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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
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  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
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  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 12:53

http://www.adamantane.net/notules/echangeur/Après le vaguemestre, à l'origine chargé du service de la poste dans un établissement militaire, puis par extension au sein d'une collectivité organisée,.vint le webmestre...Donc la webmestrance fût.

 

Webmestre est plus québécois que français ; notre commisssion de terminologie et de néologie lui a préféré, il est possible de le regretter,  le plat et morne administrateur de site. Nos frères séparés d'outre-atlantique ont, eux, la fibre bien plus néologisante [1] , et font ainsi beaucoup pour que le français soit une langue vivante, assimilant  les mots cousins - ici, webmaster - tout en demeurant créatifs.

Webmestrance...Webmestrance...

 

 

 

Les plates-formes de sites et de blogs préfabriqués ont pour atout principal leurs éditeurs :

► éditeur de page pour composer la maquette d'un écran, an agençant des blocs d'information - titres, textes, images, etc... -  de manière supposée lisible et même esthétique

► éditeur de texte pour maîtiser la typographie, le choix des polices, des corps et autres attributs, la mise en page, etc.

 

Ces prothèses logicielles permettent à tout internaute possédant une pratique minimale d'un traitement de texte de mettre en ligne un site et/ou un blog globalement lisible. L'attrait du média dépendra alors du contenu, bien naturellement, de la cohérence entre ce contenu et la fréquence d'enrichissement ou de mise à jour, et de la forme.

 

Certains internautes se laissent séduire par des thèmes graphiques biscornus, usent de des panoplies de polices fantaisistes et peu déchiffrables, parangonnent abominablement, peuplent leurs écrans de papillons voletants ou de chats bondissants -voire des deux...-, mettent en contraste des couleurs de fonds et des couleurs de caractères indiscernables et construisent aisni des chefs d'oeuvres d'e-kitch.

D'autres, plus raisonnables, se contentent à la limite du détestable blans sur fond noir, qui certes peut évoquer pour de très anciens the chalk writing on the blackboard, mais provoque des larmoiements qui ne doivent rien à une subtile nostalgie.

Sans oublier bien sûr  tous ceux qui proposent un média normal pour lecteurs normaux. Mais sont-ils satisfaits deu cadre un peu rigide dans lequel les enferme les éditeurs de page et de texte ?

Ont-ils pris conscience que leur activité de webmestrance peut aussi mobiliser un savoir-faire, le codage, qui  relève à mon avis du domaine artistique, et allie

► l'exercice fortifiant d'une logique implacable

► avec l'exaltation savoureuse d'une créativité entièrement libérée.

 

Quel codage ? Eh bien celui que propose le vite devenu fameux langage html [2] . Cet e-spéranto de l''internet. Un enfant de onze ans, capable d'apprendre et de retenir en queqlues mois une langue comme le grec, avec son aphabet, sa morphologie, sa syntaxe, est certainement capable de se former au maniement d'html.

Ici, par html, et par commodité, je désigne l'association du langage de balisage lui-même, d'un ensemble de feuilles de style (les ceintures noires de Word connaissent ce concept).

Le langage de programmation, lui, n'est pas directement accessible et n'a pas besoin de l'être, sinon par le biais d'un interface permettant de créer des objets (fichier, page, image, etc...) et d'en définir les propriétés et les relations. Tel est le rôle joué par, par exemple, Zope, Spip et quelques autres. Le codage html, lui, a pour raison d'être de crérer le contenu des ces objets.

 

Nous nous extasions sur le fait que les plaquettes tactiles soient fonctionnellement accessibles aux enfants en bas âge [3] . Dont acte.Et pourquoi pas. Mais en quoi s'agit-il d'une libération de la créativité par l'exercice d'une logique constructive ? L'aspect déclaré intuitif de ce système de commandes a certes pour lui la rapidité d'apprentissage - et encore, est-ce un apprentissage ? - mais présente, à mon avis, deux sérieux inconvénients :

► une fois mémorisé un ensemble d'algorithmes gestuels, quid de la nécessité inéluctable d'en mémoriser ultérieurement d'autres, la tendance en ce domaine n'étant guère au durable et à la standardisation ; les claviers virtuels de ces engins ignorent les normes nationales - ce qui déroute celles et ceux qui ont dans les doigts leur AZERTY ou leur QWERTY - et varient d'une marque ou d'une version à l'autre...

►nous restons dans un paradigme de consommation, de prêt à utiliser, vite extensible au prêt à penser ; quelle initiation à l'autonomie peut apporter un système éducatif où la seule liberté d'action de l'assujetti est de pouvoir choisir une sonnerie parmi une vingtaine ou une police de caractères pami deux ou trois pour un système de prise de notes ?

 

 Quel ministre introduira, dans les programmes scolaires, et dans la sphère linguistique par exemple, l'apprentissage des processus de codage ?

