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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
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  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 15:55

http://www.adamantane.net/illustrations/la_flamme_d_une_chandelle/Voilà deux disciplines rarement mises en présence... Quelle lecture transversale viendrait, sinon les rapprocher, du moins les présenter l'une à l'autre.

Assez nombreux sont les poètes qui ont approfondi, dans leur quête, la dimension spirituelle, et même religieuse de leur incarnation. Peut-être quelques théologiens se sont-ils laissé aller à aborder, pour leur propre compte,  les mystères de la poétique. Mais jusqu'à présent, les replis de mon cortex n'avaient pas accueilli de données, analogiques ou logiques, verbales ou symboliques, sur l'étude de l'intersection { [Théologie] ∩ [Poétique] }.

 

C'est une critique de Pierre Tanguy parue dans l'e-revue Recours au poème qui m'incite à m'en préoccuper ici.

 

De quoi s'agit-il ? François Cassingena-Trévedy, théologien, moine bénédictin de l’abbaye de Ligugé, pose la question des rapports entre Poétique et Théologie.

Pierre Tanguypubliée par l'e-revue Recours au poème qui m'a révélé l'existence d'une telle préoccupation. Elle est portée par François Cassingena-Trévedy, théologien, moine bénédictin  de l’abbaye de Ligugé.

Il s'était antérieurement intéressé aux relations entre Liturgie et Littérature. Domaine où il y aurait en effet beaucoup à travailler - c'est à dire passer du spéculatif à l'opératif - , les textes liturgiques dont j'ai eu connaissance, tant dans les églises que dans les temples pratiquant le plus souvent, en matière d'ornement littéraire, une ascèse certes compréhensible, mais peu exaltante, voire pas enthousiasmante [1]du tout.

 

La poésie, écrit-il,  fait toujours son domicile, très humblement, dans les interstices .

Il m'est arrivé de méditer sur le mystère des encoignures. L'encoignure est tout juste une promesse d'interstice. Il faut un séisme pour qu'elle s'entrouve, telles les tombes lors du jugement dernier selon l'iconographie médiévale.

 

Ce liturge est aussi, selon mes sources,  émailleur, maître de choeur, écrivain, et a publié sa propre version de La flamme d'une chandelle, sous le titre Élucubrations...Il sait donc, a priori, de quoi il parle

 

   

Je suis cette encoignure à l’angle des falaises
Où le vent de la baie amasse les épaves,
Fleurs d’embruns, galets gris, coques creuses
Que mon étreinte aiguë écrase en sable d’or.

Je suis cette encoignure au bas des monuments,
Où le mur et le sol en leurs noces discrètes
Engendrent ce rais d’ombre où rosées et poussières
Tracent leur mince croûte espoir de cicatrice.

Je suis cette encoignure au dièdre de deux ailes
Que l’archange du rêve essaye de déployer,
La verticale pour résoudre les étoiles,
L’horizontale afin de nommer les lointains.

Je suis cette encoignure où la terre et le feu
Fondent en fin cordon quand la foudre acérée
Vitrifie le rocher inerte, et que rature
D’un graffiti obscur un dieu précipité.

Je suis cette encoignure où les airs et les eaux,
Lames bleues de ciseaux sous la lune s’affrontent,
Quand l’ouragan vortex engrosse l’océan
Pour tracer ce fil net qui est fils du chaos.

Je suis cette encoignure entre tête et épaule,
Formant équerre pour que la main de l’ami
Y trouve un appui juste, et la joue de la femme
L’abandon consenti en exacte posture.

Je suis cette encoignure à l’angle de la marche,
Rythmant le pas rituel de l’adepte montant
Vers le seuil du mystère et la porte qu’il doit
Savoir se faire ouvrir et franchir initié.

Je suis cette encoignure au fond de la pensée
Ou deux idées issues de germes différents
Tels cristaux embrassés subitement se maclent
Engendrant l’improbable au creux de leur contact.

Je suis cette encoignure en l’axe de la croix,
Le recoin du gibet logeant le sacrifice,
Aine et aisselle du corps que l’on écartèle
Pour supplicier la vie et supplier la mort.

