Les idées critiques qui nous sont chères, lentement mûries et rouies dans les eaux de l'expérience, et dont nous arrosons notre jardin personnel lorsque nous surprenons la germination de graines de mauvaises idées, d'idées dangereuses , voire d'idées nocives ou fatales, vont-elles être bientôt interdites au prêt de voisinage, puis à l'utilisation privée?
Déjà, les multinationales des idées tout-public, des idées pas chères et prêtes à l'emploi, ont ouvert leurs grandes télésurfarces et leurs réseaux de médias de proximité. Ne seraient-elles pas légitimement désireuses de rentabiliser leurs investissements, y compris en cerveaux préstructurés et bouches préformatées ?
Le purin d'idées, cette chose sale où l'empathie et la tolérance se sont lentement agrégées à l'idéal libertaire et aux perspectives éducatives de l'autonomie, fait tache dans les rayons bien rangés ou idéologies en poudre et convictions lyophilisées sont alignées dans leurs boîtes avantageuses pour collectivités et leurs sprays magiques à influencer dans les replis de conscience.
Purin d'orties, purin d'idées, même combat...
Crédits :Merci au ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'État de l'Ontario, qui consacre sa prose règlementaire au danger des pesticides chimiques.
On notera que le danger, tel les pirates, frappe d'abord à la tête...
Merci à Freezine et
pile de collectif