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*Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste

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L'enfant pied-noir

Le  Webzine de l'Aire Falguière

N° 3—  3 février 2006

Depuis le 12 janvier, Albane Aubry et Christian Pélissier font ressurgir, vont revivre, sur la scène de l'Aire Falguière, les souvenirs tendres-déchirants de l'enfant pied-noir.
Un gamin jeune-âgé, cinquante ans ayant passé, renoue avec l'évocation d'événements fondateurs de sa personnalité, dénoue les volutes de l'image intemporelle de sa mère,  contrenoue les traumatismes héréditaires qui endolorissent ses origines, qu'ils soient familiaux, culturels ou historiques.


Si la remémoration débute sur les pieds légers d'une enfance pittoresque, elle poursuit  à pas plus lourds sur le chemin des drames, puis reste suspendue dans la danse  qu'esquisse le sang de larmes devenues impossibles à libérer.
Plus le jeu des acteurs est sobre, plus l'émotion enivre le témoin, bouscule les murs de la raison.
Le temps n'est pas suspendu, mais retourné, recréé, réinventé. Il est fidèlement servi, dans cette involution que la lumière stimule et les musiques facilitent, par ses deux complices, l'espace et le rythme,
Pour qui peut retrouver, dans la voix de son souvenir, après les avoir entendus de quelque manière que ce soit, dans quelque rôle que ce soit, depuis quelque endroit que ce soit , les mots Casbah, Aurès, Toussaint, Rébellion, ce bref spectacle sera l'éclair fulgurant illuminant un cristal de mémoire.
Telle est la commémoration qui m'a été proposée ce soir.
Pas de jugements irréversibles, pas de plaintes exapérées, pas de rancoeurs irréconciliantes : seulement  le discours du destin, le décours des dédains, les détours du divin. Comment une communauté fondée sur la diversité acceptée,la tolérance  espiègle, les inégalités assumées  peut-elle être un jour d'orage fracturée par  un séisme inattendu  et cependant prédictible ?

Le travail de traduction , de transfiguration, de Marie-Christine Bras qui a su transmuter avec rigueur et originalité la matière brute d'une relation romanesque en la suite poétique d'une tragédie moderne mérite  plus que reconnaissance : remerciements.
Élie-Georges Berreby avait-il songé à telle métamorphose ? Elle, elle l'a réalisée.
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L
Petit message lancé dans la blogosphère à propos de L'ENFANT PIED NOIR:<br /> un remarquable travail d'adaptation et de mise en scène<br /> je vais souvent au théâtre, suis malheureusement souvent déçu<br /> et là, une belle surprise: un duo captivant<br /> adapter un roman est toujours une tâche difficile voire impossible<br /> je ne connais pas le roman d'E-G Berreby, en tout cas, ça donne envie de le lire... donc je suppose que l'adaptation est réussie.<br /> BRAVO! <br /> LD
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G
J'ai quand même réussi à te retrouver ! Tu as laissé un très bon commentaire sur mon blog, mais ton adresse est sans doute mal notée (je ne connais pas le terme exact) puisqu'on tombe sur rien. Je ne savais pas que tu étais freeWOmen, je t'ai trouvé chez dieudeschats.Je t'ai donc rajouté sur ma liste. Pas étonnant que tu ne sois qu'à 60 de br ! Il faut dire que tes articles sont vraiment pointus et pas faciles à lire (il faut avoir au moins bac +10). J'essaierai quand même de revenir et de comprendre ce que tu écris quand j'aurais du temps devant moi.
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M
Merci beaucoup pour cette critique, elle nous va droit au coeur.
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L
Je découvre ce blogue et  reviendrai.<br /> Salutations<br />  
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