L'art de l'autoportrait consiste, en résumé, à s'opérer comme sujet dans son art. Selon l'art pratiqué, le processus est plus ou moins réalisable et le produit plus ou moins pertinent en référence au but poursuivi.
Dans un premier temps, j'ai essayé d'évaluer la faisabilité d'un autoportrait en fonction de la nature de l'activité artistique exercée. Ce classement, provisoire, est :
-Technologiquement facile : les arts de l'image, à deux ou trois dimensions, souvent considérés comme seuls aptes à permettre cette manifestation de la volonté
interprétative de l'ego...si l'un dit
autoportrait l'autre pense
peinture et miroir... :
Graveur – Peintre – Dessinateur – Sculpteur – Modeleur – Cinéaste – Photographe – Calligraphe
-Technologiquement jouable : les arts de l'écriture. L'autoportrait en littérature, à nuancer de l'autobiographie, fait l'objet de ...
recherches littéraires. Le graphologue considère-t-il la page d'écriture comme un autoportrait à décoder ? En quelle mesure un CV est-il aussi un double AP, identité écrite et identité photographiée ? Une réponse personnelle à un test projectif est-elle un autoportrait ésotérique ? Combien de fois le mot autoportrait dans des titres d'ouvrage ?
Écrivain – Essayiste – Philosophe – Dramaturge – Poète
-Technologiquement risqué : les autres arts
Chorégraphe – Musicien – Architecte –Chanteur (la musique, pas les paroles...)
Une gougueulisation de
autoportrait dénonce 1,4 MRéférences (soit dix fois moins que
portrait ;
hétéroportrait et
homoportrait donnent, eux, cent mille fois moins de touches, soit une vingtaine... voilà deux néologismes presque libres de droits ?) et 25 KImages...Et à peu près autant pour auto portrait (en deux mots).
Les
psychopathologues s' y intéressent...
Un blogue n'est-il pas en fait un autoportrait construit par petites touches ? Si quelqu'un a une idée...
Crédits : merci à
Ciri Bull, le seul à avoir
signé un autoportrait en l'intitulant hétéroportrait....