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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 15:31


Le site dédié à Nicole Louvier ? Allez à www.nicole-louvier.net . Et bonne visite...

C'est pendant l'hiver 1955-1956, hiver glaciaire s'il en fût, qu'un jeune surveillant d'internat du Lycée de Meaux, lycée aujourd'hui muni du titre distinctif Lycée Henri Moissan, fit découvrir, aux internes des classes terminales, à l'heure du couvre-feu et sur un électrophone Teppaz un peu crachotant,  Nicole Louvier, dont on chuchotait que si elle chantait les petits pages c'était dans une perspective allégorique associant à des amours interdites la réhabilitation de pratiques amoureuses médiévales.

Nicole Louvier fut donc, avec Georges Brassens et dans une moindre mesure Gilbert Bécaud, l'une de mes principales initiatrices à la chanson française. Si Monsieur cent mille volts  représentait pour moi la tendance amoureuse et Tonton Georges la complicité anarchiste, Nicole Louvier, elle,  donnait voix à l'énigme poétique.

Son destin a quelques mises en perspectives possibles avec celui d'Arthur Rimbaud. Après avoir été comète dans le ciel littéraire, elle finit par s'exiler au moyen-orient sans laisser, officiellement du moins, de suite à ses romans et chansons. Ce qu'elle écrivit dans le קיבוץ (*) où elle vécut est assez mal connu.
Toutefois, elle a vécu près du double :soixante-dix ans.



Sa notoriété, mesurée par gouguelisation, est à ce jour de l'ordre de 4 800 points. Il fallait agir, aussi je  vous annonce la naissance d'un site non officiel , conçu à la mémoire de Nicole Louvier, femme libre, poète, musicienne et romancière.

Que celles et ceux qui ont quelque témoignage à apporter, commentaire à formuler, contribution à proposer, le fassent.

(*) voir קיבוץ
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Published by Adamantane - dans Nouvelles des arts
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 17:29

Je suis abonné aux courriels de l'association des cyberacteurs, pour laquelle je fais une modeste campagne d'information, ayant placé dans la rubrique partenariats de ce blogue – voir sur le trottoir de droite, dans l'immeuble du n° 2, l'écriteau Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision qui pend à la fenêtre du 4° étage...– un lien vers son site.

Je viens de recevoir cette très courtoise sollicitation :



Cyberaction 279 :  déchets nucléaires et démocratie

Ecrivez aux communes candidates à l'enfouissement de déchets radioactifs sur leur territoire !
Demandez-leur de consulter leurs habitants avant le 31 octobre et de tenir compte de leur vote

L'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) cherche un nouveau site pour y enfouir des déchets radioactifs, dits "de faible activité à vie longue (FA-VL)". Une étiquette anodine, pour qualifier des déchets qui sont rien moins qu'inoffensifs ! Pour en savoir plus...

A ce jour, parmi les 3115 communes démarchées par l'Andra,18 communes ont pris par délibération de leur conseil municipal la décision de se porter candidates à l'implantation de ce site d'enfouissement de déchets radioactifs sur leur territoire. Aucune de ces communes n'a au préalable consulté ses habitants ! Il est permis de penser que les fortes sommes d'argent promises pour "accompagner" la commune choisie ont plus pesé dans ces décisions que les risques sanitaires et environnementaux liés aux déchets radioactifs concernés. Corruption légale ?
Exigez des communes candidates qu'elles consultent leur population !
Nous vous invitons à participer à une action urgente. Celle-ci vise à obtenir l'organisation d'un véritable processus démocratique avant le 31 octobre dans les communes candidates, à savoir :
- informer les habitants, en donnant un temps de parole égal aux opposants et aux promoteurs du projet
- consulter les habitants par un vote à bulletin secret
- organiser enfin une nouvelle délibération du conseil municipal, par vote à bulletin secret, une fois connu le résultat de la consultation