Je suis cette encoignure au tracé de la lettre
Le point immatériel qui condense l’espace
Et dans l’en-soi rassemble en unité secrète
La création éparse enfin réassemblée.

 

 

 

Mais si ma méditation m'a conduit, par les méandres de mes sentiers intérieurs, à me mettre dans la peau d'un adepte, à évoquer le symbole de la croix, et même à nommer l'en-soi propre à une certaine cosmogonie religieuse, rien de particulièrement théologique dans mon texte. Je n'aurais d'ailleurs aucune autorité à tenter ce rapprochement.

 

Il me va donc falloir aller à La Procure, le lieu idéal pour effectuer ce genre d'emplette - d'autant que j'y peux profiter des avantages d'une carte de fidélité... - me...procurer Poétique de la théologie, Ad Solem 2011, 115 pages, 19 euros.

 

[1] Je n'ai pas dû choisir ce mot par hasard

la poésie « fait toujours son domicile, très humblement, dans les interstices »  - See more at: http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/po%C3%A9tique-de-la-th%C3%A9ologie/pierre-tanguy#sthash.nUF88EgJ.dpuf
François Cassingena-Trévedy, théologien, moine de l’abbaye de Ligugé - See more at: http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/po%C3%A9tique-de-la-th%C3%A9ologie/pierre-tanguy#sthash.nUF88EgJ.dpuf
François Cassingena-Trévedy, théologien, moine de l’abbaye de Ligugé - See more at: http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/po%C3%A9tique-de-la-th%C3%A9ologie/pierre-tanguy#sthash.nUF88EgJ.dpuf
François Cassingena-Trévedy, théologien, moine de l’abbaye de Ligugé - See more at: http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/po%C3%A9tique-de-la-th%C3%A9ologie/pierre-tanguy#sthash.nUF88EgJ.dpuf
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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 18:18

http://www.adamantane.net/illustrations/jean_laugier/Je viens de réaliser [1] que Jean Laugier, poète émérite, que j'avais rencontré en 1987 à la SGDL lors de la remise des prix d'automne - nous en étions tous deux, et lui dans un degré bien supérieur au mien - n'existait pas dans WikiPédia.

Nous avons aussi été publiés ensemble dans une revue internationale de poésie..

Il m'a donc été agréable de passer deux heures à combler la lacune.

 

Chère lectrice, cher lecteur, vous connaissez la règle du jeu de la base de données encyclopédique WP : tout le monde peut contribuer...Merci donc de compléter ma première ébauche.

 

L'association Voix Tissées a sûrement des informations qui viendaient utilement compléter celles de mon dossier personnel ?

 

Le 25 août 2006, je lui avais ici rendu hommage à l'occasion de son décès. Mon papier avait été posté depuis Saint-Gilles-Croix-de-Vie...Coïncidence, c'est aussi depuis ce lieu que je poste dette brève.

 

A noter que le fonds Jean Laugier est géré par la Bibliothèque Universitaire d'Angers. Cette notion de fonds mérite peut-être approfondissement ?

On parle de fonds de commerce, de fonds de sauce, de fonds de roulement, de fonds d'écran même. Circulent dans d'étranges véhicules les convoyeurs de fonds...Faut-il inventer les pourvoyeurs de fonds, les détourneurs de fonds, les protecteurs de fonds ?

 

Quelle formation reçoivent les archivistes-paléographes - les brillants souteneurs d'une thèse de l'Ecole des Chartes -  , les bibliothécaires, les conservateurs, pour filtrer, inventorier, classer les divers matériaux livrés au titre d'un fonds brut, pour en faire un fonds propre, net, accessible ?

 

Jean Laugier était aussi dramaturge et acteur, et avait même une filmographie (ce que je viens de découvrir...)

 

-----------------------------

 

Crédits : La photographie vient de mes archives personnelles, elle a été repiquée d'une revue littéraire en ma possession. Je complèterai ultérieurement des données requises.

