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*Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste

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Voeux à qui en veut

Après les voeux de Noël, voilà le moment des voeux  de Nouvelan.
Après la commémoration de Sol invictus, voilà celle de Janus Bifrons, la porte de Janvier et de l'année solaire tout entière.
Au passage, je recommande la lecture de l'excellent article de Francis Martens dans le Monde daté , comme par hasard, du 31 décembre 2005...Excellent car à la fois bien documenté, humoristique, et  théologiquement incorrect (au sens du questionnement, pas des faits rapportés ni des intentions explicitées).

Il y a un an, j'avais formulé trois voeux , en me centrant non sur l'aspect émissif : quels voeux présenter ? mais sur l'aspect réceptif : comment traiter ceux qui me sont adressés ?.
Aujourd'hui, j'en formule trois autres, tentant d'y résumer l'état actuel de ma réflexion sur  le décours du temps. J'y intègre ce que m'ont apporté mes échanges avec mes amis et mes proches, en particulier des perspectives sur le paradoxe du mal, l'armure du mental, et les mécanismes de la mélancolie.

Que le mal ne soit plus considéré comme une vengeance divine, mais plus lucidement comme une des spécificités de l'être humain, qui est responsable de sa contagion comme de sa contention.

Que les voeux franchissent le barrage du mental, transpercent la carapace des conventions, pour aller au plus profond du coeur, qui a sa part nécessaire de gouvernement, et s'accomplissent en actes visibles et en gestes fraternels

Que notre joie d'exister, même insatisfaits, même souffrants,  même inquiets, remonte à la surface de nos mélancolies et qu'elle puisse ainsi être au contact du cosmos pour y ajouter sa modeste lumière.
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A
Le subconscient sculpte les eaux de l'être ? Et, comme le dit Heidegger (être et temps, 1922), l'être étant le berger de l'étant, alors il peut y avoir causalité circulaire : ce que j'écris de manière consciente forme qui je suis inconsciemment, lequelle niveau de ma personnalité pilote subrepticement le conscient qui s'exprime... Aussi fragile que le givre sur la rose de décembre.
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S
A propos de sculptures d'eau...Comme quoi, la richesse de l'écriture dépasse toujours de loin ce que l'auteur croyait y mettre, oubliant que le subconscient ne se prive pas d'en rajouter ! Je trouve tout cela assez passionnant !Simone GABRIEL
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A
Il y eut, Viviane, le langage des fleurs et  des timbres.Nos temps modernes choissent  l'ancolie,cette renoncule capteuse d'eau, pour illustrerde rosée matinale le langage des mèls.
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V
Vos voeuxme parlentau plus profondde mes maraisde mélancolie...
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A
Merci pour vos encouragements. Et surtout pour le «tuyau» sur les sculptures d'eau. Comme ingénieur, ayant fait vers 1967 de la recherche appliquée en fluidique, je me suis intéressé en parallèle à la cymatique (la visualisation des vibrations) , puis au phénomène de couronnes accompagnant l'impact de gouttes sur une surface liquide. L'examen des photos en effet très étonnantes que présente le site indiqué m'a conduit à rechercher dans des dossiers anciens trace de la documentation conservée à ce sujet. J'ai retrouvé une page de la revue Réalité... Ce qui est de plus très troublant dans votre remarque, c'est que je n'avais jamais fait explicitement le lien entre ces recherches esthético-technologiques ( entre 1967 et 1970 j'avais travaillé, en sessions de modelage, aux Ateliers des Trois Soleils, sur des formes déduites de l'observation des remous autour de pavages ou d'obstacles à section circulaire) et le titre donné  quinze ans plus tard à mon livre (titre dont la première rédaction était l'oiseau supplice, abandonné car faisant trop directement référence au mythe de Sisyphe ). Et en regardant à nouveau ces images, le lien est devenu pour moi irréfutable. Je pensais mon titre uniquement dicté par une analogie entre la fluidité du langage et la permanence de forme que fige le choix de l'écriture. Vous m'avez apporté une autre filiation.
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