Trois communes ont déjà fait ce choix démocratique (Ville-en-Woëvre, Tréveray, Donjeux). Dans deux d'entre elles, la consultation a eu lieu, et le résultat nous est connu :
- à Ville-en-Woëvre (Meuse), la population s'est prononcée contre le projet à 71,7 %
- à Tréveray (Meuse), la population s'est prononcée contre le projet à 87,8 %

Ecrivez dès aujourd'hui aux communes candidates. Merci pour votre implication et votre soutien !
Très cordialement,
Philippe Brousse  Directeur du Réseau Sortir du nucléaire



L'intention est droite et la cause mérite approffondissement. Et pas enfouissement...
Toutefois, je me pose la question de savoir quelle commune, à la majorité de ses habitants électeurs, va demander à bénéficier du droit de stockage de résidus de fission nucléaire ? Très probablement aucune.

La question complémentaire est alors : que faire des dits résidus. Notre système de vie collective souffre du syndrôme des autoroutes. Je m'explique : lorsqu'il s'agit de définir le tracé d'une autoroute – d'une ligne à haute tension, d'une voie ferrée permettant la grande vitesse, etc. – le cahier des charges populaire est simple :
-l'autoroute doit voir une entrée/sortie à proximité de celle de mon village,
-mais son tracé doit passer sur la commune d'à-côté.
En ville, la demande sera : une station de tram devant ma porte, mais la ligne dans la rue parallèle à la mienne.

Autrement dit, il faut bien que des décisions impopulaires soient prises, en tenant compte sur le long terme de la balance avantages/inconvénients.
Et qui sauf des représentants démocratiquement élus peuvent être habilités à le faire ? S'il faut faire un fine reposer sur les électeurs la responsabilité de ces décisions difficiles, alors à quoi servent la multitude des conseillers municipaux, départementaux, régionaux que notre merveilleux système représentatif engendre ? Il y a au moins 500 000 français qui siègent dans diverses assemblées de tous niveaux. N'est-ce pas suffisant  pour réfléchir un peu, et s'engager ?

Les résidus des centrales d'énergie électrique sont le sous-produit d'un process qui fournit à tous les citoyens des éléments de confort dont bien peu accepteraient de se passer. Ils sont donc une propriété collective. Comment en garantir la répartition équitable ? Certainement pas en demandant uniquement l'avis de quelques uns. Car les rejeter d'un site revient à les orienter vers un autre.
En  revanche, avoir une vision globale, au niveau mondial, de l'ensemble des processus énergétiques est devenu un impératif politique. Il ne peut être traité de manière égocentrée au niveau d'une commune.


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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 17:28

Jacques Bergier nous a quittés le 23 novembre 1978. Pour le trentième anniversaire de la mort de cet homme remarquable, scientifique et scifique, l'Oeil Du Sphynx organise, en partenariat avec la Bibliothèque-Médiathèque de Saint-Germain-en-Laye, un colloque et une exposition.

Programme :

10 h 30 - Ouverture par Philippe Marlin, président d l'ODS

10 h 45 - Ontervention de Patrick Clot, président de l'association des amis de Jacques Bergier

11 h 00 - Professeur Marc Saccardi : Jacques Bergier, sa vie

12 h 00 - André Ruellan : Souvenirs sur Jacques Bergier, un ami

14 h 30 - Professeur Joseph Altairac : Jacques Bergier, le polygraphe d'avant le Matin des Magiciens

15 h 30 - Clément Pieyre, conservateur de la BN : le fonds Pauwels-Bergier à la BN

16 h 30  - Jean-Luc Buard : Jacques Bergier, Lovecraft et la SF

17 h 45 - Clôture des travaux


Entrée libre. Bibliothèque de Saint-Germain-en-Laye, 44 rue Aurore, 78100 Saint-Germain-en-Laye, de 10h30 à 17h30 ce samedi 22 novembre 2008.



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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 15:25


La Tour que le Fou traque
Mate un fier Cavalier ;
Le Roi dame un Pion lié
À la Reine foutraque.



Ce quatrain composé à la manière de Stéphane Mallarmé a il me faut le reconnaître un lien avec une très récente aventure fabularde.
Le quatrain pastiché (*) a des références plus potagères, et les deux figures qui jouent sur le damier des plate-bandes ont de plus culinaires applications.
Je l'ai déjà détourné dans d'autres circonstances, et je n'en suis guère plus fier.