 

[1] Je réalise avoir employer réaliser dans un sens pas tout à fait sémantiquement correct, car pollué par le faux ami to realize, et relevé par certains comme d'un fâcheux laxisme...Le grand Paul Claudel, qui utilise ainsi ce verbe dans l'Echange, me dédouane-t-il ?

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 19:20

http://www.adamantane.net/auteurs_edites/l_empreinte_orangeL'Empreinte Orange, dont la rédactrice-en-chef et directrice-de-publication est Nadine Najman,  est une des manifestations d'existence du Salon Orange...Mais encore ?

 

Le Salon Orange est une association fondée en 1956 (l'année de mon bac...) par Joël-Henri d'Alscit, alias Christian Colin, sous le titre distinctif d' Association d'artistes et de gens de lettres pour les jeunes.

 

Une de ses valeurs fondamentales, affirmée par les fondateurs et leurs continuateurs, est le partage de l'amitié : L'affectio societatis n'est pas que l'une des propriétés juridiques des sociétés, anonymes (là, il faut expliquer en quoi l'anonymat des porteurs de part est compatible avec ce concept...) ou revêtant d'autres formes, et définie  aux articles 1832 et 1833 de notre Code civil. Dans un cadre associatif, il convient pour certains, et j'en suis,  qu'elle soit sublimée et déborde du strict concept d'intérêt commun pour s'épanouir dans une passion commune et le tissage de liens sociaux chaleureux.

 

Après avoir mené pendant des décennies une vie normale pour una telle association, Le Salon Orange a vécu le 17 mars 2012 une EMI dont l'issue a été une résurrection proche de l'insurrection contre un conseil d'administration démissionnaire.

 

L'association regroupant des artistes, son activité va plus loin que la seule chose/cause littéraire. Elle diffuse l'oeuvre de plasticiens, soit par reproduction d'images dans sa revue trimestrielle, soit pas montage d'expositions. Elle a, en son temps, accueilli des musiciens, des compositeurs-interprètes.; et très probablement   leur est-elle toujours ouverte...

 

En ce moment, il est proposé de concourir pour la maquette de la couverture des livraisons de 2013. Il est aussi possible de donner du grain à moudre (ou plutôt, vu la localisation géographiqe rémoise de l'association, du raisin à presser...) au jury du concours de poésie 2013, organisé sous l'égide de Nadine Najman. Pour obtenir les règlements de ces amicales compétitions, une seule adresse : michelle.collin@free.fr

 

Pour en [sa]voir plus, visiter l'exposition qui sera vernie ( ou vernissée ?) ce 22 septembre à 17 h salle Suzanne Tourte à Cormontreuil, et ouverte tous les jours de 14 h à 19 h jusqu'au 30 septembre.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 11:04

http://www.adamantane.net/illustrations/au_sabot_filigrane/Les mots nous fascinent, non ? Au point qu'un sondage est lancé - dans quelles eaux plonge cette sonde ? quel fil la soutient-elle ? Est elle conçue pour rapporter un échantillon ?...Autant de questions légitimes à se poser... - pour choisir, dans une liste de vingt mots, le préféré des amateurs de mots - y-a-t-il un lexophile dans la salle ? - ..J'y reviendrai dans un papier ultérieur.

 

Papier,  tiens. Quel est ce mot dont le sens a glissé, non comme la plume sur la feuille, mais du contenant au contenu ? La surface des écrans de nos moniteurs, portables et autres tablettes n'a du papier de papeterie que des propriétés communes : une apparence vaguement superficielle et la capacité à accueillir des lignes ou surfaces de couleur...

 

A propos de papier, je suis occupé à lire L'histoire d'un vieux métier, le papier d'Auvergne est fait à la main comme au moyen âge, d'Elie Cottier, aux éditions Mont-Louis, à Clermont-Ferrand...Orné de gravures sur bois attribuées à Frank Bal et François Angéli, ainsi que de nombreuses reproductions de filigranes et d'étiquettes de rame, et d'un florilège de noms de format. Date inconnue. Se termine par l'éloge du papier Au Sabot, à la fois souple, élastique, exempt de charge, satiné, et , surtout, surtout amoureux de l'encre.

