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*Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste

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Plus riche que riche


Mon père, artisan menuisier-charpentier, me disait en parlant de ses "riches" clients – en fait des gens de la classe dite moyenne-supérieure (aujourd'hui, un revenu annuel de l'ordre de 75 000 euros ) –  Ils gagnent bien leur vie, tant mieux, ne nous plaignons pas, ça fait marcher le commerce . Aspect dynamique.
Aujourd'hui, le montant de l'épargne des ménages, si j'ai bien lu, est de l'ordre de 175 milliards d'euros, ce qui n'est pas rien au total, mais est distribué de manière plus qu'inégalitaire. Aspect statique.

La richesse (personnelle, familiale, nationale?...) peut être étudiée en termes de flux et en termes de stocks.
Au fond de nous, nourris par les comédies de mœurs de Jean-Baptiste Poquelin-Molière et  les fables renouvelées des anciens par Jean De La Fontaine, nous percevons la richesse en termes de stock : un patrimoine liquidable, des lingots d'or, une collection de tableaux cotés, un portefeuille d'actions robuste....
Cette richesse est morte, inutile – sauf à habiter sa maison, regarder ses tableaux, pratiquer le placement à long terme pour doter ses filles, certes – mais beaucoup de propriétaires fonciers se désintéressent de leurs immeubles, moult possesseurs de parts de capital ne songent qu'au profit spéculatif, et nombre de collectionneurs dissimulent leurs possessions dans les  tréfonds d'un coffre obscur de haute sécurité.

La richesse morte sécurise une minorité, immobilise des capitaux, bloque le développement.
La richesse circulante, elle, profite à tous, irrigue les échanges, permet à chaque acteur économique, en ayant les moyens de vendre sa force de travail, de vivre de manière décente dans une "honnête aisance".

Pour chacun de nous, aussi, un riche est quelqu'un qui gagne, mettons trois fois plus que nous : nous sommes donc presque tous le riche de beaucoup d'autres et le pauvre de quelques uns...

Autrement dit, définir ce qu'est un(e)  riche est un exercice sémantique plutôt difficile. A plus forte raison répondre à la question : pouvons-nous nous enrichir sans pour autant appauvrir autrui ?

La réponse, à mon avis, est presque certainement non si la richesse est perçue en termes de stock. Voir le livre de Jules Verne La chasse au météore où est esquissé ce que deviendrait l'économie mondiale – de l'époque – si un stock d'or égal à mille fois, ou plus, les réserves mondiales nous tombait du ciel...

La réponse est peut être oui si la richesse est perçue en termes de flux, comme étant une espèce d'énergie renouvelable. Dans ce cas, tout le monde peut profiter de la circulation du flux, ce qui implique la renonciation aux cagnotes et autres pièges à richesse.
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A
et si la vrai richesse c'était de travailler moins (4 heures par jour comme le préconisait Bertrand Russell, philosophe anglais, au début du 20ème siècle) !?
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B
Et finalement...si la " vraie " richesse était en nous-même ? Voir la vie avec optimisme malgré tous les malheurs qui nous accablent, mais n'est-ce pas le lot des mortels !<br /> L'essentiel est d'avoir de quoi subsister assez confortablement. Cela suffit amplement à notre bonheur. Aller à la rencontre de l'autre est également une autre richuesse.<br /> Bien à toi<br /> Pierre
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