Crédits :

-pour la structure textuelle, merci à Stéphane Mallarmé, qui utilisa dans sa pédagogie lycéenne les nursery rhymes (**) qui répondaient à son penchant pour les vers de circonstance et à l'obligation de faire face aux critiques philistines de son inspecteur d'académie des années 1880.

-pour cet échiquier fabuleux, à Sandro Del-Prete, qui peint comme Cornelius Escher et Salvador Dali réunis, et à son Das gekrümmte Schachbrett , – l'échiquier courbe, ou mieux la courbure de l'espace des échecs – découvert sur le blogue de Didier Müller.

Notes
(*) Chansons bas IV, le marchand d'ail et d'oignons, in Poésies, chez Gallimard, 123° édition, 1951, page 102.
(**) Recueil de Nursery Rhymes, texte établi par Carl-Paul Barbier, chez Gallimard, 1964. Lire au moins l'introduction...
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 18:56

Un incident de communication entre le robot-courrier de Fabula et les abonnés à une des lettres périodiques de cette honorable site dédié à la recherche littéraire a engendré ce dimanche un trafic inhabituel sur la Toile.
Un des échanges nés de cette nouvelle donne a pris l'allure d'une traque verbale.
En voilà le verbatim – enfin, presque... :

----------

► L'un
... enlever fissa mon nom du fichier de votre lettre, avec ses intervenants foutraques, qui pollue depuis hier ma messagerie sans interruption.

► L'autre
Cher correspondant,
les épanchements internautiques du robot de Fabula m'ont remis en mémoire un livre de Pierre Boulle – sauf erreur – sur l'idiotie congénitale des machines. En écrivant à son adresse [ abula-lettre @ fabula.org ] vous le mettez sans le savoir en demeure de diffuser votre légitime protestation à tous les membres de la liste qu'il "gère"...Et il obéit.
Depuis hier soir, cette mésaventure me permet de faire un peu de littérature comparée pratique : chacun son style et la variété n'est pas triste.
Il m'arrive d'aller sur le chasse-clou, dont le nom a pour moi quelque attirance : j'ai appris la menuiserie dans l'atelier de mon père, et pour moi le chasse-clou, qui n'a d'ailleurs d'utilité que pour les clous à tête d'homme, restriction dont une lecture symbolique est possible, était l'instrument magique qui venait emboiser (enfoncer dans le bois...) la tête de la pointe dans le parclose, la vitre posée, ou le couvercle de baguette électrique, les fils installés dans le sarcophage de la rainure.
Je n'ai trouvé foutraque, qui a un petit air argotique, ni dans le Larchey ni dans le Lacassagne (*). Condensation de fou + détraqué ? Je consulte le webmestre du blogue éponyme....
Bien cordialement.

► L'un
Cher Jean-Pierre Desthuilliers,
Merci pour votre mail qui me met un peu de baume au coeur car j'ai reçu n certain nombre d'insultes, suite à ma manoeuvre généralisée alors qu'avec l'adresse de l'expéditeur "fabula.org" j'ai pensé un instant n'atteindre que lui-même.
Las, je ne vais pas renvoyer un mail, un peu moins énervé, à tout le monde pour dire que je présente mes excuses (ainsi qu'à ma famille) comme DSK...
Merci également pour vos remarques sympathiques concernant Le Chasse-clou et les origines du nom, que j'avais un peu étudiées avant de lancer ce petit blog.
En revanche, je peux vous certifier que le mot foutraque existe bien, et je vais regarder si je vous trouve quelque chose de plus précis à son sujet !
Au moins, la liste en folie aura permis de faire circuler cet Ovni littéraire...
Amitiés.