Cette matière transversale pourrait de plus oeuvrer pour la réconciliation des deux tendances artificiellement construites que sont :

► les orientations dites abusivement littéraires, où l'on confond joyeusement explication de texte - activité jugée primordiale et objet de toutes les attentions  - et construction du texte - activité en déshérence souvent expulsée dans la zone floue de l'autoformation - 

► et orientatrions baptisées malencontreusement scientifiques, où l'on confond gaiement exercice de mathématiques  - il y en a beaucoup - et  méthode scientifique - on ne s'y entraîne guère - 

 

---------------------------------------

 

Crédits : Merci à Antoine Stanisière, pour ce  phare de Creac'h, huile sur toile de lin moyen, 47 x 54 cm. Cette oeuvre est à vendre, se renseigner ici.

 

Pouquoi un phare et une balise ? Quels liens entre les balises et le codage html ? Eléméntaire, mon cher lecteur...

 

[1] L'Office Québécois de la Langue Française diffuse des documenys spécifiques encourageant le recours aux néologismes. Dans la mesure où l'équivalent d'un mot anglais, par exemple, n'est pas un mot français, mais une locution explicative, une définition, il est prévisible qu'un rédacteur trouve plus simple et plus rapide d'emprunter le mot anglais, et de justifier cette décision par un argument imparable : c'est quand même plus court pour dire la mêm chose... D'où l'intérêt tactique du néologisme bien trouvé !

[2] La norme ISO/IEC 15445:200 le nomme langage de balisage d'hypertexte. Traduction stricte de la dénomination anglaise HyperText Markup Language...

[3] Et aussi aux grands singes, ce qui est une bonne chose, car démontre par les faits la proximité entre leurs capacités cognitives et psychomotrices et les nôtres ; ce qui pourrait justifier les efforts de celles et ceux qui travaillent à lever les méconnaissances, parfois coupables, toujours injustes, qui sont les nôtres à l'égard du respect dû à ces entités biologiques terrestres que nous nommons animaux, mot également utilisé pour déprécier les qualités morales et mentales de notre prochain dans certaines circonstances de la vie, et justifier son infériorité relative.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 14:54

http://www.adamantane.net/illustrations/tricheur_le_caravage/D'un voyage d'études au Québec, lors de l'été indien 1982,  j"ai rapporté entre autres découvertes le goût du sirop d'érable.Mon voyage au Tropique du Cancer a ranimé ce souvenir, cette préparation étant la bienvenue pour fluidifier de manière présumée goûteuse les faisselles de fromage blanc enrichies à la crème fraîche qui sont devenues l'une de mes sorties de repas habituelles.

 

Cette recette implique la mise à disposition d'un flacon de cette exotique mixture.

 

J'ai cru bien faire en faisant l'acquisition, au rayon idoine d'un magasin d'alimentation, d'une flasque [1]  de Canadian Maple Hut. Le dernier mot aurait dû attirer mon attention - que vient faire une hutte dans cette galère, si j'ose dire ? - mais le flacon a toutes les apparences de l'authentique. Le forme, caractéristique du produit d'origine, l'aspect du contenu, le dessin de l'étiquette représentant une installation de récolte de sève d'érable adornée d'une feuille d'érable rouge, les mentions Organic Canadian Syrup et, comble d'astuce subliminal, les deux  mots TABLE SYRUP naturellement perçus, en lecture rapide, par un acheteur francophone  comme (ER)ABLE SYRUP...

 

Une fois la flasque ouverte, premier doute : le liquide en icelle contenu n'a pas tout à fait la couleur ni la viscosité du sirop d'érable traditionnel, mais la mention BIO qui exalte le produit atténue la première impression. De même que le vrai sirop de menthe n'est pas vert, de même le vrai sirop d'érable...

Le sirop incorporé dans le mélange, c'est un vague goût de caramel qui stimule ce qui me reste de papilles opérationnelles : second doute. Mais comme j'ai appris à me méfier des indications parfois fantaisistes, très souvent plus chuchotées que farnchement dites, que lesdites papilles me communiquent, je pratique le crédit d'intention : il n'y a pas de lézard.

Une lecture d'abord distraite, puis plus attentive de l'étiquette apposée au verso (enfin, de l'autre côté du flacon que l'étiquette-affichette résumant l'identité du produit) me révèle à la fois la composition du mélange et  le pot au rose, ou, plus exactement, le pot au riz+canne (non, je ne ricane pas...) : la teneur en sirop d'érable de ce sirop à l'érable est de 5 % (cinq pour cent)

Il est possible de se demander s'il est bien raisonnable de gâcher du vrai sirop d'érable pour composer cette ripopée [2] d'ingrédients d'origine agricole. Suis-je bête ! Non, mais c'est bien sûr...pour mériter le droit d'insérer à entre sirop et érable !

 

Une recherche sur Internet m'a permis de découvrir que je n'étais pas seul dans mon malheur.

 

► Claudette Samson, dans un article paru dans Le Soleil daté du 20 février 2012 dénonce cet abus de dénomination : le Canadian Maple Hut contient du sirop de riz, du sucre de canne, de l'eau, 5 % de sirop d'érable et de l'arôme naturel. Cela n'empêche pas son distributeur, Bernard Michaud, d'orner sa bouteille d'une cabane à sucre traditionnelle dans un paysage de neige, sur laquelle est apposée la feuille d'érable canadienne rouge.

