas, et heureusement,  la quantité de sources qui fera la qualité de la rivière. Ceci n'empêche pas de zélés relecteurs – pas tous... – de distribuer du bandeau comme l'administration courtelinesque distribuait du tampon...
Et s'il est facile de coller des avertissements, car aucune justification approfondie n'est requise, il est à l'expérience bien plus difficle de les retirer, car là il faut argumenter serré. Même ceux qui n'ont pas ou plus de  raison raisonnable d'être. Il faut souffrir pour faire un bel article...

A titre personnel, je fais partie des maniaques de la citation des sources, à tel point que ce blogue, tout comme le site associé, fait une forte consommation de la balise <a href> | </a>.
Mon conseil méthodologique est de considérer que le sourçage est une des composantes de la rédaction.
Autrement dit, il est très difficle, assez long et parfois même fauteur d'erreur de disjoindre les deux activités. Le métier de sourceur  en enclyclopédie – il y a bien des peintres en lettres – est ingrat et risqué. Presqu'autant que celui de sour-ceur en négoce international...
C'est une des raisons qui me font approuver les préconisations des wikipédiens regroupés au sein du projet source. Je ne voudrais pas que ce billet fasse penser que je m'en désolidarise...

Crédits : l'image est celle de la couverture d'un ouvrage collectif  publié par les éditions Luce Wilquin, 48, rue d'Atrive, 48, B - 4280 Avin, Belgique. qui communiquent : Le concours de nouvelles annuel de la Fureur de Lire portait en 2005 sur le thème Sources. Les récits des sept lauréats sont ici réunis et plongent chacun à des puits différents.  Un ouvrage 14 x 20,5 cm, 100 pages, ISBN 2-88253-298-9,  vendu 10 €.
J'ai cherché la source dans le mobilier héraldique, mais sans succès. J'ai trouvé la fontaine, la rivière., le puits, mais pas la source.
Si quelqu'un a une idée...






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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 19:21

Après avoir participé à l'exposition Lignes et Courbes, au Chateau de Villandraut en 2008, et à quelques autres depuis , Hélaine Charbonnier vient à Paris goûter le joli moi de Mai.

Ce sera dès le 13 mai, à La Main Qui Parle, où elle avait déjà exposé fin 2006.

De manière plus précise, cela se tient 3 avenue du Père Lachaise, métro Gambetta, tous les jours sauf le lundi ,de 13 h à 20 h.

Pour avoir une vue dynamique de son travail actuel, ouvrez cette fenêtre...

Cette exposition, élément d'un festival d'art singulier,   présente en huit semaines, dix-huit artistes.

Elle est organisée par l'association Les Naufrageuses.

Qu'est-ce que l'art singulier ? L'art singulier est un courant d'art contemporain qui amène de l'air frais. Il ne se laisse pas réduire à une définition claire et établie. Il a pourtant quelques liens à l'art brut, l'art en marge, l'art cru, …
Très ancré dans un vécu émotionnel et fantasmatique du créateur, il promeut la personne face aux réductions institutionnelles et interpelle de façon vivante le monde établi de l'art.

Un artiste singulier est un créateur en général autodidacte, en lien plus ou moins distant avec les circuits de l'Art et ceux de l'expression culturelle établie.
Mu par une impérieuse nécessité d'expression intérieure, il utilise des techniques et des moyens souvent originaux. Il crée pourtant pour des destinataires, des spectateurs, des humains dont il imagine que sa création les regarde et les concerne.


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