► L'autre
Merci, j'avais bien trouvé ce lien que vous m'indiquez, mais le texte ne me satisfaisait pas.
Si traque est un suffixe désignant l'affaiblissement (= un peu) je n'en ai pas sous la langue d'autres utilisations.
Même patraque, un peu malade, est difficile à raccorder à un radical. D'ailleurs l'étymologie l'associe à un mot entier et non à une construction. Pour mon grand-père maternel, horloger, une patraque était une montre à bas prix. Il parlait aussi d'un clou pour désigner la tocante de pacotille. Je vous remercie de m'avoir mis sur une piste (verbale), par clou interposé, connectant les métiers de mes deux grand-pères.
Bien à vous, et à un de ces jours sur la Toile.
JPD

► L'un
J'ai regardé sur mon Petit Robert, rien, et sur mon Littré de 1882 (héritage de mon grand-père), rien non plus.
Un foutraque est un fou patraque !
Amitiés.

----------

Foutraque vaut 19 points au scrabble...(hors cas compte double et autres bonus).
Et 38 700 coups au but une fois gouguelisé.


Crédits : merci à Hieronymus van Aken , alias Jérôme Bosch pour cette Nef des fous.

(*)
Lorédan Larchey, Nouveau supplément du dictionnaire d'argot, Librairie de la Société des Gens de Lettres, E Dentu, éditeur, Paris 1889.
Docteur Jean Lacassagne, Médecin des prisons et du Service des mœurs de la ville de Lyon, L'argot du "Milieu", Avec la collaboration de Pierre Devaux, préface de Francis Carco, Albin Michel  éditeur, 1935. Lexiques argot-français et français-argot.


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Published by Adamantane - dans Recherche
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 12:18


Les rencontres rapprochées avec des Entités Biologiqes Extraterrestres (EBE) ont fait depuis juillet 1947 l'objet de nombreuses réflexions et interrogations. Un cadre conceptuel a même été établi.

Selon les propositions (traduites) de l'astronome Allen Hynek (1972)

Type 1 : Engin observé à moins de cent mètres
Type 2 : Traces matérielles de la présence de l'engin
Type 3 : Observation des occupants de l'engin
Type 4 : Enlèvement temporaire de témoins, consentants ou non, sans communication 
Type 5 : Établissement d'une communication avec les occupants
Type 6 : Action traumatisante voire mortelle des occupants sur les témoins


Selon l'ufologue Jacques Vallée (1990)

Type 1 : L'engin est proche
Type 2 : L'engin laisse une ou plusieurs traces physiques
Type 3 : Observation d'entités biologiques extraterrestres
Type 4 : Transformations de la réalité mocale du fait de l'engin
Type 5 : Action traumatisante voire mortelle des occupants sur les témoins

La valeur ajoutée de cette variante de la classification n'est pas évidente. En fait Jacques  Vallée a aussi élaboré une systématique des observations et une autre pour les phénomènes étiquetés paranormaux associés à ces observations.

Ces deux classifications ont en commun le fait qu'elles pressentent une intention hostile (*) et se limitent à des contacts ponctuels. D'autre part, certains des autres présupposés au sujet des visiteurs-voyageurs-explorateurs sont que :
-Ils viennent par l'extérieur, c'est à dire par la voie céleste ; ils n'amerissent pas mais se posent au sol : une prise de contact planétaire discrète serait plus facile en utilisant les 4/5 de surface marine ou océane ; un processus de matérialisation/dématérialisation emprunterait d'autres chemins, un processus entièrement psychique aussi ;
-ils utilisent des technologies de nature proche des nôtres ; les premiers véhicules automobiles extrapolaient les voitures attelées, les premiers trains les convois de mine...et les apparences des Mystérieux Objets Célestes (MOC) (**)  décrits par témoignange ont une parenté troublante avec les dessins d'engins des premiers fanzines de SF ;
-ils sont d'une taille comparable à celle des primates ; parfois avec des dimensions kingkongo-dinausauriennes ; mais très peu d'auteurs de scifi semblent avoir envisagé le cas, sinon d'un nano-astronef , au moins d'un petit objet  de la taille d'une graine potagère.