 

► Sur le Blog de Tioufout, même évaluation d'une tromperie qui, sans être éhontée, n'en est pas moins honteuse. L'auteur du papier démonte le mécanisme de la falsification par le visuel. Le recours à la stimulation BIO, même si méritée (après tout, ceux qui sont bêtes à manger du foin peuvent aussi manger bio...), lui semble être une preuve irréfragable du désir de rouler l'acheteur...

 

Linéaires, le magazine de la distribution alimentaire, n'hésite pas à remarquer, le 3 décembre 2009 : La promesse est néanmoins trompeuse, car le produit ne contient que... 5 % de sirop d'érable. Le sirop de riz, le sucre de canne et l'eau sont les principaux ingrédients. Sévères, mais justes...

 

J'ai donc envoyé un petit mot-pas-très-gentil à l'importateur français (qui appose légalement un code barre en 3, origine française, sur le produit, ce qui ne fait qu'augmenter la confusion, non ?) ,  Michaud, apiculteurs dans les Pyrénées Atlantiques,

 

Votre table syrup, "canadian maple hut" est une escroquerie. Tout est fait pour tromper le consommateur, sauf bien sûr la mention salvatrice en petites lettres ! Je ne vous félicite pas d'être ainsi complices d'arnaqueurs.

 

 Je considère mon courriel  comme une lettre ouverte.

Noter qu'en l'absence d'information je transfère la responsabilité initiale du mensonge sur le producteur, ne considérant l'importateur que comme un intermédiare ayant accepté le faking-marketing de son fournisseur...Attendons la réponse, avant d'analyser les signiffications souterraines possibles du nom de marque des établissements Michaud : Lune de Miel.

 

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Crédits Merci à Le Caravage pour Les Tricheurs, huile sur toile 94 x 131, datée de 1594 et conservée au Kimbell Art Museum.

Je n'allais tout de même pas valoriser l'unique objet de mon ressentiment en en illustrant cette diatribe. Ou plutôt cette interpellation, qui ne deviendra diatribe que si l'apiculteur cherche à m'enfumer dans sa réponse...


[1] J'avais tout d'abord écrit fiasque, mais une vérification m'a montré mon erreur. La flasque est une petite bouteille plate  (elle est flasque ?) et la fiasque une bouteille ventrue protégées par un paillage, genre dame-jeanne.

 

[2] C'est à mon ami Michel Martin de Villemer, poète émérite, que je dois mon initiation à quelques mots rares et cependant significatifs, dont...ripopée, qui titre un de ses ouvrages. La ripopée est aux vins ce que le salmigondis est aux viandes.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:14

http://www.adamantane.net/illustrations/l_alexandrin/Monsieur Ayrault, la fin de la pensée magique

L'impossible pacte social à la française

La France doit investir dans ses enseignants

A Moscou, l'absurde procès de trois chanteuses

Epilogue accablant pour Amstrong et le tour

 

Mais qu'ont donc en commun ces cinq titres du  Monde ?

 

Propriété qu'ils partagent avec la question posée.

Pas la date : respectivement 5 juillet (de l'année 2012, bien sûr...[1] ), 10 juillet, 13 juillet, 1° août, 25 août.

Pas le thème : intelligence politique, société, éco-pédagogie, diplomatie, éthique du sport...

Peut-être la raion d'être : introduire l'éditorial.

Sûrement la métrique : rien que des dodécassyllabes !

Le dernier cité va même jusqu'à mériter la qualification d'alexandrin modèle, du fait de sa structure en 3 / 3 // 3 / 3, en quatre tours de pédale j'atteins les sommets !

 

Du 5 juillet au 25 août, il y a eu environ 42 livraisons du journal (au compteur ; avec un peu de chance les fidèles abonnés en auront reçu au moins 40...).

Dans le même temps, dépouillement fait, l'ampleur syllabique des titres homologues varie de 8 à 16.Si ces ampleurs étaient équiprobables, hypothèse la plus raisonnable, chacune d'elle pourrait être décomptée 4,5 fois, c'est à dire en nombres entiers à 4 ou 5 reprises.

Que ces titres docécasyllabiques soient cinq est donc statistiquement normal.

Peut-on en déduire que cette métrique n'est pas plus naturellement harmonieuse qu'une autre [2] , et que notre alexandrin national n'exerce pas d'attraction particulière sur les prosateurs ?

Prosateurs ou journalistes ?

Comme l'aurait dit Oscar Wilde : Le journalisme est illisible, et la littérature n'est pas lue...[3].

 

Crédits : Merci à Alain Goepfert pour son huile sur toile L'Alexandrin. Cherchez bien les douze pieds, ils y sont.Certains moins visuellement décelables que d'autres...


[1] De retour de mon voyage au Tropique du Cancer, j'ai retrouvé les journaux que j'avais négligé de lire avant mon départ, trop occupé probablement par mes préparatifs .

