*Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste

La transcendance, pour moi, ne se résume pas au discours de l'homme sur Dieu. Elle est expérience vécue, soit dans l'intimité d'une relation mystérieuse,voire mystique (μυστικός, de μυάω, je me tais) soit dans un égrégore fraternel, soit autrement, comme la vivent le cabbaliste, la sœur-des-pauvres, le chaman, la muqqadima, le derviche,la carmélite, le soufi,...
En effet, ô transcendance, que de crimes commet-on en ton nom, ou en dévoyant tes enseignements, depuis l'exacerbation de dérisoires différents théologiques en guerres étrangement qualifiées de religieuses, jusqu'au mépris du principe de précaution fondamental, qui serait de s'abstenir de dévaluer la transcendance en l'astreignant à s'aligner sur nos mesquines rivalités culturelles.
De même, la science ne s'enrichit pas seulement de sa spécialisation, qui pourrait plutôt l'appauvrir si, à ces tendances isolationnistes ne se superposaient pas des forces de convergence unificatrice et de contestation critique.
En effet, ô science, que de crimes commet-on en ton nom, ou en dévoyant tes acquis, depuis le gâchis des ressources naturelles jusqu'au mépris du principe de précaution fondamental, qui serait de s'abstenir d'empoisonner lentement Gaïa en la polluant avec les détritus de nos plus hasardeuses expérimentations.
Toutefois, l'essentiel est que le problème soit débattu, approfondi, même si les termes dans lesquels il est posé peuvent être perçus comme imparfaits.
Il va de soi que les commentaires que je fais ici sur les dévoiements de la science et de la transcendance ne sont pas à mettre au débit du conférencier. Au contraire, je rends hommage à son courage : le sujet est difficile.