 

C'est page 18 que j'ai déniché le vocable pontuseau..Qui réapparait page 81. Que peut-il évoquer pour vous, chère lectrice, à quoi vous fait-il penser, cher lecteur ?

 

PS

Je me rends compte, cinq heures après avoir publié mon papier à propos du mot pontuseau, que j'ai dérogé à la règle orthographique voulant que le titre commence par une lettre capitale - que certains nomment majuscule, ce qui est l'objet d'un beau débat entre typographes, débat d'autant plus instructif que, dans le cas de beaucoup de polices de caractères, la capitale revêt la forme de la majuscule...[1].

Je modifie donc la graphie du titre.

 

 


[1]

Comme le chante Barbara dans Le Bourreau, sur des paroles  d'Etienne  Roda-Gil, 1972

 
 
...Flanqué de son grand M majuscule,
Tendu de crêpe au crépuscule,
Au zénith profond de mes nuits,
Il avance dedans ma vie,
Le bourreau, le bourreau,....

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 17:40

encres-du-monde.jpg

Encres du monde est un e-space dédié à la poésie. Il en est certes beaucoup, de ces espaces, mais celui-là présente, exploration faite, deux caractéristiques qui ont attiré mon attention.


♦ D'une part, l'anthologiste, Claire-Lise Coux, rapproche, sur quelques thèmes soit plutôt généraux - poésie arabe, poésie japonaise - , soit plus particuliers - oiseaux [*] , les arbres - , des auteurs de notoriété, époque et style d'expression différents.

♦ D'autre part, elle associé à (presque) chaque poème mis en ligne une image, tableau, collage, photographie, préoccupation iconographique qui donne, du fait des correspondances qu'elle suggère, relief au texte et sonorité à l'image. Ou, comme elle le dit elle-même ailleurs, allie le pigment des mots au souffle des couleurs.... Et cette manière de faire vivre le texte poétique, je l'ai aussi expérimentée, par exemple dans la rubrique distiques de ce blogue. Avec il est vrai une mise en page un peu différente.

 


La déclaration d'intention liminaire est simple, modeste, et...pas si facile à réaliser : Ce blog de poésie rassemble des poètes venus du monde entier avec la volonté de décloisonner, mêler, rapprocher les voix des uns et des autres, dans un esprit d'ouverture et de partage.

 

Il se trouve que Claire-Lise Coux est aussi une des auteurs réunis par Joseph Ouaknine dans le  recueil collectif  publié en 2006, sous le titre Savez-vous parler cui-cui ? . Je l'ai donc à l'époque préfacée, sans savoir que six années plus tard nous aurions l'occasion de nous retrouver sur la toile.

 

[*] Quelqu'une qui a publié Entre ciel et terre et L'oiseau chante même quand la branche craque [**] ne saurait rester indifférente aux oiseaux...

[**] S'adresser au Vert-Galant ( l'éditeur, bien sûr).

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 16:25

http://www.adamantane.net/hebergerie/la_bougie_du_sapeur/dagoberte_bis/M'arrive presqu'à l'instant un gentil courrier d'un journaliste de The Connexion – et pas The Connection…attention…- :
Bonjour
Je suis journaliste pour The Connexion, un mensuel pour les anglophones en France. J’aimerais juste confirmer que La Bougie du Sapeur sort en 2012 et savoir s’il y a des nouveautés cette fois-ci? Savez-vous de quoi il va parler? Est-ce qu’il y aura des suppléments?
Cordialement.

Que répondre.

Car perplexe suis… Olivier Rowland s'adresse au webmestre du site lebatelier.net, site géolocalisé  au voisinage du site labougiedusapeur.com, ce qui prouve qu'un bon journaliste sait lire un signal cher à Yves Rocard et découvrir les bonnes sources.


Je recommande au passage et aux amateurs la page de ce blogue dédiée tout spécialement à ce phénomène éditorial plus discret encore que le poisson d'avril.