 

[2] De même qu'en matière d'esthétique des proportions, selon une étude dont j'ai eu connaissance, le rectangle d'allongement 1,618 / 1 ( que les admirateurs du nombre d'or,  alias découpage en extrême et moyenne raison, ne prennent pas cette information comme une croisade antiφ !) n'est statistiquement pas jugé plus divinement attractif que les rectangles d'allongement  1,5 / 1 ou 1,7 / 1. Ce qui doit tout de même faire réfléchir... 


[3] Je viens de lire cette citation dans un parking, sur une affichette signée Printemps des Poètes...Il y avait tout de même d'autres extraits, même brefs, d'Oscar Wilde qui auraient pu honorer et le poète et la poésie. Sa tragédie Salomé, écrite en français, fait notable et significatif, et dont Sarah Bernhardt aurait pu être l'interprète principale, n'eût été la bizarrerie de la loi anglaise de l'époque - interdiction de porter des personnages bibliques à la scène...- eût pu fournir quelque phrase digne de cette manifestation.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 16:28

http://www.adamantane.net/illustrations/chevet_bourges/Une blogueuse il y a peu nous proposait une nomenclature critique de ses livres de chevet...

 

La table de chevet ayant pour vocation d'être cette bibliothèque de la pénombre qui nourrit nos endormissements, console nos insomnies et sécurise nos convalescences, la question du jour, ou mieux de la nuit peut être peut-être  :

 

 

 

Une table de chevet
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une table de chevet?
Qu'est-ce qu'on y voit ?
Quand elle est ouverte...

 

Je viens, par curiosité, d'examiner le contenu actuel de la mienne, sous l'angle bibliophilique, s'entend. Qu'y trouvé-je ?

 

ABC de l'ennéagramme, d'Éric Salmon. C'est Éric Salmon qui m'initia, courant 2000, à cette manière de structurer la variété des personnalités et de leurs interactions. C'est avec lui, et quelques autres,  que je préparai en 2001 un week-end d'études, Ennéagramme et vie chrétienne, quels discernements ? Rien d'étonnant à ce que je m'y réfère pour lire de manière critique et prudente le suivant de cette liste...

 

Le chemin du mat par les neuf branches de l'ennéagramme, de Nathalie Limauge. La difficulté qu'affronte l'auteur est de tracer des correspondances significatives entre un ensemble de 21 + 1 lames et un autre ensemble de 9 points, de 9 lignes et d'un cercle...Le 13 juin 2005, j'avais initialisé l'article Ennégramme sur Wikipédia, et je ne sais pas encore si cet ouvrage me donnera matière à enrichir cette notice. Car c'est avec une très grande prudence que je m'avance dans les territoires du TaroT et de l'ennéagramme.

 

Les fourmis n'aiment pas le flamenco, du ci-devant Auguste Derrière. Le titre est des plus logiques, puisque les fourmis n'aiment pas les applaudissement. L'auteur est le Nicolas Bourbaki du calembour illustré. La posologie au petit mat - attention, ce n'est plus le mat de l'ouvrage précédent ! - est, à l'expérience, d'un page recto-verso par nuitée.

 

Puy-de-Dôme, dans les pas des grands écrivains, choix de textes de Laurence Salomé et Jean-Paul Dupuy. Quatorze écrivains (français...) vaguement contemporains - plutôt du XIX°-  reconnaissent, comme un seul homme, à travers certains de leurs textes, avoir voyagé autour du Puy de Dôme. Même l'étonnant Jules Verne ! Indispensable index des lieux cités, ou Riom-le-Beau perd au passage son épithète distinctif...

 

Opinions provisoires, lettre d'information de Michel Moutet. Un long texte d'un ancien de Lumières dans la nuit - ce qui me reporte de mémoire à mes années 1962 et suivantes - et une réflexion sur la Parousie et le concept de Dieu.2.0 (Ca, c'est une reformulation de mon cru...).

 

Les sources occultes du nazisme et leur prolongement dans le monde actuel, de Jean-Michel Lesage. D'une part, comme je l'ai appris quelque part, il faut connaître ce que l'on combat. D'autre part, qui s'étonnerait qu'un agnostique intelligent - à la différence d'un libertin stupide...- s'intéressât aux sources occultes du christianisme (ou de l'islamisme, ou de l'israelisme...). Ce travail est un dossier des cahiers d'Ouranos. Sa lecture donne à réfléchir sur les ressorts intérieurs du fonctionnement des sectes qui réussissent, qu'elles durent 20 ans -Nazisme- ou 2 000 ans - Christianisme -.

 

La justice restaurative, pour sortir des impasses de la logique punitive, de Howard Zehr.La collection Le champ éthique de Labor et Fides est riche en textes ardus et essais difficles. Cela se mérite. L'exploration du triangle des assoiffés de justice que constituent la victime, l'infracteur -si ce mot est préféré à criminel ou coupable, il y a une très bonne raison... - et la communauté humaine impliquée, et ensuite celle du système qu'il constitue conduit à imaginer une autre manière de contruire la justice (au lieu de la rendre ?).

