L'auteur de
Le voleur dans la maison vide a osé écrire
seuls les bons professeurs forment les bons autodidactes.
Hier soir, sur une chaine nationale française, un ministre, sous l'œil goguenard d'un ex-ministre recyclé dans le chaud-bise, tentait de défendre le processus d'instruction publique qui actuellement
fabrique des crétins.
Le mot est certes un peu fort, et la généralisation induite par le titre peut desservir l'émetteur de l'idée.
Mais comme la qualité du résultat semble bien inversement proportionnelle aux efforts déployés par les acteurs, qui n'en sont que plus injustement critiqués, le qualiticien qui sommeille en moi aurait tendance à mettre en cause :
- -l'environnement du process, y compris l'absence d'implication de trop nombreux parents qui n'ont pas compris que c'étaient eux qui sous-traitaient – avec devoir de regard – à des spécialistes certains aspects (apprentissages psychomoteurs, connaissances conceptuelles, ...) de leur responsabilité éducative, et pas le contraire ;
- -le filtrage amont (en termes industriels, la capacité des intrants à satisfaire aux prérequis, et les modalités pratiques leur permettant de se mettre à niveau avant de polluer le processus) ;
- -la sanction aval (toujours en termes industriels, le contrôle de conformité ; quand je vois que des jeunes ingénieurs assimilent graphiquement futur à conditionnel, et que je m'aperçois qu'il ne s'agit pas d'une quelconque négligence orthographique, mais bien d'une confusion mentale profondément enracinée dans leur mode de réflexion, je m'étonne que les trains roulent et que les avions volent...).
Qu'ajoute
Ludovic Delory à cette citation rafraichissante de
Jean-François Revel, alias Jean-François Ricard, expert en provocations ?
Il écrit :