Perplexe car d'une part si facebook accueille un magazine qui s'immatricule littéralement  LA-BOUGIE-DU-SAPEUR et numériquement 188451597866181, les messages écrits sur son mur disparaissent d'une connexion à l'autre. Et pourtantt, la promesse était : Bonjour, plus qu'environ 300 jours à attendre avant de découvrir la BOUGIE DU SAPEUR N° 9. En attendant le 29 février 2012, cette page vous fera vivre de l'intérieur les étapes de la préparation de cet événement historique !
Quant au groupe concurrent déclaré sous le nom de La Bougie du sapeur, et la rubrique …discothèque, il est encore plus muet que le premier…

Perplexe car la société La Bougie du Sapeur, au capital de 15.244,90 €,  immatriculée le 25 mai 1984 au RCS de Paris sous le patronyme B 329 726 723 a été liquidée le 3 avril 2008 par Richard Prideaux-Debuisson, directeur de la publication…

Perplexe car le rédacteur en chef de ce journal à publication périodique de très grande longueur d'onde, Jean d'Indy, ne semble plus s'être manifesté de manière publique, selon mes propres sources, depuis le  déjeuner Père & Fils, au Taillevent, à Paris, le mardi 14 juin 2011...

Notre bon sapeur aurai-t-il cassé sa Dagoberte  [1] ?
Ou bien, tel le Colonel héroïquement transporté à l'hôpital de campagne, à travers la nuit de l'hiver et les obstacles d'une première tentative avortée de construction européenne, viendra-t-il, à son tour et au dessert, dans deux mois, chanter la sienne ?

 

En effet que faire vis à vis des zabonnés, celles et ceux qui  ont payé 100 € le droit d'etre servis (par porteur ?...) jusquà la fin du siècle en cours, XXI° de a série ?

Je ne voudrais pas que le point d'étape de mi-parcours publié ici le 28 février 2010 ait eu une mauvaise influernce sur le calendrier co(s)mique.

 

--------------------

 

[1] ...« 3 fr. 50 !… 3 fr. 50 ! Jamais j'arriverai à ramasser une pareille somme pour remplacer Dagoberte ! » C'est sa vieille et défunte pipe que l'ingénieux sapeur désignait sous ce nom parce qu'elle avait jugé convenable de se culotter de travers.

Les facétiies du sapeur Camember, in Camember dresse ses batteries, page 153 case 2.

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:56

http://www.adamantane.net/illustrations/escher_chouette/Je découvre ce mot dans l'exorde d'une conférence - intitulée L'Occulte Catholique - prononcée aux alentours de 1913 par le Docteur Alta, prêtre, alias Calixte Mélinge, curé de Morigny. Dix de ces conférences ont été réunies en un volume, publié sous le titre Le Christianisme Césarien, par la Bibliothèque Universelle Beaudelot, 36 rue du Bac à Paris.

L'auteur le pêche dans une citation d'Emile Littré, qu'il étiquette comme grand philosophe positiviste : Il faut le confesser, et il faut que cette cconfession influe sur notre mode de pensée, notre ignorance est infinie quant à l'espace et quant au temps. J'accepte, pour ma part, les grandes leçons qui émanent de l'incognoscible.


Il y a plus de cinquante ans, la lecture de Le caporal épinglé m'avait fait découvrir lr mot immarcescible...et son souvenir dans ma mémoire ne peut se flétrir. Question existentielle pour l'incognoscible : être ou ne pas être immarcescible ?

 

Il est amusant de constater que le Littré mis en ligne par Reverso avoue ne pas avoir de citation à afficher pour illustrer le mot incognoscible ! Littré ne connait pas Littré

 

Maurice Maeterlinck l'utilise dans Le Grand Secret -  ça, je l'ai lu dans le texte : Chapitre L'Inde, section IX  - et Joris-Karl Huysmans dans le tome 1 de En Route -j'ai lu le tome 1, moi aussi, mais ne me souviens pas de ce mot ...-  à propos de la troisème personne de la Trinité. Deux symbolistes...