 

La Terre comme soi-même, repères pour une écospiritualité, de Michel Maxime Egger, un de Trilogies. L'hypothèse Gaïa n'est pas qu'une manière de vivre autrement la physique et la chimie des écosystèmes. La préface de Pierre Rabhi éclaire les lointains de cette tentative de puiser dans les ressources spirituelles de l'Orthodoxie une méthode pour méditer sur l'état des lieux et imaginer les chemins de la transformation écospirituelle.

 

Les oeuvres complètes de Gaston Leroux, de Maurice Leblanc, de Jules Verne, de Guy de Maupassant...

 

Or l'ensemble représente seulement une pile de livres d'environ dix centimètres d'épaisseur, dont environ trois pour le Michel Maxime Egger.

Où est l'erreur ?

Eh bien les oeuvres complètes de nos quatre romanciers sont comprimées dans un kindle, qui contient en supplément plusieurs polars dépareillés, la plupart des éléments du canon sherlockien, une Île au trésor et quelques autres ouvrages de science-fiction...

 

Ceci étant, me voilà contraint de reconnaître que moi aussi je fais partie de la catégorie des gens qui :

- mélangent les sujets, et

- lisent plusieurs livres en même temps.

 

 

Crédits

Cette image du ...chevet de la Cathédrale de Bourges (tiens, pourquoi Bourges, au fait... ?) est sous Copyright © Arnaud Frich - 1995 - 2011.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:37

Dans un papier à propos de pontuseau, j'avais signalé l'existence d'un sondage visant à choisir, dans une liste de vingt mots, le préféré des amateurs de mots. Et annoncé mon intention d'y revenir dans un papier ultérieur.

Ce papier ultérieur eût dû en bonne logique temporelle être un papier antérieur, le référent se devant de précéder le référé. Une contrainte de temps, et l'indisponibilité des fichiers source conservés pour signaler l'événement, m'obligea à commencer un peu par la fin.

 

Voilà donc le papier promis, qui pour pontuseau joue le rôle de préquelle....

 


 

http://www.adamantane.net/illustrations/festival_du_mot/Pour la 8ème édition du Festival du Mot, France Inter et TV5Monde organisent un vote pour élire le mot de l’année 2012. Les électeurs, autrement dit les internautes ayant accès au site idoine,  doivent choisir le mot de l’année parmi la liste établie par Alain Rey, président d’honneur du Festival.
Ces mots sont :

 

Agence de notation, amalgame, arrogance, changement, déficit, identité, (in)dignité, ingérence, promesse(s), populisme, pugnacité, réseau social, rupture, sociétal, tablette

 

Le classement ainsi établi devait être dévoilé le 25 mai.

A noter que je rédige ce papier le 27 mai, que j'y ai fait allusion le 17 mai, que je vais le déclarer publié le 2 mai et que le festival commence le 30 mai. Bel embrouillamini, et jolie étude de cas pour la Patrouille du Temps...

 

J'ai choisi amalgame. Les mot podiumisés sont changement et tablette.

Peu de commentaires à faire quant aux choix des votants, à condition que tablette ait été compris dans une acception plus ipadienne qu'assyrienne...

Je ferai un jour ou l'autre l'éloge de l'amalgame...

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:51

encres du mondeAyant, à propos du mot pontuseau, évoqué l'existence probable du lexophile, amateur de mots, j'ai fait une première recherche de référence, en particulier dans la liste des noms de collectionneurs..

Lexophile est bien attesté en anglais, en concurrence logique avec lexiphile, mais point, à ce niveau d'investigation, de traces de l'emploi de ce mot en français.

Voilà un vide à combler. Je vais m'y employer au plus vite...

 

Nous allons suivre, en particulier, le palmarès qui sera rendu public le 25 mai par les organisateurs du huitième festival du mot. Pour manifester votre préférence dans la liste des vingts préselectionnés, c'est ici. J'ai personnellement fait mon choix, mais ne voulant pas risquer une fortet amende, je me tairai dans l'attente du palmarès officiel. Il est à noter que les organisateurs ont choisi de mettre à jour en temps réel le classement, ce qui donne à ce sondage une petite allure de course cycliste....Vas-y changement !... Amalgame, amalgame, amalgame...

 

Si vous avez de quoi enrichir ce papier...

 

Nota : si l'illustration évoque plus la bibliophilie que la lexophilie, ceci est dû au fait que je suis en ce moment loin de mes (res)sources iconographiques.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 14:03

http://www.adamantane.net/illustrations/coeur/Quelle est la différence entre savoir par coeur et savoir par le coeur ? La même qu'entre mnémotechnie et cardognosie ?


J'ai lu avec intérêt  un papier, publié dans le supplément hebdomadaire récent [1]  du journal de la droite  [2] , où l'auteur relate partie des confidences d'une greffée du coeur qui ,depuis cette intevention chrirugicale, se souviendrait de rêves dont elle attribue le contenu, l'origine, les particularités, aux souvenirs personnels de la donneuse d'organe.


Certes, il y a une différence entre digérer un aliment carné et héberger un organe exogène, mais j'ai pu lire dans des travaux d'ethnologues, à propos d'anthropophagie, l'évocation de croyances magiques selon lesquelles assimiler le corps d'autrui permettrait de s'approprier des caractéristiques de sa personnalité.


