Pour compléter mon papier précédent sur l'éloge de la faute...
En rangeant une partie de ma bibliothèque, je retrouve un fascicule (vingt-huit pages...) titré L'analyse grammaticale et logique du cours moyen au cours complémentaire.
Il a été commis par R. Piquemal et J. Dubroca, imprimé au centre public d'apprentissage masculin de Lisieux et distribué par la coopérative de l'école publique de Livarot.
Les auteurs débutent leur travail par cet avertissement :
Ce livret d'Analyse basé scrupuleusement sur la nomenclature officielle a pour but :
1-d'assurer la continuité de l'étude de la grammaire du Cours Moyen jusqu'en Troisième d'après une méthode bases sur l'observation...
2-de servir de conclusuion pratique à chaque leçon.
Nous avons voulu faire découvrir les bases qu'il n'est pas permis d'ignorer, à partir desquelles il sera possible de rechercher la nuance ; ce qui reste un des charmes de la grammaire.
Ils concluent , sans en faire un fromage (?) : Ce recueil ne rapporte rien à ses auteurs, sinon la satisfaction d'avoir fait peut-être œuvre utile.
A noter que les exemples au service de l'analyse logique sont tous extraits d'un
conte signé d'
Alphonse Daudet, très amicalement et anonymement en cette affaire aidé par
Paul Arène,exploitant lui-même avec intelligence le fonds des histoires populaires provençales,
La chèvre de Monsieur Séguin.
Si quelqu'un en sait plus sur ces valeureux et modestes instituteurs (ou institutrices), merci de le faire savoir...
Crédits : merci aux Éditions du Père Castor - Flammarion - et à André Pec pour son illustration....La version pour enfants est amputée de son incipit et de sa chute. L'histoire de la chèvre est en effet enchâssée par l'auteur dans un courrier à M. Pierre Gringoire, poète lyrique, à Paris, comme apologue des risques de la liberté...
Pierre Gringoire, poète français du XVI°, est mis en scène par Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris et par Théodore de Banville dans la comédie éponyme.
Mon exemplaire est © Flammarion 1946, dépôt légal 3° trimestre 1949.