 

Crédits  Merci à :

- Maurits Cornelis Escher, pour cette interprétation de l'oiseau Minerve, dont les yeux ont vu l'incognoscible

- Médéric Beaudelot, éditeur, fervent d'Allan Kardec et de Léon Denis, qui recevait - selon Max Camis à qui j'emprunte ces détails - en un rez-de-chaussée exigu et noir de la rue du Bac dénommé librairie, jouxtant une salle qui devint le centre des réunions de la  loge martiniste le Sphinx .

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 18:35
angeindex_pict0.jpgMartine Morillon-Carreau m'informe que le numéro 10, daté décembre 2009, de la revue Saraswati de Silvaine Arabo, vient de paraître. Il est dédié à L'Expérience poétique.
51 poètes contemporains, dont elle, ont participé à ce numéro et répondu aux questions suivantes :

-Qu'est-ce qui vous a conduit à écrire spécifiquement de la poésie ?
-Qu'est-ce pour vous que le mot ?
-D'où émane le poème : A partir de quelle région de vous-même se déploie le poème : corps, coeur, mental ? Est-ce à chaque écriture de poème le même schéma ou ce dernier comporte-t-il des variations ? et avez-vous pu observer s'il existe un lien entre ces variations éventuelles et la teneur même du poème ?
-Racontez-nous la genèse détaillée d'un poème.
-Pensez-vous que la poésie doive ou non obéir à des règles et pourquoi ? Si oui, lesquelles?. Dans l'un ou l'autre cas, quel plus cela apporte-t-il ?
-Quelles sont selon vous, et par ordre d'importance, les différentes missions de la poésie ? La poésie est-ce pour vous : une ascèse, un jeu, une nécessité, une fonction sociale, une forme d'engagement politique, un témoignage spirituel ? (vous pouvez évidemment choisir plusieurs options ou même en introduire d'autres pourvu que vous développiez pour chacune votre pensée).
-Selon vous la poésie peut-elle s'enseigner à l'école et selon quelles modalités?
-Quel art vous semble le plus frère de la poésie et pourquoi ?
-Comment vous définissez-vous en tant que poète ? A quel grand courant de poésie avez-vous l'impression de vous rattacher ? ou, au contraire, avez-vous l'impression d'être un électron libre et en quoi ?
-Pensez-vous qu'il existe des modes poétiques. Si oui, les trouvez-vous aliénantes ? Pourquoi ?
-Quel poète ou quel événement ont déclenché en vous le feu sacré de l'écriture poétique ?
-Si quelqu'un n'avait jamais entendu parler de poésie et vous demande de la lui définir, que diriez-vous ?
-Que répondez-vous à ceux qui disent que la poésie ne les touche pas, qu'ils n'en comprennent ni le sens ni l'utilité, etc. ?

Les résultats de cette enquête, vaste dans ses perspectives et large dans sa formulation, sont disponibles en achetant le numéro 10 de Saraswati, à l'adresse : Saraswati  BP 41, 17102 SAINTES  CEDEX .

Crédits : merci à Silvaine Arabo pour cet Ange au vitrail....et pour son questionnaire.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 11:41
lex_ramp.jpgQu'en un mois 72 personnes aient consulté la page consacrée le 15 juillet 2006 au hoax de Baltimore, je puis le comprendre, étant donné la nature mythique de ce texte, et le fait que j'en révèle en commentaire l'origine. Enfin, si l'auteur en est clairement  identifié, les raisons qui ont fait qu'il fut enrobé dans une rumeur invoquant l'archétype de l'enfant trouvé demeurent à éclaircir, personne n'ayant pu établir de liens directs entre un projet de carte de voeux d'Adlai Ewing Stevenson et une récupération par des mouvements pacifistes, acteurs présumés de cette pieuse supercherie.
Les manuscrits se réfugient habituellement dans les bouteilles, à Saragosse, dans la malle du Docteur Watson, voire dans les papiers d'Antoine Roquentin...Il est moins fréquent qu'ils se dissimulent dans une église qui n'existait pas à la date de la trouvaille.