La schématisation  extrême d'une telle approche du développement personnel est celle d'Eslie Crisler Segar prêtant à Pop-Eye-le-marin une santé de fer et une vigueur d'acier puisées dans la manducation régulière d'épinards, chenopodiacée supposée remarquable par sa teneur en fer.


Si le rêve est, comme l'esquisse la théorie du chamanisme, la manifestation des traces d'un état de soi dans lequel le double prend ses distances avec le corps matériel, pourquoi un être humain de type chimérique - au sens d'agrégat de génotypes différents, ce qui est la conséquence des hétérogreffes - ne serait-il pas l'hôte de rêves dont l'origine résiderait dans deux distorsions juxtaposées , celle du corps dominant et celle du corps fragmentaire hôte du dominant ?

 

 

 

[1] TV Magazine, n° 20 878, 18 au 24 septembre 2011, pages 16 et 18

[2] Ce journal revendiquant lui-même, à longueur d'éditoriaux, cette position, je ne vois pas pourquoi utiliser une autre manière allusive de le désigner...

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:33

 

 

Le 11 octobre, j'ai reçu de la CGPME le tract-message ici reproduit à l'identique.

 

Le 12 octobre 2010, la France fonctionnera à nouveau au ralenti. Les salariés du secteur privé, les plus concernés par l'inéluctable réforme des retraites, seront une fois de plus pénalisés. Les cheminots et les agents de la RATP notamment, "lutteront" contre un texte qui ne concerne pas les sacro-saints régimes spéciaux leur garantissant, on se demande bien pourquoi, un traitement de faveur.

D'ores et déjà, on peut annoncer "l'extraordinaire mobilisation" qui, comme de bien entendu, dépassera les 3 millions de personnes, selon les syndicats et approchera le million selon la police.

Au nom des autres millions de personnes bien réelles celles-là, qui chercheront le 12 octobre à travailler pour gagner leur vie et celle de leur famille, au nom de cette majorité silencieuse consciente de la nécessité de tenir compte de la réalité démogra phique, la CGPME dépose un préavis de ras-le-bol.

Et celui-là, pas besoin de se fatiguer pour savoir qu'il concernera, issues des secteurs public et privé, beaucoup plus de 3 millions de personnes.
Le gouvernement ferait bien de ne pas l'oublier plutôt que de multiplier les concessions qui risquent de transformer une réforme ... en réformette.

 

 

J'ai beaucoup d'estime pour les PME, et travaille par ailleurs à restaurer leur image auprès, en particulier, des jeunes ingénieurs qui sortent de nos Grandes Ecoles. Estime un peu altérée par moment par les  injustes conséquences de la mauvaise gouvernance humaine de quelques unes d'entre elles sur l'image globale du secteur.

 

J'ai beaucoup d'estime pour les syndicats, qu'ils soient ouvriers (encore que cette dénomination un peu désuète pourrait être susbtitué syndicats employés...Il est vrai que tous les employés sont salariés pour oeuvrer, donc être ouvriers au sens plein du mot...) ou professionnels ou même patronaux. Estime qui serait sans réserves si l'action syndicale éliminait plus vigoureusement de ses rangs les quelques profiteurs et  planqués qui ternissent sa réputation.

 

J'ai beaucoup d'estime pour l'art du tract, m'atant moi-même à de nombreuses reprises compromis dans cette activité ronéotative et langagière du temps de ma jeunesse...Et que sont certains billets de blogue sinon des tracts dématérialisés ? Estime qui serait sans nuances si quelques esprits tordus ne dévoyaient pas cet art en en produisant des textes dont la malveillance semble la principale raison d'être.

 

Ayant  trouvé que cet appel, glissé dans ma boite à courriels, méritait réponse, je me suis fendu d'un courrier en retour.

 

Arithmétiquement parlant, le principe de la retraite par répartition ne peut plus être viable à terme, sauf à réduire de manière importante le salaire avant impôt des actifs, après prélèvement des diverses charges alimentant entre autres les institutions de prévoyance.
Certains prélèvements sur les fonds des caisses de retraite complémentaires et des caisses dites des cadres ont déjà contribué, et contribuent encore aux ressources de la CNAV, mais de nouvelles ponctions seraient contreproductives.
Une réforme du dispositif est donc bien entendu nécessaire.
Y compris une évolution des les seuils liés à l'âge.

La solution proposée par le gouvernement actuel a pour inconvénient majeur de confondre répartition alimentée par les revenus et répartition alimentée par les salaires. Sans compter les petites - petites statistiquement, mais grandes pour celles et ceux qui en seront victimes - injustices annexes qui elles auraient pu faire l'objet d'évaluation et de rectifications.
Par ailleurs, elle ne mettra pas fin à l'atroce usage social, qui - je parle d'expérience, en ayant vu pas mal dans ma vie dans ce cas - , dans les PME encore plus que dans les grandes, beaucoup plus que dans les grandes, faute de contre-pouvoirs et de solidarité interne, veut que la seule personne qui ne soit pas vers la cinquantaine perçue comme un boulet à trainer, un has been inapte et rétrograde, soit le patron de l'entreprise (ou ses proches parents et alliés)...Les autres se trouvent poussées vers la sortie, par tous moyens pas trop illégaux, mais efficaces, environ dix ans avant l'âge dit du départ en retraite à taux plein. Et ensuite, les portes leurs sont fermées, sauf déclassement ou usage systématique par des dirigeants bien avocatés des divers effets d'aubaine de la législation sociale.

