La
synergétique, dont le concepteur,
René-Louis Vallée, vient de décéder, n'est pas la science de la synergie, au sens relationnel, voire biologique du terme.
Il s'agit d'une théorie cosmologique de l'énergie et de la matière.
Dans un exposé fait à la Mutualité le 4 février 1976, il y a plus de trente ans, et résumant vingt années de travaux, il présentait les bases conceptuelles de cette assertion selon laquelle l'espace n'est jamais vide, mais rempli d’énergie diffuse ou de matière. L’énergie diffuse serait répartie dans tout l’univers sous forme d’ondes électromagnétiques de très haute fréquence ( de 10
16 à 10
27 gigahertz) . Ce milieu serait un réservoir d’énergie d'une capacité dépassant l'imagination, comme disent les littéraires... La matière ne serait qu’un rayonnement parvenu à ce seuil limite et qui se mettrait à tourner sur lui-même.
René Louis Vallée, comme Marcel Pagès et d’autres physiciens sont convaincus, grâce aux observations faites dans les expériences de fusion du токамак (
Tokamak , plus médiatisé depuis quelques années sous le sigle ITER), que l’on peut puiser dans la colossale réserve d'énergie du champ de l’espace. Des expérimentations concluantes auraient été montées en ce sens.
Ingénieur ESE, chercheur à Saclay, physicien nucléaire au CEA, puis chez Thomson CSF, il avait créé une association, la SEPED ,Société pour l’Etude et la promotion de l’Energie Diffuse, pour faire vivre et expérimenter ses idées. Ses travaux font partie de l'ensemble des recherches conduites dans le monde pour trouver des sources d'énergie dont l'exploitation ne dégraderait pas l'environnement.