
Un de mes partenaires du comité de lecture de
Jointure ( la revue qui s'aventure aux plus obscures devantures...) a demandé, depuis la place K.90 de la B.N.F., le 21 janvier 2006 à 9 h 43, communication de mon ouvrage
l'Arbre Parole.
Le système de réservation lui a courtoisement répondu, via la banque KL/K, sous référence T4 11.2-A, dans un mémo intitulé EL-8-Y-485(97) et apostillé du code barre 1 0000 09694737 7 par la locution :
Incommunicable avant depoussierageJe passe sous silence le fait que la B.N.F. émette des documents destinés au public ne respectant pas les règles de base de la typographie du F de BNF...
Je suis émerveillé de constater qu'anticipant sur les désirs les plus refoulés de l'auteur, le système de conservation des ouvrages lui fasse passer un message fort et clair : dépoussiérez votre oeuvre, elle date, nous ne la remettrons en circulation qu'une fois digne d'être communiquée.
A moins que cette information ne signifie plus prosaïquement que la couche de poussière accumulée sur cet opuscule, reclus depuis 26 ans au fond d'une travée obscure, ferait prendre au lecteur un risque pulmonaire auprès desquels silicoses et autres asbestoses ne seraient que bagatelle ?
Memento quia pulvis es, et in pulvem reverteris.En attendant, je vais me fendre d'une photocopie pour mon lecteur. Si le photocopillage est répréhensible, la pulvérophobie est-elle acceptable ?