Cadre dirigeant et entrepreneur retraité, je me sens solidaire du mouvement de protestation qui se manifeste en ce moment.
De même que j'ai lutté à l'époque contre le CPE, et autres idées géniales proposées en loi par des personnes, ministres comme technocrates et parlementaires, qui dans leur grande majorité "n'ont pas de problème de retraite" ni de revenus.
Mon article est encore en ligne.
Je suis bien d'accord sur le fait que certaines entreprises à statut ont pour salariés des travailleurs échappant au régime général. Toutefois il convient de prendre en compte ce qu'a été, est ou sera leur pouvoir d'achat global, années dites actives et années dites inactives cumulées, avant de leur dénier le droit à une manifestation de solidarité. Par ailleurs, je ne m'opposerai pas du tout à la disparition progressive de ces exceptions, qui avaient un sens lors de leur mise en place, mais l'on perdu aujourd'hui.

Si les salariés du privé, dont les entreprises, vu leur taille, ont souvent peu de cohésion syndicale, voire sont dans l'impossibilité légale très étrange de s'en donner les moyens, traitent dans la grande majorité des cas leurs collaborateurs sans grand ménagement ni reconnaissance, voulaient prendre seuls l'initiative de protester par la grève, il savent quelles en seraient les conséquences sur leur vie quotidienne, leurs conditions de travail et leur emploi.
Ils  ne bénéficient pas, en matière de retraite, des possibilités offertes par une lecture intelligente de l'article 83...


Il y a donc une certaine forme d'hypocrisie démagogique dans un communiqué qui, s'appuyant sur les pratiques contraintes des salariés structurellement otages dans la majorité des  PME, dénonce comme un crime économique  une grève qui semble avoir des fondements raisonnables. Et un assez franc soutien des citoyens.  Le gouvernement Sarkozy  se montre assez buté et méprisant pour mériter pareille épreuve. Il est donc possible de voir en cette grêve, comme le suggère avec intelligence  votre titre en forme de slogan , un"avis de ras-le bol".

Comme consultant, j'ai formé des cadres d'entreprise au décodage des tracts syndicaux.A distinguer les malveillants de ceux qui reflètent un authentique appel à la justice. Comment confondre légalité et légitimité, choisir entre les faits ceux qui peuvent être interprétés dans le sens de sa lutte, utiliser la peur comme véhicule d'une manière de voir non argumentée, émettre des allusions déclenchant l'adhésion en stimulant les préjugés...Votre communiqué est un excellent exemple pratique de cette manière de tordre l'information. Et sur le plan de la rhétorique de classe, je vous  félicite pour cette magistrale mise en œuvre des principes de base de la "communication malveillante".

Ceci dit, vous êtes libre de vous exprimer en ces termes. Mais ne pensez pas obtenir une adhésion massive de tous vos lecteurs. Il en est qui connaissent le truc, comme on dit familièrement.

Bien cordialement.
JPD.

 

Je n'attendais pas bien entendu de réponse. D'ailleurs, si j'étais conseiller de la CGPME, j'aurais recommandé de n'en point faire.

La CGPME a le droit de défendre ses intérêts. Mais elle se trompe peut-être d'adversaire. Qui leur causera à long terme le plus grand tort ? Le corps social, qui proteste contre une réforme bâclée, conduite avec dédain par des politiques pas toujours très propres sur eux, ou l'institution Etat, qui a refusé de comparer de manière transparente des solutions variantes, et se prévaut d'une majorité parlementaire élue sur la base de promesses non tenues et d'ailleurs intenables ?

Question subsidiaire : comment est calculée la retraite de nos honorables parlementaires ? Il est vrai que, professionnellement parlant, ils mériteraient d'accéder à la catégorie des métiers pénibles, tenus qu'ils sont, pour la plupart, à supporter l'écartèlement permanent entre les manières du pouvoir et la considération due à leurs électeurs.

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 15:50

 

http://www.adamantane.net/illustrations/camember_christophe/Comment faire du neuf avec du vieux ? Christophe avait déjà évoqué, dans les années 1890, cette délicate question. Voir à ce sujet  l'épisode "Camember à la recherche d'une position sociale", page 16, case 2, dans l'édition Armand Colin de 1931 de Les facéties du sapeur Camember.