Une autre classification des rencontres rapprochées a été invoquée par divers auteurs de SF, dont Jimmy Guieu, et en particulier par des scénaristes de séries télévisuelles, comme étant due à un groupe de travail de la NASA. Ceci me fait penser au hoax de Baltimore. Et aussi à un exercice célèbre il y a une quarantaine d'années dans les séminaires de dynamique de groupe, connu soit sous le nom  perdu sur la lune, soit sous le nom le cas NASA.
Vous vous souvenez, il fallait seuls, puis en groupe, classer quinze objets par ordre d'utilité. C'est ici que l'on apprenait que le commandant de bord détenait une arme, arme qui aurait bel et bien été utilisée lors de la mission Appolo XIII pour faire respecter la hiérarchie...Encore que l'on puisse se poser des questions sur la pertinence de l'emploi d'une arme à feu dans une capsule spatiale en surpression relative. Il faut dire que le regretté Hergé (***), pourtant bien documenté, n'avait pas hésité à en doter le colonel Boris dans On a marché sur la lune (Page 43, strip3 image 3).

Dépourvu de référence plus précise,  je la reconstitue de mémoire. Elle diffère des précédentes par la fin : elle va plus loin dans la durée et la complexité du contact, et n'est pas construite dans une perspective uniquement offensive-défensive.
La référence à la NASA, impossible à prouver comme à démentir, est peut-être une manière de donner un aspect scientifique sérieux à une progression qui relève plus de la sociologie et de l'histoire. Il est d'autre part plus que plausible que la NASA ait réfléchi sur ces éventualités et fourni à ses astronautes et directeurs de vol une ouverture d'esprit sur que faire au cas où, ne serait-ce que par principe de précaution, les opérationnels ayant tous reçu une formation de type militaire...et ayant été programmés mentalement pour user de leurs armes en cas de doute – encore que les entraînements commando infléchissent le paradigme, et incitent à utiliser ses capacités neuronales avant sa capacité de feu – , ce qui dans une telle éventualité serait une erreur stratégique.

Type 1 : Observation d'un engin en vol à partir d'un système aéronautique ou spatial
Type 2 : Observation traçable d'un engin au sol et de ses occupants
Type 3 : Communication avec les occupants et échange d'objets
Type 4 : Cohabitation passive régulée avec partage de territoires
Type 5 : Coopération technologique sur un projet commun
Type 6 : Rapprochement culturel et mélange des habitats
Type 7 : Civilisation commune avec métissage naturel ou artificiel

Pour certains, l'homo sapiens serait le résultat du métissage de l'homme néandertalien avec des EBE…Ils invoquent d'ailleurs à ce sujet une lecture particulière du chapitre VI du livre de la Genèse.
Le double récit de la création-naissance d'Eve dans La Bible (****), joint aux considérations sur relations présumées coupables entre les fils de Dieu et les files des hommes (*****) , ne simplifie pas le travail des exégètes.

(*) En 1661, cependant, un Lama thibétain enparlait en d'autres termes, plus coopératifs, avec un Jésuite curieux...
(**) Cet acronyme était utilisé dans les années 60 dans le magazine Lumières dans la Nuit de Raymond Viellith en lieu et place de l'actuel OVNI, Objets Volants Non Identifiés. Ce mazine est maintenant doublé par un site.
(***) Ce même Hergé qui n'a pas oublié de mettre discrètement en scène, avec la complicité de Bergier-Ezdanitoff, dans le final de Vol 714 pour Sydney, une rencontre du type 4 selon Hynek, mais cette fois dans une intention bienveillante, et non malveillante (Page 58, strip 1 case 3 et strip 2 cases 1 et 2)
(****) Genèse I - 27, puis Genèse II-21 et 22
(*****) Genèse VI-2 ; André Chouraki met en scène les fils des Elohîms et les filles des glébeux ; le verset 4 précise que les géants étaient sur la terre en ce temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes...
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Published by Adamantane - dans Systémique
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 23:58

Il serait bien entendu regrettable que dans des circonstances où l'idée de peuple français a ou aurait un sens, les signes symboliques attachés à la notion de francéité soient l'objet de manifestations iconoclastes, voire hostiles.
Ceci étant clairement affirmé pour éviter que les points de vue qui suivent soient interprétés comme une insulte à ma nationalité, que j'assume avec toute son histoire, la meilleure comme la pire, quelques remarques interrogatives me viennent à l'esprit.
Je les formule ici de la manière la plus mesurée possible.