Qu'en un mois 39 investigateurs aient déniché mes papiers publiés sous l'égide du Haikou,  je peux aussi l'accepter. Non que je sois expert en matière de formes fixes, extrême orientales qui plus est. Mais tout lecteur qui s'intéresse à la poésie francophone actuelle ne peut manquer  d'être humecté de quelques embruns de la déferlante du haikou. Exercice mental bienfaisant pour quelques poètes que sa concision lapidaire fascine, il a le charme d'autoriser toute personne sachant identifier les nombres premiers 3 -pour le nombre de lignes-, 5 et 7 -pour le nombre de syllabes-, à se croire douée de savoir écrire poétique. Encore que la scansion a postériori révèle souvent quelque laisser-aller dans l'art du décompte.

Mais qu'en un mois 35 fouineurs aient exhumé mon petit article du 25 mai 2007 sur l'art de débillarder les rampes, qui n'a aucun lien avec celui, plus populaire, de décaler les sons, voilà qui ne me laisse pas de bois. Et le débillardeur, l'escaliéteur, qui est le vrai héros de cette affaire pourrait être mécontent que la gougueulisation de l'expression rampe débillardée conduise à mon texte avant de faire lien avec son propre site. Je tiens à réparer ici cette injustice. D'autant qu'il m'avait aimablement fourni la photo qui illustre le papier en question.

Crédits : merci à Étienne Desthuilliers, propriétaire de ce cliché et escaliéteur expert en débillardage de rampes.
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:00
savignac garap
C'est fin 1953 que commence l'affaire GARAP. Des affiches signées Savignac sont apposées en de nombreux lieux avec seulement ce mot à la sonorité à la fois étrange et familère. On s’interroge. S’agit-il du lancement d’un nouveau détergent, d’un produit alimentaire - le mystérieux LSK, CSKi qui avait orné les autobus une ou deux années [1] auparavant avait laissé des traces - , d'un vin de table - il y déjà GRAP -... On se perd en conjectures … Les rumeurs circulent … Ceux qui croient savoir avancent les hypothèses les plus variées. Des paris sont pris.

J'étais alors Interne au Lycée mixte de Meaux, devenu depuis Lycée Henri Moissan. Espèce de Garap et Garap-toi tu vas voir à la récré firent quelque temps parie de notre vocabulaire, dans les rangs, en permanence ou au réfectoire.

Au bout de quelques semaines, le secret est levé. GARAP n’est qu’un nom inventé par les publicitaires pour démontrer l’impact et l’efficacité d’une campagne bien menée. Toute la France (ou presque) connaît alors GARAP et est prête à tester et éventuellement adopter un produit portant cette marque.

Quelques à-côtés méritent d'être signalés :

► Le nom a été récupéré (?) par une entreprise qui fabrique des centrifugeuses, la Générale d'Antipollution Recherches Applications Procédés (hasard, ou nécessité?)
Garap existerait en indonésien : modelage et en javanais : improvisation
L'affaire Garap est un livre de Jean-Claude Houssinot, édité par la pensée universelle, ce qui n'est pas...
Jean-Claude Houssinot (IG 58), professeur à l'ESTP et président de la Société historique et archéologique de Saint-Arnoult, a reçu fin janvier le ruban bleu de l'Ordre national du Mérite des mains de Serges Eyrolles, directeur de l'ESTP.
► Cette péripétie des pratiques publicitaires est analysée dans Le système des objets, de Jean Baudrillard et James Benedict en 1968

Bien plus tard, un peu dans le même esprit, en septembre 1982, l’agence Avenir  fera sa propre publicité avec Myriam, celle qui, après avoir enlevé le haut, enlèvera le bas et tiendra sa promesse, au prix d'un virtuose retournement de situation..

[1]  Je sais, ce slogan essaimessien est signé Sacha Guitry, et daterait pour les uns de 1912, pour les autres de 1940... Lorsque j'étais en 4° latin-grec à Albert de Mun, sur un banc proche de celui d'Hervé Sériyex, les bus 113 qui reliaient Chelles au Château de Vincennes portaient ce message, qui avait remplacé ou allait remplacer un énigmatique Si vous les aimez bien roulées, adoptez OCB...
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Published by Adamantane - dans Nouvelles des arts
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