 

Il y a une quarantaine d'années, le notion de tableau de bord s'insinuait dans la mentalité de certains dirigeants d'entreprises françaises. J'ai d'ailleurs eu d'ailleurs l'occasion, en 1972, de rédiger à ce sujet une monographie, puis dans les années 1980, de monter des sessions de formation sur le même thème, à l'usage en particulier de l'Aérospatiale. Sans compter l'introduction effective du dispositif dans les entreprises où j'ai sévi, dont par exemple Cofiroute où pas mal de mes collaborateurs ont souffert pour mettre en application la redoutable IP 04 - autrement dit la procédure interne définissant  la formule, la posologie et les précautions d'emploi du tableau de bord de mon Département.

 

Les choses ont changé. Le plat et vulgaire tableau de bord a cédé la place à la merveilleuse cartographie décisionnelle, dont il est une des composantes, avec l'énigmatique géomarketing et surtout le très distingué structuralisme informationnel. Et pour achever de sérioriser le concept, le webmapping condense dans son essence anglomorphe toute la niousité artificielle de ce processus de construction des illustrations à valeur ajoutée.

 

Un brillant jeune homme a réaffirmé que Le recours à la métaphore cartographique confirme toutes ses promesses pour la compréhension d'un monde de plus en plus complexe. Rien à ajouter, Napoléon Bonaparte déjà assurait que Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours, et pourtant il savait aussi discourir...

 

Ayant été de tout temps très intéressé par la complémentarité entre image et texte, je ne boude pas mon plaisir. Je m'étonne seulement qu'il faille cet habillage verbal un peu incongru pour que des techniques déjà connues soirent prises en compte comme si elle étaient de fulgurantes innovations célestes transperçant le couvercle épais qui calfeutre nos imaginations enfumées.

 

Et n'oublions pas Jacques Bertin, et sa sémiologie graphiqe. Un précurseur tout de même. Son opus princeps, du moins l'édition qui orne ma proche bibliothèque - ce qui veut dire que ce livre est à très exactement 1,40 m de mon clavier quand j'écris - date de 1967. A noter qu'il y cite dès la page de garde ses seize collaborateurs, et dans l'introduction rend hommage à ses précurseurs, dont Emmanuel de MartonneFernand Braudel, Abraham Moles et autres Maximilien Vox.

 

A l'époque, nous faisions nos schémas et illustrations à la main, avec compas, tire-ligne, balustre à pompe, équerre, rapidograph rotring, et autres outils nous permettant d'accoucher de nos graphiques, de lécher nos crobars, de toucher les papiers,  de sentir sécher les encres, de créer nos nuances de lavis.


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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 15:55

60px-20-xx-jugement.jpgJ'avais déjà exposé ici en début d'année les grandes lignes d'un projet éditorial altruiste et désintéressé.

La situation sucessorale n'est en effet pas toujours un bon plan. De plus, cet épisode est heureusement moins répétitif que l'achat circonspect d'un pain complet où même la rédaction soignée d'une déclaration de revenus.

 

Le drame fondamental du thème de cet ouvrage que seuls d'obscurs tabous semblent empêcher d'envisager est de fait contenu dans son titre même : la succession pour les nuls.


En effet :

♦ d'une part il y a nuls et nuls. Une segmentation de cette honorable population s'impose. Il y a les nuls par manque de connaissance du sujet, les nuls par dysfonctionnement de la logique du raisonnement, les nuls par mépris du point de vue d'autrui, les nuls par provocation, les nuls par amour de la nullité,...

♦ d'autre part, et là est la toute nouvelle découverte que je ne veux pas celer à mes lecteurs, quand deux nuls s'associent et s'additionnent  donc, au grand dam des axiomatiques connues et de leurs conséquences arithmétiques les plus irréfragables, l'équation

[ 1 ]   0 + 0 =  0

est fausse. Archifausse.

La démarche scientifique la plus orthodoxe oblige à accepter ici les résultats de l'expérience, même s'ils contredisent inexorablement les données théoriques. Ce résultat, d'allure fortéenne, peut être symbolisé ainsi :

[ 2 ]   0 + 0 = - ∞ 

 

A savoir une infinité de manifestations d'incompréhesion, de procès d'intention, d'accumulations de contre-vérités, de combinaisons de sophismes. De quoi décourager l'adepte le plus invinciblement convaincu de la non-violence.

D'ou la nécessité d'un nouveau chapitre dans le sommaire envisagé.

Car la contemplation de l'équation [ 2 ] ne doit en rien nous faire perdre notre sang-froid. Ce serait...nul !

Le titre ramassé le zéro et l'infini étant déjà pris, et pas par n'importe qui -enfin, par son traducteur, car le titre d'origine évoque plutôt la l'engendrement du noir par le futur -  je choisirai peut-être, plus long mais plus explicite, les zéros parents de l'infinie bêtise ?

 

Attention, n'étant pas soumis en français de France à quelque contrainte d'épicénie que ce soit, j'ai utilisé le genre neutre pour écrire nul. L'expérience montre que, en avance sur le GDOF, les colonies ou logent les nuls, même les plus restreintes en nombre, sont largement et égalitairement ouvertes aux nulles.

 

Nota : L'image jointe veut/voulait illustrer la possibilité d'un flou dans le jugement. J'ignore si ce jeu de mot visuel est bien perceptible par le lecteur.

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