Le chant connu sous le nom  La Marseillaise, hymne national depuis 1795, avec quelques éclipses dues à des alternances de régime politique, était au programme du certificat d'études primaires lorsque je l'ai obtenu en 1953, d'ailleurs en compagnie du Chant des partisans.
Ecoutons-en musique et paroles.  Si la musique n'atteint pas la perfection de celle du 4° mouvement de la VIIII° symphonie de Beethoven, elle demeure à mes oreilles tout à fait digne d'un  orchestre symphonique mozartien. En revanche, les paroles sont poétiquement plutôt ringardes et sémantiquement interprétables comme un appel au meurtre par vengeance. Une analyse de contenu objective ne peut en évacuer le vocabulaire guerrier et même vaguement machiste. En fait, ce texte est un chant de guerre qui date d'une époque sanglante et où la Croix Rouge n'existait pas, et tend à en perpétuer l'idéologie.
Pourquoi ne pas dissocier musique et paroles ? D'autant, que pour continuer la comparaison avec l'hymne Européen, le  poème de Schiller est d'une toute autre trempe. Autrement dit, le texte ne mérite guère de défense – si j'ose écrire – et je peux comprendre que certains déclarent le percevoir comme une apologie de la haine xénophobe.
Plusieurs pistes : ne conserver que la musique, imaginer d'autres paroles...

Les circonstances dans lesquelles l'hymne national est interprété, en ouverture ou conclusion d'un événement ou d'une cérémonie sont multiples. Et certaines sont particulièrement  en phase avec ce qu'il symbolise.
Mais pourquoi diable vouloir le jouer sur les stades, surtout lors de confrontations sportives professionnelles ?

D'une part, ces manifestations incarnent certains aspects très contestables de nos pratiques actuelles. Le sport professionnel est un des domaines de prédilection des combines financières. Il vit de l'exploitation esclavagiste de la force physique et de l'intelligence instinctive. Il veaudorise  l'argent facilement gagné par une minorité dont les salaires sont aussi indécents, voire plus encore en termes d'utilité sociale, que celle des certains cadres dirigeants de l'industrie et du commerce.

D'autre part, en quoi ces équipes incarnent-elles la nation, sinon par le sacrement d'une feuille de match ? La majorité de leurs membres pratiquent leur sport dans un cadre multinational, ce qui est leur droit le plus strict, et semblent bien mal à l'aise devant la nécessité de coopérer occasionellement avec des joueurs qu'ils ont l'habitude d'avoir comme adversaire dans leur vie professionnelle courante. Une des difficultés techniques du management de ces conglomérats vient peut être de cette particularité de recrutement en CDD, voire en intérim, que n'accepterait aucun entrepreneur.

Au lieu de s'offusquer (de ce) que La Marseillaise puisse être sifflée dans l'enceinte des stades, et de forger un arsenal répressif disproportionné avec les comportements de supporteurs qui, à l'image de certains des joueurs qu'ils acclament ou conspuent, ont souvent soit un petit pois dans la tête soit trop de bière dans l'estomac, soit les deux, pourquoi ne pas supprimer purement et simplement cette exhibition ?
Elle n'est en rien constitutionnelle. Elle est complètement décalée, en termes de valeurs, par rapport aux enjeux du fouteballe. De plus, l'orchestre ou la sono se la jouent en solitaire, les hommes sur la pelouse ménageant leur souffle pour l'effort qui va suivre.

Crédits : merci à Isidore Pils pour ce Rouget de Lisle chantant “la Marseillaise”   [1848], souvenir d'un livre d'histoire de France de mes études primaires.



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Published by Adamantane - dans Libertaire
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 12:41

Deux ministres de la République se querellent à propos du meilleur moyen d'agir en faveur de la planète.
L'un pense qu'il est payant de taxer les objets jetables pour décourager les acheteurs, croyant ainsi décourager les producteurs de les commercialiser, donc de les fabriquer.
L'autre estime préférable de subventionner la filière dite nanoélectrique et en profite pour taquiner le premier, estimant que les économies d'énergie seront favorisées plus encore par la mise au point de machines faiblement consommatrices que par l'incitation financière à la suppression de consommations inutiles.

Ce qui se discute. Mais la logique politicienne transcende avec fierté la logique du bon sens...Il est plus important d'humilier avec élégance un rival potentiel que d'imaginer des solutions aux problèmes pratiques des citoyens.

Au passage, je présente une fois de plus mes félicitations aux journalistes qui, probablement parce que leurs lecteurs-auditeurs sont lents à comprendre et qu'il leur faut des expressions imagées simplistes pour que " ça percute", ont imaginé le vocable débile, le contre-sens (*) sémantique de taxe pique-nique. Le demeuré que je suis avait bestialement compris que les pique-niques allaient supporter une espèce de TVA spéciale. En fait, seuls étaient visés certains accessoires. Il est urgent de sauver les lettres...

A titre personnel, je pense que les assiettes et couverts jetables incarnent le nec plus ultra du gaspillage. Je pratique depuis près de soixante ans l'art du pique-nique, de manière certes discrète et épisodique, mais cependant éprouvée. Et j'utilise, un peu par routine et beaucoup pour des raisons pratiques (**) , des assiettes et couverts lavables...Peut-être une séquelle de mon expérience scoute, qui m'a formé à une certaine perception de la nature, écologique avant l'heure...Encore que la suite de ce billet semble prouver que le scoutisme ne laisse pas les mêmes traces sur  tout le monde.

Je ne vois donc aucun inconvénient à ce que les produits qui dilapident les ressources en matières premières, salissent éventuellement les paysages et font travailler à des tâches bien inutiles soient taxés, si c'est la seule manière d'accélérer une prise de conscience.

Crédits :
-Merci à Edouard Manet, pour Le déjeuner sur l'herbe ;1863, huile sur toile, 208 × 264,5 cm. Musée d'Orsay, Paris. A noter que l'article pique-nique de Wikipédia a choisi la même illustration. Pourquoi donc ?
-Merci à Jean-Louis Borloo – ex chef scout... – et François Charles Armand Fillon – autre ex chef scout...– , pour leur mise en scène très personnelle d'une saynette de feu de camp sur le thème de l'esprit d"équipe...

(*) Le mot contresens étant réservé aux erreurs de traduction et aux circulations en sens interdit, j'orthographie volontairement contre-sens pour éviter les...erreurs d'interprétation.

(**) Avez-vous essayé de couper du saucisson avec un couteau en plastoc dans une assiette en carton paraffiné (c'est à dire enrobé de E 905, additif classifié alimentaire et soupçonné de faciliter non le transit intestinal mais le cancer des intestins... ) posée sur vos genoux , ou sur un sol herbeux normalement meuble ?

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Published by Adamantane - dans Étonnement
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 11:51

Les anniversaires ont pour effet de créer des ventres dans le biogramme des événements. C'est ainsi que les chronodendrologues décomptent les années à partir des anneaux de croissance des tiges ligneuses. Voilà donc la première décade de septembre dédiée de manière récurrente à des  réflexions sur les divers avatars de la  théorie dite du complot.

L'art des enquêtes (criminelles, mais plus généralement de toutes investigations centrées sur la réponse à la question : "qui ?" ) nous suggère que pour faire partie de la liste des suspects il convient d'être convaincu d'avoir eu :
1-le moyen,
2-le mobile,
3-l'opportunité.
Le vocabulaire varie mais l'idée est constante.

Le débat sur les affaires du 11 septembre à NY (et ailleurs) porte essentiellement sur le moyen. Ce moyen a-t-il été l'emploi d'aéronefs détournés,  d'éléments d'un système d'armes,  d'explosifs  prédisposés, ou toute combinaison des trois.

Je trouve que l'on a débattu assez peu du mobile. Ou du moins que, suite à une anomalie dans la logique du raisonnement, le mobile semble déduit du "qui". Si c'est Al-Qā'ida, il s'agit de montrer la faiblesse des USA. Si c'est une agence gouvernementale, il s'agit de justifier l'invasion de pays du moyen-orient...Cercle vaguement vicieux, diallèle intempestif.

La chaîne de raisonnement des tenants du complot va du moyen au "qui" puis du "qui" au mobile. Les sceptiques, eux,  font remarquer qu'en matière d'opportunité les explosifs prédisposés et les éléments de système d'armes sont moins évidents à établir que les détournement d'aéronefs.

Ces raisonnements linéaires, avec un détour par le "qui" qui n'est que le dernier élément du graphe, ne me satisfont pas au plan de l'esthétique de la pensée déductive.

Il convient de recenser les moyens, les mobiles et les opportunités, avec imagination et esprit de système. S'il y a :
-n moyens prouvables,
-m mobiles plausibles,
-p opportunités cohérentes,
il y a alors [ n x m x p ] cas(es) de figures à examiner. Les "qui" pour lesquels il peut être prouvé qu'ils sont compatibles avec le contenu d'une de ces cases au moins sont des auteurs potentiels qu'il faudra départager. Les amateurs de séries policières reconnaîtront ici le schéma de base des intrigues à rebondissements : l'enquêteur entraîne le spectateur-lecteur de case en case.

Ici, le travail sur les mobiles semble à première lecture un peu bâclé. On pourrait par exemple sortir de la dichotomie Provocation d' Al-Qā'ida / Prétexte pour le gouverment US. D'autres partenaires pourraient être mis dans le circuit avec leur mobile propre :
-qui aurait (eu) intérêt à ce que Al-Qā'ida, groupuscule obscur et diffus, atteigne ce niveau d'existence géopolitique ?
-qui trouverait bénéfice à faire tomber l'armée et l'économie US dans le piège destructeur de l'impasse irakienne ?
-etc.
A noter que ces mobiles peuvent profiter tout autant, vu des USA, à des "puissances étrangères" qu'à des "factions internes".

Crédits : Merci à Pieter Brueghel l'Ancien, pour sa Tour de Babel. Circa 1563, huile sur panneau de bois de chêne (rouvre) ; 114 cm x 155 cm ; Kunsthistoriches Museum de Vienne.

Ce choix iconographique ne veut pas établir de liens subliminaux entre le mythe de Babel et la destruction des tours du WTC.
Il veut évoquer la possibilité que le fait générateur de notre incapacité collective à décrire correctement et de manière unanime les événements dont leur destruction fut la partie visible réside dans la dispersion des langues, au sens sémantique du terme.
En dépit de la richesse de nos procédures de communication, de la multiplicité des enregistrements, de l'amas des images, de la finesse des retraçages de faits de détail, nous sommes collectivement incapables d'élaborer une vision unifiée du fait global.
Non pas parce que certains mentiraient, auraient truqué des témoignages, falsifié des indices, troublé par des artifices de communication la conscience et l'intellect des enquêteurs...Simplement – si j'ose dire – parce que la complexité de la situation dépasse les capacités d'intégration des données des meilleurs experts en systémique.
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 11:03

Le quartet de Cécile Verny annonce un concert ce 30 septembre à Paris. C'est au New Morning (*) q'elle nous accueillera avec ses musiciens : Andreas Erchinger au piano et au synthétiseur, Bernd  Heitzler à la contrebasse et Torsten Krill à la batterie et aux percussions.
Elle nous propose de nombreux titres en français, et un jazz vocal métissé de sonorités pop et d'autres musiques du monde
Ce concert précède un déplacement au Maroc, puis une tournée en Allemagne.

Pour tout savoir sur cette manifestation, écrire à FreD Martin ou aller sur le site du Quartet.
On peut aussi louer par les zintermédiaires zabituels...


(*) 7/9 rue des Petites Ecuries, Paris 10°.
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